‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 178 sur 297 · Nerf grand hypoglosse, nerf de la 9.* paire des · texte numérisé non relu

Nerf grand hypoglosse, nerf de la 9.* paire des

ANCIENS, NERF DE LA 12.* PAIRE DES MODERNES. Ce nerf vient

par dix ou douze filets du sillon qui sépare l'éminence pyramidale de l'éminence olivaire, et sort du crâne par le trou condyloïdien antérieur. Dès sa sortie il est placé à côté du nerf vague, avec lequel il communique par un ou deux filets, puis il s'ayance sur les artères carotides interne et externe et sur le ganglion cervical supérieur, recouvert en dehors par la veine jugulaire interne, en formant une grande arcade à convexité inférieure, placée sous le tendon du muscle digastrique. Dans ce trajet il communique avec la première paire cervicale, avec le ganglion cervical supérieur et avec l'accessoire de Willis. De la convexité de l'arcade que forme l'hypoglosse, il part une branche descendante (ramus descendens noni paris) qui accompagne l'artère carotide et la veine jugulaire, et s'anastomose vers le milieu du cou avec un rameau du deuxième et du troisième nerf cervical, en formant une arcade renversée à convexité antérieure et inférieure; de cette arcade naissent des filets pour les muscles sterno-thyroïdien,sterno-hyoïdien et omo-hyoïdien; l'un d'eux s'unit au nerf phrénique et envoie des ramifications qui s'étendent jusqu'au péricarde.

Le nerf hypoglosse s'avance ensuite entre les muscles mylohyoïdien et hyoglosse , en donnant des rameaux au hyo-thyroîdien, au génio- hyoïdien, à l'hyoglosse, au génioglosse et au styloglosse; puis il communiqué avec le nerf lingual du maxillaire inférieur, et s'avance jusqu'à -la pointe de la langue entre les muscles génioglosse et lingual, dans lesquels il se termine par un grand nombre de ramifications.

KERF GHAKD SYMPATHIQUE. 4°9

5.e Portion céphauque et cervicale du grand •sympathique. Le nerf grand sympathique, ganglionnaire % intercostal ou trisplanchnù/ue , se compose «l'une série considérable de ganglions réunis entre eux par des filets anaslomo tiques, communiquant avec tous les nerfs vertébraux et avec la plupart des nerfs cérébraux. Ce nerf fournit un grand nombre de filets qui se dis* tribuent aux organes placés dans la tête et le long du cou, ainsi qu'aux viscères de la poitrine et du bas-ventre.

Le long du cou le grand sympathique forme trois ganglions ' ; an supérieur , un moyen et un inférieur; nous rattacherons à la description de ces ganglions celle du premier ganglion thoracique, qui, comme eux, concourt à la formation des nerfs cardiaques. Pour mettre plus de clarté dans la description, nous prendrons pour point de départ le ganglion cervical supérieur, examinant les nombreux rameaux qu'il envoie vers la tête et qui forment la portion céphalique du grand sympathique, tandis que les rameaux descendans en forment la portion cervicale.

1) Ganglion cervical supérieur ou olivaire. Alongé fusiforme, quelquefois olivaire, situé à la partie latérale supérieure du cou, depuis l'orifice inférieur du canal carotique jusqu'à l'apophyse transverse de la troisième vertèbre cervicale, au devant du muscle grand droit antérieur de la tète, derrière l'artère carotide interne, en dedans de la veine jugulaire interne et des nerfs vague et hypoglosse. De ce ganglion partent des rameaux supérieurs, internes, externes, antérieurs et inférieurs.

