‹ Nouveau manuel de droit ecclésiastique franc̜aisChapitre 99 sur 110 · DES FACULTÉS DE THÉOLOGIE · texte numérisé non relu

DES FACULTÉS DE THÉOLOGIE

On s'est beaucoup récrié contre leur suppression implicite par le refus d'insérer au budget le traitement des professeurs. Il est juste de rappeler que jusqu'à présent les facultés de théologie étaient vues d'un fort mauvais œil par les évêques ultramontains, et qu'ils les considéraient comme une des formes du régalisme, c'est-à-dire de l'oppression de l'Église par l'État. Voici ce que disait, à ce sujet, Mgr Parisis : « Non, jamais, à part cette constitution civile du clergé, qui fut un schisme manifeste, jamais il n'y eut en France d'insli* tution plus effrayante pour l'Église. Nous bénissons la mémoire de l'illustre archevêque de Quélen, qui se refusa toujours à concourir par ses présentations à la formation de ces facultés théologiques universitaires dans son diocèse ; nous félicitons le vénérable archevêque de Toulouse qui s'y refuse encore ; et, en ce qui nous concerne, nous ne conseillerons jamais à aucun prêtre d'aller prendre des grades dans une faculté de théologie qui n'aurait pas été instituée par le Saint-Siège et qui ne serait pas placée sous la direction de l'évêque : sans ces deux conditions, s'associer, n'importe à quel titre, aux facultés de théologie telles que l'État les a faites, ce serait favoriser pour sa part une œuvre que nous définirions mal en lui donnant le nom beaucoup trop radouci ù' empiétement, » {Des Empiétements, p. 78. 1844.)

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