DE L'ŒIL, ORGANE DE LA VISION
En parlant de la choroïde, nous avons déjà dit que la même préparation permet de voir la face antérieure de Viris. La face postérieure ae voit, toit sur un iris détaché, soit au moyen de la coupe qui a servi à démontrer la face postérieure des procès ciliaires; on pourra en outre enlever en entier le corps vitré et le* cristallin. Si Pon agite dans l'eau mm iris bien intact, le pigment noir de Yuvée ne se détache pas; mais dès que Ton aura blessé par un très-léger frottement la membrane dé* licate qui recouvre ce pigment, il colorera l'eau en noir. Cest surtout ▼ers la grande, circonférence de Puis que Pon parvient à bien détacher Parée de l'iris.
On obtient la séparation de la choroïde en deux lames , en la soumettant à la macération. Cette division peut aussi être effectuée par des moyens mécaniques, comme l'indique déjà Lieotaod. A cet effet on isole de tontes ses parties voisines, un lambeau de choroïde, avec le cercle ciliaire correspondant, Piris et les procès ciliaires*, on place la pièce sur Pindex gauche , de manière à laisser le cercle ciliaire en dehors; puis on incise un peu ce cercle, en commençant près de Piris; il est alors facile d'en saisir les lambeaux avec une pince et de les tirer pen à peu vers la partie postérieure de la choroïde : le cercle ciliaire entraîne avec lui la lame externe de la choroïde , tandis que la lame interne reste en rapport avec l'iris et les procès ciliaires. 11 est plus facile de faire cette préparation 6tir une choroïde qui a été plongée pendant quelque temps dans l'alcool.
La membrane de Jacob ne peut être bien vue que sur des sujets morts depuis au moins quarante-huit heures. On commence par préparer la choroïde; pub, plaçant la pièce sous l'eau, on saisit cette membrane avec deux pinces, et on la déchire avec précaution. On trouve alors sous elle une membrane particulière (différente delà rétine), qui souvent n'est bien vi*ible qu'à la loupe, et que Pon doit toujours examiner sous l'eau, où elle se présente sous la forme de lambeaux flottans; cependant, si l'on a choisi l'œil d'un très-vieux sujet etqa'on procède avec soin, on parvient à la préparer sans déchirure. On peut en obtenir des portions plus considérables, si Pon prépare d'abord la choroïde, qu'on la plonge pendant quelques semaines dans Peau de-vie, et qu'on la soumette ensuite à une macération dans Peau, jusqu'à ce que la décomposition commence à se manifester. Le reste du procédé ressemble à celui que nous avons indiqué auparavant.
Pour voir la continuation antérieure de cette membrane, on exécute la préparation que nous indiquerons en parlant du canal de Petit. Le plus souvent la membrane de Jacob reste alors adhérente à la sone de Zinn , dont on a quelquefois de la peine à la séparer.
La préparation de la rétine se fait, comme celle de la précédente membrane, sons Peau, en déchirant la choroïde et en enlevant ensnite les lambeaux de la membrane de Jacob au moyen d'un pinceau En. On distingue facilement sa tache jaune, mais il convient de faire observer qu'elle perd bientôt sa couleur par la macération. Pour voir les replis qui entourent la tache, il faut regarder à travers le corps vilré sur un segment postérieur de l'œil. Le petit vaisseau lymphatique, qui, au dire «TE. Hons, traverse le trou central, se voit, suivant cet anatojntste, an moment où Pon détache le corps vilré de la rétine; celte
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opération doit être faite sons l'eau. Quand le corps Titré est enlevé, on voit mieux encore la disposition de ces parties. On parvient à séparer par la macération la lame nerveuse de la rétine de sa lame vas* culaire et interne ; cette disposition devient surtout évidente sur des yeux injectés. La rétine doit être préparée sur l'œil humain : sur l'œil du bœuf elle se rompt trop facilement à cause dn grand poids du corps vitré ; d'ailleurs la tache jaune ne s'y trouve pas.
On apprécie la quantité de Y humeur aqueuse, en la faisant écouler au moyen d'une ponction à la cornée. On reconnaît sa disposition, celle des chambres de Pceil, et en général la situation relative des humeurs et des membranes, en divisant en deux moitiés latérales, an moyen d'une section verticale, un œil que Ton a fait congeler.
On commence par étudier la membrane de Demours sur l'œil dn bœuf; à cet effet on sépare du cercle ciliaire un segment antérieur de la sclérotique avec la cornée; si Ton fait alors sur la face postérieure de cette dernière une légère incision et qu'on en réclioe les. bords de côté , on remarque la membrane de Demours ^ qui s'en détache en se roulant sur elle-même. Cette disposition se voit aussi sur l'œil humain; maie la membrane y est encore plus fine. Il est très-difficile de préparer en entier la membrane de Demours; cependant nous sommes parvenu à le faire, en enlevant successivement toutes le* lames de la cornée transparente sur nn œil de bœuf. Bichat conseille de faire bouillir les yeux sur lesquels on veut démontrer la membrane de Demours; par cette préparation elle se détache quelquefois en entier de la cornée et elle s'en sépare toujours à sa circonférence. On parvient encore à l'isoler, en soumettant un segment antérieur de l'œil à l'action de l'acide nitrique, qui attaque la cornée sans agir sur la membrane de Demours.
La face antérieure du cristallin et de sa capsule se voit déjà à travers la pupille; on la voit en entier, si l'on enlève la cornée et l'iris. Alors, en faisant une petite piqûre a la capsule, on en voit écouler une gouttelette de liquide, qui est l'humeur de Morgagni; pub on peut la distendre par de l'air ou y introduire une soie. Si l'on agrandit l'incision, on peut faire sortir le cristallin par une très-légère pression, et l'on peut alors examiner facilement la disposition de la -capsule, en en faisant flotter les lambeaux sous l'eau. La face postérieure du cristallin se voit à travers le corps vitré sur un segment antérieur du globe de l'œil.
Pour s'assurer de la texture lamelleuse et fibreuse du cristallin , il faut le plonger pendant quelque temps dans l'alcool, dans un acide minéral affaibli, ou mieux encore dans de l'alcool auquel on a ajouté nn peu («'acide minéral; après deux ou trois jours d'immersion, il est facile de voir la trace de la division du cristallin en secteurs, et de séparer les lames emboîtées, ainsi que les fibres qui les composent. En laissant dessécher un cristallin ainsi préparé, on le voit également se fendre en plusieurs portions. La trace de ces fentes se voit même sans préparation sur le cristallin du bœuf quand il n'est plus frais.
Le corps vitré parait dés que les tuniques de l'œil sont enlevées. On s'assure de l'existence de la membrane hyaloïde, en plongeaot peodant quelque temps un corps vitré dans de l'alcool ou dans un acide affaibli