‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 17 sur 120 · LA DIGESTION · texte numérisé non relu

LA DIGESTION

Auprès du foie se trouvent le pancréas et la rate : le premier de ces deux corps est une glande de forme allongée, qui sécrète et verse dans l'intestin une humeur analogue à la salive et connue sous le nom de suc pancréatique : les usages de la rate ne sont pas encore bien connus. On donne le nom d'ëpiploon à des prolongements membraneux et graisseux du péritoine qui viennent se replier autour des parties ci-dessus décrites et les lient ensemble.

Cette fonction se composa de l'ensemble des phénomènes au moyen desquels les aliments introduits dans i'organe digestif y subissent une série d'ôlaborations successives, qui les décomposent au point de les assimiler à la nature animale et de les rendre, propres à réparer les pertes continuelles qu'éprouve l'économie. Les principaux actes dont ello se compose, sont : la mastication et l'insalivalion, la déglutition, la digestion proprement dite et l'excrétion.

Le premier travail de la digestion se lait dans la bouche. Les aliments broyés par les dents sont convertis, a l'aide de la salive dont ils s'imbibent, en une sorts de pelote qui est poussée par la langue dans l'arrière-bouche, franchit le pharynx en même temps que sa présence force le conduit aérien à se fermer, afin qu'elle n'y tombe pas, et arrive dans l'estomac par l'œsophage. Jusque-là le bol alimentaire n'asubi aucune décomposition ; mais, arrivé dans l'estomac, où il se mâle avec le suc gastrique, il subit une sorte de coction qui le divise et le convertit en une houille molle qui prend le mot de chyme. A mesure que le phénomène s'opère, cette matière est poussée vers le pylore et tinit par sortir de l'estomac.

Arrivé dais la première portion de l'intestin, et toujours poussé en avant par l'action intestinale, le chyme se mêle avec la bile, et le suc pancréatique devient plus liquide, plus homogène, s'animalise de plus en plus, et passe à l'état de chyle. A mesure que celui-ci avance dans l'intestin, la partie la plus fluide, pompée par les porcs absorbants, subit encore plusieurs changements successifs, fournit à la réparation de toutes les autres humeurs, et finit par se confondre tout-àfait avec elles. Tandis que la portion fibreuse des aliments, totalement épuisée des principes nutritifs et n'ayant pu être convertie en chyle, est poussée dans le; gros intestin, où sa présence ne tarde pas à produire un sentiment de gène qui

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