‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 57 sur 120 · DESCRIPTION ANATOMIQ0E DU PIED DC CHEVAL · texte numérisé non relu

DESCRIPTION ANATOMIQ0E DU PIED DC CHEVAL

rieur et tranchant de la muraille se nomme biseau La cavité circu aire que l'on remarque a la lace interne du biseau oge la portion de la peau connue sous le nom de chair d la couronne. La partie antérieure de la muraille est la miÙ-c (lig. 1 et 2 c); les deux côtés de la pince constituent les mamelles (6g. 1, i lig .2, ai, ; en arrière des mamelles son les quarher, (lig 1 el 2, «), et les parties postérieures q„ correspondent à 1 angle d'inflexion de la muraille sont les /ulons (rig. 1, f) . La face externe de la muraille est luisante couverte d un épidoirae qui no doit jamais être enlevé 1 â lace interne est garnie de nombreux feuillets pcinendirn laites, parallèles et disposés do champ: mous é&ttanla quand ils sont fralcltement découverts, mais durs et d'une substance analogue à celle de la corne quand ils sont secs (lie. 4, (1) ; ils reçnivent entre eus les bines du li^su télirn lairc, qui s'élèvent de la surface de l'os du pied èl forment entre cet os et le saliot une union de la plus forte oHièc et doiittoul l'appareil étant entièrcinenl élastique pcinictVs divers degrés d'expansion que le pied peut éprouver

La sole est une plaque irrégulière de coroe dure qui sert a fermer 1 ouverture inférieure de l'espèce de cylindre formé par la muraille. Sa lace inférieure est un peu concave et sa face supérieure un peu convexe. Quand elle est séparée des autres partiesdu sabot, elle parait formée de deux pièces ovales, unies par une extrémité, et très-érartées l'une de l'autre .1 leur autre extrémité (lig. 5). Au milieu de snlargeur elle est plus mince, et ses' bords plus épais se terminent en biseau pnur se réunir à la muraille et aux inflexioos

La fourchette remplit l'espace «angulaire que laisse la muraille en se réfléchissant en dedans du sabot pour former les arcs-boulanls. Elle adhère fortement aux bords de ces der mers, et fournit un prolongement qui tourne autnur du bord supérieur des talons, et les couvre d'une enveloppe énaisse (lui conslitnc les oidnies de la fourchette (lig C fi) ■ elle se prolonge tout autour du bord supérieur du sabôt en s'unis sant fortement avec lui, surpasse-la corne de la muraille s'ac croche a la peau et devient le moveu d'une liaison générale c-nlre les parties de la muraille et de la peau ; celle partie est le pérwple (fis. 6, i). On reconnaît a la fourchette une iase et une pomfe. La base est séparée en deux branches par une cavité longitudinale nommée lacune ou vide de la fourchettesa pointe correspond à la réunion des deux arcs-boutants' De chaque coté de la fourchette se remarquent les commis' sures, cavités longitudinales profondes, formées par les sur faces inclinées en dehors et en bas. La fourchette n'est pas Vétérinaire. in

iï& PltëtrtÊîft! PARTIE. CHAPITRE TI.

un corpsr solide, c'est une voûte de corne renversée,. c'est-àdire tournée en sens contraire de ta voûte que forme la sole, et dont l'épaisseur n'est pas considérable, et jamais plus qu'il n'est nécessaire pour ses fonctions.

Au ce[.tre de la botte eje corne, on trpuve un' os spongieux, poSé à plat sur la sole charnue, et d'une forme à peu près semblable à celle du sabot; on le nomme le petit pied. Comme Il supporte l'os du paturon, tout le poids du corps porte à peu près sur le petit pied ; en sorte que pour peu que cette partie soit offensée, la jambe tout entière est liors de service : c'est ce qui fait que des personnes peu instruites cherchent souvent dans l'épaule ou les antres parties de la jambe un mal dont le siège se trouve dans le petit pied.

L'espace intermédiaire entre celte partie et la face interne de la muraille est rempli jiarune production charnue et coriace, appelée la chuir cannelée. On nomme sul» charnue la portion de cette chair qui se trouve entre le dessous du petit pied et la sole de corne.

On trouve encore dans l'intérieur de la boite de corne, dps tendons, des nerfs, d<>s vaisseaux, et plusieurs autres parties dont la deseri^on mènerait trop loin.

La corne s'amollit par l'usage continu des substances grasses, aqueuses et mucilagincuses; elle se dessérlie, se durcit à 1 ai r," devient cassante et se fendille. Les chevaux élevés dans des pays bas et humides, ont le sabot peu consistant et très-évase; ceux des cont des méridionales ont la corne généralement très-dure, souvent resserrée au point d'occasionner la claudication. L'ongle est susceptible de régénération; il a pour foyer central de sensibilité, de nutrition et de reproduction, le tissu rèticulairc qui est par dessous. La corne ire [ouït que d'une vilalilé et'd'une sensibilité tres-obscure ; mais l'expansion rélicnlaire sous-jacente supplée a cette insensibilité, et perçoit les impressions un peu fortes produites ■ à la surlace extérieure du sabot. La corne n'est pas caduque. Elle augmente toujours. Dans la paroi, elle s'allonge sans dépasser un certain degré d'épaisseur. L'accroissement de la sole et de la fourchette se fait en épaisseur. Pendant la marche, le bord inférieur de la muraille s'écroule, pour ainsi dire, sous le poids de l'animal; la corne de la sole s'exfolie en lames friables, ou se réduit en poussière; celle de la fourchette tombe par lambeaux.