Rameaux supérieurs. L'un d'eux, très- grêle, qui quelquefois naît de la partie moyenne du ganglion, monte vers le ganglion du glosso-pharyngien, auquel il s'unit, ainsi qu'au ganglion du nerf vague. Un autre rameau très-gros, appelé nerf carotique 9 provenant de l'extrémité supérieure du ganglion, entre dans le canal carotidien, et s9y divise en deux rameaux, un externe et un interne, réunis entre eux par des filets de communication, de manière à former un plexus autour de l'artère carotide interne. Le rameau externe du nerf carotique communique avec le nerf anastomotique de Jacobson par un filet assez fort, qui perfore

i Nous ferons observer, relativement à la nomenclature de ces ganglions, qne l'on trouve une grande confusion dans les auteurs modernes; beaucoup d'entre eux donnent le nom de ganglion cervical mojen à l'inférieur, et ils décrivent le premier ganglion thoracique sous le nom de ganglion cervical inférieur. Nous nous sommes convaincu que cette confusion provient de ce que plusieurs de ces descriptions n'out pas été faites sur le cadavre , mais en compulsant des livres qu'on a mal compris.

4*o RÉvaoTotoiE.

la paro* externe du canal carotidien ; il s'unit au ganglion sphénopalatin au moyen du nerf pétreux profond ou branche inférieure du vidien; enfin, un ou plusieurs filets le font communiquer avec le nerf de la sixième paire : il n'est pas rare de trouver sur le trajet de l'un des filets de ce rameau externe un petit ganglion appelé carotique. Le rameau interne du nerf carotique, outre les filets qui 1 unissent au rameau externe» se divise en plusieurs rameaux qui forment, sur la troisième courbure de l'artère carotide, un plexus appelé caverneux, et dans lequel on trouve ordinairement un petit ganglion qui porte également le nom de caverneux, parce que l'un et l'autre se trouvent dans le sinus de ce nom. De ce plexus part un filet qui communique avec le ganglion ophthalmique directement ou indirectement, en s'tmissant au nerf nasal ; d'autres filets accompagnent les divisions de l'artère carotide interne, se distribuent à la tige pi toi taire, se ramifient dans la pie -mère et entourent de leurs réseaux l'artère ophthalmique, avec laquelle ils pénètrent dans le globe de l'œil; quelquefois, enfin, on trouve des filets du plexus caverneux qui communiquent avec le ganglion de Gasser et avec le nerf oculomoteur commun.

Rameaux internes, très-petits; ils vont dans les muscles long du cou et grand droit antérieur de la tète, dans le pharynx et dans le larynx, en s'anastomosant avec des filets du glossopharyngien et du nerf vague.

Rameaux externes. Leur nombre varie d'un à quatre. Ils passent en travers sur le muscle grand droit antérieur de la tète, communiquent avec les branches antérieures des quatre premières paires cervicales, et donnent des filamens aux muscles grand droit antérieur et scalène antérieur.

Rameaux antérieurs; très-nombreux et plus volumineux que les autres, dont ils se distinguent par leur couleur rougeâtre et par leur peu de consistance, en sorte qu'ils ont reçu le nom de nerfs mous. Les uns s'anastomosent avec les nerfs hypoglosse, vague et facial ; les autres descendent sur l'artère carotide primitive, en s'anastomosant avec des filets du nerf vague. L'un d'eux , appelé nerf cardiaque supérieur ou superficiel, descend sur le côté externe de l'artère carotide, en s'anastomosant successivement avec des filets du nerf vague et du rameau descendant de l'hypoglosse; dans son trajet, ce nerf donne des filamens à la glande thyroïde, au pharynx, à l'œsophage, aux muscles sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien; il se termine ordinairement en s'anastomosant avec le nerf récurrent; rarement il descend

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sur la crosse de l'aorte pour s'unir an nerf cardiaque moyen. Les rameaux antérieurs les plus nombreux se jettent sur l'artère carotide externe, qu'ils accompagnent jusque dans ses detnières divisions : un de ces filets, placé sur l'origine de l'artère méningée moyenne, s'unit au ganglion otique; un autre» accompagnant l'artère maxillaire externe, aboutit au ganglion maxillaire.

Rameau inférieur. Il descend derrière l'artère carotide et au devant des muscles grand droit antérieur et long du cou; vers le tiers inférieur du cou il s'unit au ganglion cervical moyen, et si ce ganglion n'existe pas, il descend plus bas, pour s unir au ganglion cervical inférieur. Dans son trajet il donne des filets au nerf cardiaque superficiel, au pharynx, au larynx, i la glande thyroïde, et communique avec le nerf accessoire de Willis et avec les nerfs cervicaux voisins.

