DES MÉDICAMENT5 EN GÉNÉRAL
sure des besoins, ou qui sont composés d'après les prescriptions particulières des praticiens. Quant à la consistance, il y a des médicaments liquides, des mous, solides, sees, gazeux.
Quant à leur forme et au mode de leur application, on divise les médicaments en plusieurs classes principales qui sont: les boissons, les breuvages, les poudres, les opiats, les pilules, les lavements, les gargarismes, les fomentations, lotions et embrocations, les fumigations, les charges, cata-
ÊlasmeSj liniments, collyres, frictions, mastigadours, etc. 'espèce de la maladie, son siège, les indications particulières à remplir et plusieurs autres circonstances doivent déterminer laquelle de ces diverses formes il convient d'adopter; mais, en général, .toutes les fois qu'on a.le choix, il faut administrer les médicaments sous la forme la plus commode, c'est-à-dire, celle qui permettra de les réduire sous le moindre volume sans diminuer leurs propriétés ; il faut aussi consulter dans ce choix la difficulté que l'on éprouve à faire avaler au cheval des remèdes d'un goût désagréable, surtout s'ils sont trop étendus; les bols, les breuvages, lus inusligadours, les frictions et onctions, les lavemeDts, sont les moyens que l'on emploie de préférence pour les animaux.
Le mélange exige par-dessus tout la connaissance exacte des propriétés physiques el chimiques des substances qui doivent en faire partie et des combinaisons nouvelles qui en résulteront; sans cette connaissance, on courrait à chaque instant le risque de commettre de graves erreurs, puisqu'il est vrai que beaucoup de substances ont la propriété de réagir les unes sur les autres au point de donner naissance à des composés tout-à-fatt nouveaux. 11 faut donc avoir soin de ne pas faire entrer dans les mélanges des éléments qui puissent se neutraliser réciproquement, à moius que cet effet ne soit prévu d'avance; il faut en outre faire subir à chacun en particulier la préparation qui lui est propre, le peser exactement, et procéder au mélange selon les règles voulues.
La prescription a pour objet l'application des médicaments; elle indique la composition, les doses des composants, la quantité, la forme et le mode d'emploi du composé. On nomme formule l'ensemble de ces indications. Il ya quatre choses principales à considérer dans les formules : la base, l'adjuvant, le correctif el. l'excipient. Ce n'est pas à dire cependant que tout médicament composé renferme rigoureusement ces quatre éléments, mais c'est une règle générale sujette a beaucoup d'exceptions, aujourd'hui surtout que la médecine des animaux est presque aussi simplifiée que celle des hommes.
La base d'une formule est la substance médicamenteuse sur laquelle repose la vertu principale du composé ; tous les autres membres de la formule ne sont que des accessoires plus ou moins utiles. Beaucoup de formules n'ont qu'une seule base ; d'autres en ont deux ou plusieurs, c'est-à-dire qu'elles contiennent plusieurs substances de vertus à peu près égales, et aussi utiles l'une que l'autre.
L'adjuvant est un corps ayant à peu près les mêmes vertus que la base, et qu'on lui associe a l'effet de la rendre plus active; on emploie souvent pour adjuvant une substance qui aurait à elle seule trop d'énergie pour faire la base de la prescription ; elle n'y entre alors que comme auxiliaire et à petite dose.
Le correctif est spécialement destiné à modifier le mode d'action d'une substance trop énergique pour être administrée seule à doges suffisantes. Le correctif ne diminue pas l'action principale du médicament, comme on le ferait en donnant à moindre dose ; il l'adoucit. Ainsi on emploie le savon ou le sel de tartre pour adoucir l'action d'une résine purative, et la rendre plus soluble dans l'estomac; l'éther pourra entrer dans un breuvage susceptible de causer des tranchées sans l'addition de ce correctif. Enfin on emploie quelquefois des substances aromatiques ou du miel, sans autre but que celui de corriger l'odeur ou la saveur trop repoussante, précaution bien utile quand il s'agit des animaux.
L'excipient est l'élément le moins indispensable d'une formule; il ne sert qu'à incorporer les autres substances et à donner au composé la forme qui lui convient, sans lui ajouter aucune propriété nouvelle. Les excipients ou véhicules les plus ordinaires sont : le miel, la térébenthine ou les graisses, pour les médicaments mous, selon qu'ils sont destinés à l'usage interne eu externe ; l'eau, le vin, l'eau-de-vie ou 1rs huiles, pour les médicaments liquides ; les médicaments secs en ont rarement besoin. La nature de l'excipient n'est pourtant pas indifférente : il faut, autant que possible, l'approprier à la maladie, et surtout qu'elle, ne puisse apporter aucun changement dans les propriétés médicales du mélange. .
Voyez, pour la manière d'administrer les médicaments aux animaux, ce mot dans le chapitre précédent.
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