ORGANES DE LA DIGESTION
cette dernière, la plus volumineuse des trois, se remarque de chaque côté de la jonction de la téte avec le cou ; elle s'étend depuis la base de l'oreille jusqu'au niveau du larynx, et fournit un long canal excréteur, qui s'ouvre dans la bouche au niveau de la troisième dent molaire supérieure. Cesglandes sont destinées à la sécrétion de la salive, humeur qui pénètre les aliments, les ramollit, leur imprime les premiers caractères d'animalisation, et les dispose à l'acte important de la digestion.
Le pharynx ou arriére-bouche, est une cavité très-ii régulière, située sous le crâne, à la suite de la bouche, dont elle n'est séparée que par le voile du palais. H forme une excavation in l'undibuli forme, qui sert en quelque sorte de vestibule, dans lequel aboutissent les conduits gutturaux de la cavité lympanique, l'ouverture commune des deux cavités nasales, celle du larynx, celle de l'œsophage. Sa composition résulte de la superposition de deux couches membraneuses, l'une charnue, l'autre muqueuse. Par sa mobilité il aide la déglutition.
L'œsophage est un long canal qui se continue depuis le pharynx jusqu'à l'estomac. Il passe derrière la trachée, puis dans la cavité de la poitrine et à travers te diaphragme. Il transmet les aliments du pharynx dans l'estomac.
Les organes de la digestion, contenus dans l'abdomen, composent la majeure partie de l'appareil digestif.
L'abdomen ou ventre est cette vaste cavité circonscrive par le diaphragme, les fausses côtes, les vertèbres lombaires, les os des hanches et les muscles du bas-ventre. On le divise en quatre régions principales, savoir : une région intérieure ou diaphragmatiquo ; une région postérieure ou pelvienne ; une région supérieure ou sons-lombaire, s'étendant du point d'insertion de l'œsophage dans le diaphragme, jusqu'au commencement du bassin; enfin une région, inférieure, qui comprend toutes les parois Inférieures de l'abdomen et se subdivise à son tour en plusieurs autres régions.
Le ventre renferme, entre autres parties essentielles, le péritoine, l'appareil digestif, l'appareil urinaire et l'appareil' génital.
Le péritoine est une membrane mince, séreuse, qui tapisse tout l'intérieur de la cavité et forme un grand nombre do replis, dans lesquels les viscères sont enveloppés et suspendus.
L'estomac ou ventricule tait suite à. l'œsophage; c'est un sac à la fois musculeux et menjbraneu\, de forme un peu allongée, et placé presque horizontalement dans la région
U ' PREHltRE PARTIE. CHAPITRE II.
antérieure; du bas-ventre près du diaphragme;. on. y, considère une partie antérieure concave appelée la petite courbure, une partie postérieure, arrondie, appelée grande courbure, et . deux parties, latérales ou culs-de-sacs, dont le plus .vaste est à gauche; enfin deux ouvertures, l'une d'entrée, appelée orifice cardiaque, et l'autre de sortie, appelée pylore, situées toutes deux dans la petite courbure.
L'orifice cardiaque forme le point, d'insertion de l'œsophage dans l'estomac. 11 présente riiez le cheval une disposition Tort remarquable, c'est un bourrelet circulaire de fibres charnues qui le tient fermé de bas en haut, de telle sorte qiie lés matières contenues dans L'estomac ne pouvant remonter dans l'œsophage, le vomissement est impassible, à moins de circonstances toutes particulières et fort rares.
' Le pylore est une espèce d'entonnoir, qui se termine par un tuyau d'une longueur prodigieuse pelotonné en tous sens sur lui-même, et qui forme les intestins ou boyaux (1)'.
'Quoique les intestins soient d'une seule pièce, on nomme intestins grêles la première partie de ce conduit, et gros intestins la portion qui aboutit à l'anus; la première partie se subdivise en plusieurs autres qui reçoivent des noms particuliers. On nomme mésentère l'ensemble des expansions ligamenteuses de la membrane péritonéale qui suspendent et soutiennent les intestins.
L'estomac et les intestins sonteomposés de plusieurs membranes superposées, dont lu plus interne a une apparence veloutée, et renferme diverses humeurs, dont les unes concourent à l'élaboration des aliments, et les autres servent à lubréfier les parties, afin de les maintenir dans L'état de souplesse nécessaire. On y trouve aussi beaucoup de glandes, de nerfs, de vaisseaux sanguins et de lymphatiques.
Le foie est un viscère glanduleux appliqué contre le diaphragme, en avant de l'estomac, et un peu à droite, d'une substance parenehymateuse abreuvée d'une quantité de sang veineux, et traversé par un grand nombre de vaisseaux de divers calibres et usages. Les fonctions du foie sont de recevoir le sang de la veine-porte pour en extraire la bile, qui est ensuite versée dans la portion de l'intestin appelée duodénum.
(i) La longueur lolale do l'inteidn ni iïaluée dedli-bnlt à dli-nenf folt le buuienr do l'tntmnl, prlw du' garrot i Icrre; ion dîamèlre tit loin d'tms uniforme, il préteai* paifoii du renflement! considtfrnblcs ou dei reueiremenii cjlindrlquei «t éiroiu. D'à! Menu ion ampleur générale wio wlan lo eeare de courrlinre cl lot diipolItlODi BUuicllw dq fqJU : on roitdti minant érniuoa larguât tojsqx.