3) Ganglion cervical moyen ou thyroïdien. Il est ordinal* rement situé immédiatement au-dessus de la sixième* vertèbre cervicale, devant le muscle long du cou, derrière l'artère carotide et le nerf vague : il est peu considérable, aplati, quelquefois très-petit ; souvent il n'existe pas du tout. Il envoie des filets en haut, en dedans, en dehors, en avant et en bas.

Filet supérieur. C'est le rameau de communication avec le ganglion cervical supérieur.

Filets internes. Ils se jettent sur l'artère thyroïdienne inférieure, et forment autour d'elle le plexus thyroïdien, dont quelques rameaux s'unissent au nerf récurrent.

Filets externes. Ils communiquent avec les nerfs cervicaux, spécialement avec le quatrième, le cinquième et le sixième : quel-, quefois ils sont réunis en un seul filet

Les filets antérieurs s'unissent au nerf cardiaque superficiel, et quelquefois au nerf cardiaque principal.

Le filet inférieur fait communiquer ce ganglion avec le cervical inférieur.

3) Ganglion cervical inférieur. Il est ordinairement placé sur l'apophyse transverse de la septième vertèbre cervicale et sur le col de la première côte, derrière l'artère vertébrale. Si le ganglion cervical moyen manque , ce ganglion est souvent placé plus haut; d'un autre côté, j'ai vu le ganglion inférieur très- petit, tandis que le moyen très-grand fournissait le nerf cardiaque principal. Quelquefois il est double; sa figure est très-irrégulière.

Filets supérieurs. L'un d'eux est la branche de communication avec le ganglion cervical moyen; les autres traversent les

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trous de conjugaison des vertèbres, et forment, autour de l'artère vertébrale , un plexus dont les ramifications arrivent jusqu'à l'artère basilaire; plusieurs filets se perdent dans les muscles iutertransversaires, et communiquent avec les nerfs cervicaux au moment où ils sortent des trous de conjugaison.

Filets internes, très-petits; ils se rendent dans le muscle long du cou et dans le plexus pulmonaire.

Filets ex/Urnes, très-déliés, mais nombreux; ils communiquent avec les nerfs cervicaux inférieurs, donnent des ramifications au scalène antérieur et forment un plexus autour de l'artère sous* clavière et de ses divisions.

Filets antérieurs. Quelques-uns s'unissent au nerf cardiaque superficiel; d'autres se réunissent entre eux et à des rameaux du premier ganglion thoracique pour former le nerf cardiaque principal ou grand nerf cardiaque profond, qui concourt à la formation des plexus cardiaques après s'être anastomosé avec des filets du nerf vague.

Filets inférieurs. L'un d'eux, très-court, fait communiquer le ganglion avec le premier ganglion thoracique en passant derrière l'artère sous-clavière ; quelquefois même ces deux ganglions se touchent complètement ; les autres passent au devant de l'artère sous-clavière pour s'unir également au premier ganglion thoracique: cette anse nerveuse, qui embrasse l'artère, porte le nom d'anse de Vieussens.

4) Premier ganglion thoracique. Très-grand, irrégulier, situé sur le col de la première et de la deuxième côte; quelquefois il est confondu en arrière avec le ganglion cervical inférieur et avec le deuxième ganglion thoracique.

Filets supérieurs. Ils, le font communiquer avec le ganglion cervical inférieur.

Lesjilets internes vont au muscle long du cou. '

Les filets externes communiquent avec les nerfs cervicaux inférieurs, avec le premier dorsal, et envoient des ramifications sur l'artère sous-clavière.

Filets antérieurs, très-considérables : les uns vont s'unir au grand nerf cardiaque profond , fourni par le ganglion cervical inférieur ; les antres forment le petit nerf cardiaque profond, qui s'anastomose avec des filets du nerf vague, et se jette dans les plexus cardiaques.

Le filet inférieur fait communiquer le premier ganglion thoracique avec le second.

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