‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 54 sur 120 · SCR LA MANIÈRE SE COURIR LA POSTE ET LES CHASSES · texte numérisé non relu

SCR LA MANIÈRE SE COURIR LA POSTE ET LES CHASSES

Les personnes qui n'ont pas l'habitude de courir à cheval, ne seront pas fâchées de trouver ici quelques conseils à cet égard.

Il est bon de se munir de bottes fortes qui puissent préserver la jambe si l'on a le malheur de tomber sous son cheval ; do se vêtir à la légère., de se munir d'un suspensoir, et de porter une ceinture pour soutenir les reins; d'avoir une culotte de peau sans doublure, et de relever la chemise autour des reins pour éviter les écorchures et contusions.

11 faut éviter de se charger l'estomac, parce que les secousses causées par le trot du cheval et surtout les bidets de poste, sont très-contraires a la digestion; éviter autant que possible de changer de selle, et en avoir, s'il se peut, une à soi ; tenir les ôtriers un peu plus courts qu'à l'ordi- . naire; la hride serrée, et suivre les mouvements du cheval pour ne pas être roué. Les préceptes des académies doivent être mis de côté quand on court la poste.

On se servira beaucoup plus du fouet que do l'éperon, tout en ménageant sa monture, car les personnes qui forcent leur cheval dès le commencement de la course, ou qui ne cessent de le battre, arrivent souvent plus tard que celles qui y mettent plus de ménagement.

On va communément au rendez-vous de chasse au pas, afin de ne pas fatiguer son cheval; en suit de préférence les sentiers, les chemins, et l'on conpe au court toutes les fois que l'on en trouve l'occasion ; mais si l'on voit que la bête se

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dépayse, et paraisse devoir mener la chasse très-loin il vaut - mieux revenir sur ses pas et renoncer an plaisir de la voir forcer, plutôt que de s'exposer à crever un cheval

Il faut rendre famainet serrer fortement les jarrets quand on est forcé de se mettre à la nage : monter les moubunies au pas ou an trot, mettre pied à terre lorsqu'elles sont hop rapides; les descendre le plus doucement possible et si l'on ne peut se dispenser de les descendre au galop, il faut bien soutenir de la main et des jarrets, de peur que le cheval ne fasse une chute dangereuse pour lui et pour son cavalier ails agit Je lranchir un torrent, un ravin, de passer devant un moulin ou devant quelque autre objet qui porte ombram au cheval, il faut l'y préparer petit h petit; revenir plusieurs fois contre l'objet qui l'épouvante, toujours sans le brusquer parce que loin de lui donner de la hardiesse en agissant ,mtrement, on s'exposerait à lui faire faire des écarts dangereux

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