DE L'ŒIL, ORGANE DE LA VISION
Tenseabl* sons le nom de tunique albuginée. Puis on enlèvera peu à peu «le dessus le globe de l'œil lous les muscles, la conjonctive el les nerfs, à l'exception du nerf optique.
Par la , la face externe de la sclérotique et de la cornée sera visible. On examine les divers degrés d'épaisseur de la sclérotique, au moyen de sections antéro-postérieures, que Ton fait sur cette membrane. On reconnaît que la sclérotique est percée en arrière d'une seule petite ouTcrtare pour le passage du nerf optique, en divisant d'avant en arriére le globe de l'œil et le nerf optique en deux moitiés égales : on voit alors que la gaine du nerf optique se continue avec la sclérotique, et en séparant de la gaine le nerf à son entrée dans l'œil, on voit «ju*U traverse une ouverture unique de la sclérotique et non pas une lame criblée : cette dernière apparence est obtenue sur un segment postérieur de la sclérotique, dont on a enlevé la choroïde, si l'on comprime le nerf d'arrière en Avant, de manière a faire sortir sa pulpe à travers ces petits trous , ou bien si Ton coupe un nerf optique tout près «le son insertion a a globe de l'œil, et. que l'on fasse un peu macérer le segment postérieur de la sclérotique, de manière à pouvoir exprimer la pulpe de la petite portion restante du nerf; mais ces pe- t rites ouvertures ne sont que les interstices des cloisons que forme intérieurement le névrilème et qui n'ont pas été détruites par l'opération. Les lames de la cornée doivent être isolées sur un œil entier, ea commençant par les lames les plus extérieures. Quand on en viendra aux lames internes, il faut user de beaucoup de précaution, parce que la moindre piqûre que Ton ferait dans la chambre antérieure de l'œil, déterminerait la sortie de l'humeur aqueuse, et partant affaisserait la cornée. Mais quel que soit le nombre des lames que l'on parvienne à démontrer ainsi, il est facile de s'assurer qu'on n'est pdf arrivé an dernier point de division; car si l'on froisse doucement une de ces lames entre deux doigts, on sent distinctement la mobilité qui existe entre celles qui la composent encore. Cette dissection est natarellement plus facile sur un œil de bœuf que sur un œil humain.
On aperçoit le mode d'union de la sclérotique avec la cornée, si Ton fait sur ces deux membranes une section , de- manière à pouvoir en examiner le profil à la, loupe. On parvient à les séparer par une macération prolongée, par l'ébullition ou par ces deux procèdes réunis. La préparation de la choroïde exige beaucoup de soins, parce que cette membrane est assez délicate; on peut s'en faciliter la dissection en l'exécutant sous l'eau. Dans**toas les cas il faut inciser circulaireméat la sclérotique, de manière à la partager en un segment antérieur et au postérieur; mais cette section doit être faite avec les précautions suivantes : on commence par tracer la coupe à faire dans l'épaisseur de la sclérotique, en la grattant ci roui ai rement avec la pointe d'un scalpel, mais en se gardant de l'intéresser dans toute son épaisseur. Quand cette voie est tracée, on perce peu à peu la membrane dans toute son épaisseur dans on petit point seulement; dès que cela est fait, ce que l'on reconnaît à la couleur foncée de la choroïde que l'on aperçoit, on souffle de l'air par cette ouverture au moyen d'un syphon, afin d'augmenter un peu par la distension de la sclérotique l'espace qui sépare les deux membranes; puis, soulevant la sclérotique avec
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des pinces, on introduit dans son ouverture la branche mousse 'de ciseaux fins, et Ton agrandit ainsi la section ; on continue de cette manière jusqu'à ce que la division soit achevée, en se serrant de temps en temps cTu syphon pour écarter les deux membranes. On renverse ensuite les segmens de la sclérotique, l'un en ayant, l'autre en arrière, en détruisant de suite les adhérences vasculaires ou nerveuses qui existent surtout en arrière entre les deux membranes. Le segment postérieur de la sclérotique pourra rester dans cette position , on bien on le coupera prés du nerf optique ; le segment antérieur, au contraire, sera eolevé après l'avoir sépare du cercle ciliaire, afin de pouvoir examiner Virit. On pent d'ailleurs s'assurer de la position réelle de l'iris, en plongeant l'œil entier dans l'eau et en l'observant en profil : la réfraction de la cornée est annulée par ce moyen.
Le canal de Font an a sur l'œil humain reste adhérent. au segment antérieur de la sclérotique que l'on vient d'enlever; c'est dono sur sa face interne, vers son union avec la cornée, que l'on recherchera ce canal, qui n'est guère plus gros que la tige d'une épingle. On le démontre très-bien en l'injectant de mercure, ce que l'on exécute de la manière suivante : on retourne le segment antérieur de la sclérotique de snaw nière à ce que sa face interne devienne convexe ; on le place ainsi sur l'eitrémiié de l'index gauche, et on le maintient avec le pouce et le ■ doigt du milieu de la même main \ faisant ensuite une petite incision superficielle avec une lancette à l'endroit de l'union de la sclérotique avec la cornée, même sans distinguer le canal, on introduit le tube à injecter dans cette incision, et l'on ouvre le robinet. Si le canal ne s'injecte pas du premier coup, il est rare de le manquer en essayant deux ou trois fois. Mais la grande difficulté est d'empêcher le mercure <le s'échapper, en revenant par l'autre bout du canal; on réussit asses bien à le retenir, en saisissant toute l'épaisseur de la sclérotique avee des pinces dès que l'injection est faite, et en ne plus lâchant prise que quand les parties sont desséchées.
Pour bien voir le canal de FonUna sur un œil de bœuf, il faut séparer le segment antérieur de la sclérotique et la cornée, en y laissant adhérer le cercle ciliaire, et inciser alors la partie moyenne de ce dernier sur le trajet du canal, qui, chez, le bœuf, est logé dans son intérieur et qui est assez grand pour être facilement distingué de cette manière On peut en rendre la disposition plus distincte, en y iutro** duisant des soies de sanglier.
Procès cî lia ires. Coupez un œil en travers, de manière que le segment antérieur soit un peu pins petit que le postérieur ;• placez le premier sur la cornée, vous remarquerez, à travers la portion restante du corps vitré, les procès ciliaires disposés comme les fleurons d'une fleur composée, et apparens par leur couleur foncée. On toit on peu les procès ciliaires par leur face antérieure, en faisant une préparation inverse, c'est-à-dire en enlevant la cornée, l'iris et le cristallin. Enfin, on prend encore une très-bonne idée de la disposition des procès ci-* liaires, si l'on enlève, vers la partie supérieure de l'œil, une portion circulaire de la sclérotique, de la choroïde et de la rétine, en conduisant la coupe depuis l'entrée du nerf optique jusqu'à deux lignes en arrière de la cornée transparente. L'humeur vitrée et le cristallin resteront en place.