Le pied du cheval est susceptible de se dilater et de revenir alternativement sur lui-même. Ces changements d'état sont toujours subits et imperceptibles; ils sont constamment l'effet des foulées sur lé Bol, oh résultent de la réaction dés parties

DESCRIPTION ANATOMIQUE DU PIED DD CHEVAL. 111 comprimées. Le fer qu'on applique sous le pied pour le préserver d'une usure trop prompte, arrête en partie les mouvements du sabot: il empêche le bord inférieur de s'ouvrir sous le poids, tandis que le biseau, la sole et la fourchette, qui sont libres, ne jouissent pas d'une élasticité aussi grande que si l'extension de la partie inférieure du sabot n'était point arrêtée par le fer. Cette géne empêche la croissance, déforme le sabot, et développe de la douleur dans les parties contenues. L'animal, géné dans sa marche, contracte l'habitude de mauvaises allures; le sabot. s'altère, se déforme, et occasionne prématurément l'usure de l'animal. La ferrure contrarie donc incontestablement les lois de la nature; mais c'est un mal nécessaire et inévitable, et en attendant qu'il soit bien constaté que les chevaux peuvent se passer de fers aux pieds, en tous lieux et pour tous les services, l'on doit chercher une méthode susceptible d'atténuer, autant que possible, ses effets pernicieux.

Le sabotdu cheval, d'une composition élastique et fibreuse, destine à protéger les parties internes du pied, doit être fort épais, dur, et d'une texture solide. Un sabot bien conformé présente la figure d'un cône tronqué postérieurement. La partie antérieure qui comprend la portion la plus volumineuse de ta muraille participe plus do la forme conique que les quartiers. Quand le cheval est sur un terrain uni. le pied est plus large à sa base qu'à sa partie supérieure, et'la muraille présente, de la couronne à la base, une pente trés-régulière dans la direction d'un angle de 45 degrés. Le sabot doit être lisse, poli à sa surface, dur, élastique et ferme au toucher. Les talons doivent être bien ouverts, tes branches de la fourchette bien écartées à leur base; le vide de la fourchette bien prononcé, les commissures bien apparentes. La sole doit présenter une légère concavité du bord interne de la muraille en se dirigeant vers le centre du pied.

Quand le sabot est trop large par en bas et pas assez haut, les quartiers s'écartent souvent assez pour que la fourchette et la sole portent à terre , ce qui cause de la douleur au cheval et le fait boiter. On nomme pieds plais ceux dont il s'agit; et pieds combles ceux dont la sole déborde la muraille au lieu de la laisser dépasser, ce qui provient ordinairement de la fourbure.

Quand, au contraire, le sabot est trop étroit, les'quartiers se serrant l'un contre l'autre, compriment le petit pied. C'est ce que l'on nomme pied cncastelè, défaut essentiel, en ce que non seulement il rend le cheval bicn'moins sûr sur jambes, mais l'expose encore à plusieurs maladies de pied.

Quelques chevaux ont la corne très-dure , ou si aigre qu'elle éclate au moindre choc à l'endroit des clous : d'autres ont la fourchette trop grosse , ce qui fait qu'elle porte à terre; ou trop- décharnée, ce qui annonce un pied faible et mal nourri. Le sabot cerclé, c'est-à-dire entouré de rainures, annonce une mauvaise qualité de corne. Cela arrive souvent à la suite de la fourbure.

On nomme pieds (iras ceux qui ont beaucoup de chair et la corne très-mince; ils sont délicats et difficiles à ferrer; pieds faibles, ceux qui ont peu de talon et la corne mince vers la

Since , où elle a au contraire besoin d'offrir plus de soliité.

Il y a des chevaux qui ont les talons faibles, flexibles, inégaux, etc. Ceux qui ont les pieds trop grands sont lourds, pesants, sujets à se déferrer : les pieds trop petits sont souvent malades et douloureux.

Comme le pied ne peut être bon qu'autant que la corne est ferme, liante, assez épaisse pour ne pas s'écraser, et assez forte pour supporter les fers et les clous, il faut suivre exactement les préceptes donnés à cet égard dans les deux articles relatifs au gouvernement des chevaux à l'écurie ou en voyage, et graisser tous les trois ou quatre jours la corne des talons avec l'un des onguents de pied mentionnés auxdits articles. Clatter, vétérinaire anglais, préfère la vieille urine à tous les corps gras, qui, quand on en abuse, ont l'inconvénient de ramollir la corne et de faire partir les clous; mais son procédé a un inconvénient contraire, celui de rendre la corne aigre et cassante. Il conseille avec plus de raison de remplir les pieds durs et secs, avec des étoupes enduites d'un mélange de goudron et saindoux, de chaque 125 grammes; térébenthine, 30 grammes. Il faut ôter le remplissage quand on sort le cheval de l'écurie pour le faire travailler.

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