‹ Nouveau manuel complet du vétérinaire par m. LebeaudChapitre 58 sur 120 · DES INSTRUMENTS DU MARÉCHSL ET DES DIVERSES SORTES DE FERS · texte numérisé non relu

DES INSTRUMENTS DU MARÉCHSL ET DES DIVERSES SORTES DE FERS

Le boutoir est un instrument tranchant, figurant une sorte de petite pelle et armé d'un manche recourbé à angle droit, qui sert à le diriger et à le pousser en avant. Ou se sert de cet instrument pour parer le pied, c'est-à-dire, pour égaliser et rafraîchir la corne avant de poser le fer.

Le brochoir ou marteau sert à brocher, c'est-à-dire à enfoncer les clous dans la corne : il a une tête grosse et large.

Le rogne-pied est une lame de fer ou d'acier avec laquelle on enlève, après avoir posé le fer, la corne qui le déborde

INSTRUMENTS DU MARÉCfliL. 113 autour du sabot, et la partie la plus dure du Lord Inférieur de la muraille.

Les triquotses sont des tenailles qui servent h couper les pointes de clous qui rassortent en dehors du sabot. On se sert de la râpe ou lime pour unir la corne et Jes rivets.

On se sert du repoussoir, qui est une sorte de poinçon a quatre Êictis pour chasser les clous hors de leurs trous.

Le fer est ia chaussure destinée a préserver la corne du che7;\l età conserver le pied, qui, sans cette précaution, serait bientôt ruiné. La partie de devant de ce fer qui correspond à la pince du pied, porte le même nom; les cotés se nomment les branches: et les extrémités de ces branches correspondantes aux talons, les éponges : celles-ci se nomment crampons quand elles sont coudées en dessous en .orme de crochet.

Le fer est élayipè ou percé de huit trous pour autant de clous. On dit élamp?r maigre, quand on perce ces trous près du bord extérieur ; et élumper gras, quand on les place plus prés du bord qui regarde la fourchette. L'njusture est l'espèce de concavité qu'on donne au fer à sa surface supérieure.

Les diverses conformations de pied , les diverses altérations du sabot, les différents défauts auxquels on peut quelquefois remédier par la ferrure, la part qu'a cette dernière dans l'appareil de pansement de certaines maladies du pied, et le service auquel est soumis le cheval, font varier la forme, le volume., le poids et les proportions des fers, li en exista beaucoup d'espèces. Les plus souvent employés sont :

Le fer ordinairo pour les pieds de devant et de derrière (fig. 7 et 8).

Le fer couvert (fig. 9).

Le fer à lunette (lig. 10}.

Le fer à éponge tronquée (fig. 11).

Le fer à branche tronquée (fig. 12).

Le fer tronqué en pince (fig. 13).

Le fer à la florentine (fig. 14) .

Le fer à la turque (fig. 15).

.Le fer à dessolure (fig. 16).

Et le fer à planche (fig. 17).

Les clous dont on se sert pour attacher les fers se composent d'une lame et d'une tête ; celle-ci est carrée et grosse, la lame plate et bien effilée : le fer doit en être liant et point aigre, afin que la tète se moule bien dans les étampurcs, et que la lame ne casse pas dans la corne. On doit choisir généralement les clous les plus déliés de lame, afin qu'ils no la fassent pas

éclater, et les fers les plus légers, afin qu'ils fatiguent moins le pied. C'est une erreur grossière do croire qu'il faille employer des fers larges et épais; l'essentiel est, encore une fois, de les approprier exactement à la iorme du pied, et de les attacher solidement.

On fait un pinçon à certains fers, c'est-à-dire qu'on laisse déborder en pince une petite languette, que l'on relève ensuite sur le sabot d'un coup de brochoir. Cela se pratique communément aux fers de derrière.

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