RERTS CERVICAUX ET DORSAUX
muscle peaucier couché sur les parties profondes; on terra alors à travers ce plan musculeox des filets nerveux, que Ton met a nu en coupant le peaucier en travers sur leur trajet et en l'enlevant peu à peu en entier. La peau de la partie supérieure de la poitrine sera disséquée en dehors, en même temps que les filets nerveux qui rampent dans son épaisseur. Le sterno-cléido-mastoïdien est embrassé par des anses nerveuses, quHl faut soigneusement ménager ; mais pour pouvoir disséquer plus profondément, on coupe ce muscle à êtê attaches inférieures, et on le replie en haut avec ses * anses nerveuses, en le laissant attaché a l'apophyse mastoïde.
En suivant ensuite les filets du nerf cutané moyen du cou, on arrive au tronc de la troisième paire cervicale; et comme tous les nerfs cervicaux ont entre eux des communications qui unissent la série de leurs branches antérieures et postérieures, il suffit d'être arrivé au tronc d'un seul d'entre eux, pour trouver sans peine les nerfs voisins, en suivant toujours les branches de communication.
Le nerf phrénique ne sera poursuivi dans la poitrine qu'après avoir disséqué les nerfs dorsaux; pour voir son trajet, on emporte le sternum , et on le trouve alors dans le médiastin antérieur , accolé au péricarde : sa dissection se fait aisément
Il convient peut-être de faire observer ici que l'on devra soigneusement ménager les nerfs crâniens, situés profondément au cou le long de l'artère carotide , et qui seront étudiés après les nerfs cervicaux. Parmi ces nerfs on évitera surtout de couper le rameau descendant de l'hypoglosse, qui, s'unissant à un filet du deuxième et du troisième cervical , forme au cou une anse nerveuse. On aura grand soin aussi de conserver les filets de communication entre chaque paire cervicale et le grand sympathique.
Dans la préparation des branche* postérieures des nerfs cervicaux, on récline la peau de la nuque de dehors en dedans, en ménageant les filets nerveux qui se distribuent dans son tissu. La peau de la partie postérieure de la tête sera enlevée en entier, après l'avoir peu a peu incisée sur le trajet des nerfs occipitaux , qui resteront couchés sur le crâne. Les muscles de la nuque, tels que le trapèze, le splénius et le grand complexus, seront coupés en travers sur le trajet des nerfs, ou bien seulement détachés de l'occiput et repliés en arrière, selon que cela paraîtra plus commode ; mais les filets nerveux qu'ils reçoivent seront soigneusement ménagés.
La première paire cervicale ne sera disséquée qu'après toutes les autres ; on commence par rechercher la branche inférieure du facial et son anastomose avec le troisième cervical ; on peut ensuite couper toutes les branches du facial, a l'exception de la branche anastomotique ; puis on divise la mâchoire dans sa symphyse, et on la désarticule du côté où l'on prépare, afin de pouvoir la tirer de côté ; il sera le plus souvent inutile d'enlever en entier cette portion de la mâchoire. On conseille encore de couper le sterno-cléido-mastoïdien à son attache supérieure ; mais cette coupe n'est pas nécessaire , et les rapports des nerfs s'en trouvent dérangés, parce qu'alors le muscle ne tient plus à rien. Le tronc de la première paire cervicale est trèsdifficile a trouver; on voit bien facilement passer par -dessus l'arc de
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l'atlas sa branche de communication qui Punit k la deuxième paire ; mais le tronc lui-même est profondément situé entre la partie touic inférieure de l'occipital et la première vertèbre ; on y arrive en suivant la branche de communication , et on le trouve alors entre l'apophyse transverse et le tubercule postérieur de l'atlas.
Pour disséquer les branches antérieure* des nerfs dorsaux, on récline la peau de la poitrine et du bas- ventre de dedans en dehors, en y laissant attachés les nerfs qui y entrent ; mais comme il y a des filets qui s'y rendent au bord externe du sternum» on serait obligé de les couper pour pouvoir détacher davantage la peau, si Ton ne divisait de haut en bas cette enveloppe en dehors du point où ces nerfs y entrent} on continue alors à la rabattre. pour trouver les principaux rameaux cutanés, qui percent les muscles intercostaux externes vers le milieu des côtes. On fera une incision à la peau de la partie antérieure du bras, et on la dissèque vers le creux de Faisselle, pour suivre les rameaux des deux premiers nerfs dorsaux, qui se rendent dans les tégumens de cette partie. Les muscles pectoraux pourront alors être détachés de leur insertion à la poitrine , pour bien voir le» filets des nerfs dorsaux qni y entrent ; les muscles de l'abdomen seront coupés en travers sur le trajet des filets nerveux qui s'y distribuent, et que Ton trouvera aisément en suivant vers la profondeur les filets qui se portent au dehors dans la peau; ou bien on détachera les deux muscles obliques de leurs attaches postérieures, et on les renversera peu à peu en avant pour voir les rameaux nerveux qui rampent entre leurs plans, et surtout entre l'oblique interne et le transverse. La gaine du muscle droit sera fendue de haut en bas pour mettre à découvert les nerfs qui entrent dans le muscle, et ceux qui le traversent pour pénétrer dans les tégumens. On ouvre ensuite la poitrine; on renverse le poumon vers le côté opposé à la préparation , et après avoir enlevé la plèvre costale, on incise les muscles intercostaux internes sur le trajet des nerfs vers le bord inférieur dès côtes. L'origine des branches antérieures des derniers nerfs dorsaux ne peut pas encore être bien vue , parce qu'elle est cachée par le diaphragme ; pour cela il faut que la poitrine et l'abdomen soient largement ouverts, en sorte qu'il est convenable de ne faire cette dissection qu'avec celle des nerfs lombaires.
Afin de voir les branches postérieures des nerfs dorsaux, on couche le sujet sur le ventre et l'on détache la peau du dos de dedans en dehors; on dissèque de même en dehors les muscles larges, tels que le trapèze, le grand dorsal et le rhomboïde, en conservant les filets qui se xendent dans ces parties ; puis on sépare le long dorsal en dehors du sacro-lombaire et en dedans de l'épineux du dos et du transversale épineux, en suivant les rameaux nerveux qui sont placés entre ces muscles.
PLEXUS BRACHIAL. 3^9