‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 46 sur 120 · DU TRAVAIL ET DU REPOS · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL ET DU REPOS

Tous les êtres animés ont besoin de faire un exercice proportionné à leurs forces et à la quantité de nourriture qu'ils prennent: une inaction ahsolue leur serait non moins nuisible qu'un travail outré. En appliquant ce principe à l'hygiène des chevaus, on est conduit à conclura que le travail que l'on en retire doit être considéré comme moyen d'entretenir * leur santé autant que comme objet d'utilité.

Il est impossible d'assigner, môme par aperçu, la somme de travail que l'on peut exiger d'un cheval de force ordinaire, ni le temps qu'il doit donner au reposj cela dépend essentiellement de la nature de l'animal et du genre de service auquel il est employé. Mais en général, le cheval, quoique doué d'une force musculaire considérable, se fatigue plus promptement que la plupart des autres bêtes de somme; il faut donc ne pas le faire travailler trop longtemps sans interruption. Les chevaux fins sont moins endurcis à la fatigue que ceux de bàt ou de trait, ce qui tient au peu d'exercice qu'on leur donne, autant qu'à leur constitution moins étoffée.

Le cheval dort peu, couché ou debout, et se réveille trèsfacilement. 11 faut éviter de faire du bruit pendant son sommeil.

Son réveil est marqué par des bâillements et l'extension des membres.

Les chevaux de luxe, et en général ceux qui travaillent fort peu et mangent beaucoup, soutsujetsà la gras-fondurè et à beaucoup d'autres maladies inflammatoires : c'est pourquoi il est essentiel de les promener régulièrement tous les jours quand ils ne travaillent pas.

Au demeurant, quel que soit le service auquel on emploie un cheval, il faut ménager ses forces, éviter autant que possible de le mettre en sueur, et surtout qu'il ne prenne froid étant dans cet état.

Les chevaux de travail exigent quelques soins particuliers, qui vont être indiqués dans les articles suivants.

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