DE L'ŒIL, OAGAKE DE LA VISION
qui la rendent opaque; par le même moyen on reconnaît ses prolongement intérieurs qui forment les cellules. Si Ton fait à un corps vilrê ■ne petite incision, on voit s'en échapper peu à peu l'humeur Titrée, ce qui prouve que les cellules communiquent ensemble, parce qu'elles se Vident toutes, quoiqu'une seule ait été blessée. Si on laisse écouler en entier l'humeur vitrée, en. ayant la précaution d'humecter de temps en temps la superficie de Phyaloïde pour l'empêcher de se dessécher, on finit parue plus avoir que cette membrane seule, que l'on aperçoit en la faisant flotter dans un liquide ; mais il faut avoir soin de la plonger préalablement dans l'alcool pour la rendre opaque. Enfin , en soumettant un corps vitré a la congélation , on voit qu'il ne forme pas an glaçon uniforme, mais que chacune de ses cellules contient ■n petit glaçon séparé.
Canal de Petit, On le trouve, après avoir séparé les procès ciliaires du corps vitré, sur un œil qui n'est plus entièrement fcais. Ainsi, après avoir partagé les membranes de l'œil en deux segmens, on enlève de suite le postérieur, de manière à dénuder le corps vitré; puis oo renverse avec précaution le segment antérieur en avant, et quand on est arrivé an cercle ci lia ire, on le sépare* doucement avec les procès ciliaires du corps vitré et du cristallin. On trouve alors entre le rebord de ce dernier et la face antérieure du corps vitre une série d'empreintes rayon nées, quelquefois encore recouvertes d'un peu de pigment provenant des procès ciliaires; ce cercle plissé est la zone de Zinn, Si maintenant on fait dans cette zone une petite ouverture, et qu'on y souffle de l'air, on verra qu'elle forme la paroi externe et antérieure d'an canal qui entoure le cristallin. Si l'on n'a pas enlevé les restes de la portion antérieure de la rétine et de la membraoc de Jacob, on voit que cette dernière passe en dehors de la rone de Zinn en «'épaississant un peu, et il est souvent possible de l'en séparer avec ■ne pointe un peu mousse. On voit encore que la rétine se termine an bord externe de la sone.
La préparation des vaisseaux et nerfs ciliaires se fait à peu près comme celle de la choroïde et de ses dépendances, seulement aura-ton soin alors de les ménager à l'endroit où ils percent la sclérotique et où on les déchire facilement au moment où l'on replie cette membrane. L'artère centrale de la rétine se verra également, si l'on met la rétiae à nu; mais pour voir le rameau qui traverse le corps vitré et se porte jusqu'au cristallin , il faut fendre en long la rétine sur une de êeê faces; l'injection de cette artériole ne réussit guère que sur les yeux de fœtus.
L'iojection des artères se fera par l'artère ophthalmique, si l'on ne vent pas faire une injection générale, ce qui est toujours préférable. Les veines ciliaires devront le plus souvent être injectées séparément; on se sert à cet effet ordinairement des injections mercurielles : rien n'est plus beau, par exemple, que l'injection des vaisseaux tourbillonné» sur un œil de bœuf.
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