CHAPITRE PREMIER Anatomie générale des nerfs
Les nerfs sont des cordons blancs» pen élastiques, formés de «anaux particuliers, qui tiennent par une extrémité au centre nerveux et par l'autre aux organes.
Quoiqu'on soit en général convenu de dire que les nerfs naissent du centre nerveux , on n'entend pas inférer de là qu'ils s y sont originairement développés, et que de là ils ont pris de l'accroissement pour s'étendre jusque dans les organes ; on pourrait dire avec autant de raison que les nerfs naissent des organes et se terminent dans le centre nerveux : le fait est qu'ils sont éten-
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S66 Hevrotomie.
«Jus entre la périphérie et le centre , pour les faire réagir l'an sur l'autre. On distingue l'origine des nerfs en apparente et en réelle: la première est le point de la moelle épimère ou alongée dont ils paraissent se détacher ; la seconde est l'endroit jusqu auquel on peut en poursuivre les racines dans l'intérieur de la moelle. Nous avons d'ailleurs parlé de l'origine des nerfs en traitant du cerveau.
On remarque dans les gros nerfs une foule de rides transversales , et dans les petits une disposition ondulée ; c'est par suite de cette disposition que les neifs peuvent être étendus jusqu'à un certain point sans être tiraillés. Les gros nerfs ont en général, une forme cylindrique ; lés petits sont aplatis ou rabanes ; ils se composent d'une série de cordons, arrondis, et cenx-ci sont formés dejilets très-ténus. Ces filets ne sont pas exactement cylindriques; mais ils augmentent peu à peu en grosseur, à mesure qu'ils s'éloignent du centre nerveux. Les filets nerveux se composent (Je tubes à peu près cylindriques dans la plupart des nerfs, renflés d'espace en espace dans quelques autres, tels que les nerfs opGque, acoustique, etc., et renfermant très-probablement dans leur intérieur la substance nerveuse proprement dite dont la nature est encore inconnue. Les faisceaux de ces tubes formant les filets sont entourés par une gaine de nature fibreuse, appelée névrilème, qui, quoique s'unissant à la pie-mère, est cependant considérée par beaucoup d'anatomistes comme une membrane propre. Le névrilème est blanc, très -résistant; il enveloppe chaque filet ; il entoure ensuite chaque cordon, et enfin il forme une enveloppe générale au nerf entier. Le névrilème est donc lui-même canaliculé ' ; mais on ne peut pas le considérer comme un vaisseau, pas plus que le périoste qui enveloppe le squelette n'est un vaisseau. Le névrilème parait par son élasticité exercer une certaine pression sur la substance nerveuse ; au moins celle-ci estelle poussée au dehors quand on coupe un nerf en travers. Dans l'intérieur des organes le névrilème devient extrêmement mince, et peut-être cesse-t-il tout-à-fait vers les dernières extrémités des , nerfs.
1 Bogros pensait aroir démontré par l'injection, qu'outre le canal que forme le névrilème, la fibre nerveuse elle-même est canaliculée. M ai g bien que l'observation microscopique démontre la vérité de cette assertion, ces cauaux nerveux sont trop-fins pour que Ton puisse supposer qu'ils sont susceptibles d'être remplis de mercure, en sorte que l'on s'accorde assez généralement aujourd'hui à admettre que dans les préparations de cet anatomiste le mercure était simplement contenu dans les canaux du névrilème, en glissant entre lui et U paquet de canaux nerveux qu'il enveloppe.