‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 180 sur 297 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Portions thoracique, lombaire et sacrée du grand sympathique.

i.° Portion thoraqque. La portion thoracique du grand sympathique se compose d'une suite de douze ganglions, réunis , entre eux par des branches de communication, de manière â représenter un tronc nerveux ayant des renflemens d'espace en espace : ce tronc est situé sur les côtés de la colonne vertébrale, au devant de la tète des côtes , et derrière la plèvre. Le premier ganglion thoracique, dont nous avons déjà parlé, est le plus volumineux -de tous; souvent il se confond avec le second ; les autres sont beaucoup plus petits, triangulaires ou alongés: on leur a donné le nom de ganglions horaéiformes. Outre les filets par lesquels ils communiquent entre eux, ils donnent des filets externes et des filets internes.

i.° Filets externes. Il y en a un ou deux pour chaque ganglion ; ils s'unissent aux branches antérieures des nerfs dorsaux au moment où elles sortent des trous de conjugaison.

a.° Filets internes. Les plus déliés aécoropagnent les artères intercostales et se jettent sur l'aorte, qu'ils embrassent par leurs réseaux; quelques-uns parviennent jusqu'aux plexus pulmonaires. D'autres filets, plus volumineux, et qui ne sont fournis que par les ganglions inférieurs à compter du sixième, forment, par leur réunion, les nerfs splanchniques , et descendent sur lés corps des vertèbres au devant du tronc du grand sympathique. Ces nerfs splanchniques sont au nombre de deux, savoir: 1) le grand nerf splanchnùjue, fourni par les sixième, septième, huitième, neuvième et dixième ganglions thoraciques; il pénètre dans le

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bas-ventre en passant par l'écartement des deux faisceaux internes du pilier correspondant du diaphragme, et forme ensuite un renflement considérable, appelé ganglion semi-lunaire, aplati, concave par en haut, et de forme assez irrégulière. Les ganglions semi- lunaires des deux côtés sont assez rapprochés lu» de l'autre; ils sont couchés au devant de la partie interne des piliers du diaphragme et de l'aorte, au niveau du tronc cœliaque, au-dessus des capsules surrénales. Ces deux ganglions communiquent ensemble par un grand nombre de filets nerveux qui s'entre-croisent de mille manières, et sur le trajet desquels on rencontre souvent de petits ganglions : c est ce plexus nerveux qui porte le nom de plexus solaire, et dont les divisions accompagnent les branches de l'artère aorte et forment ainsi autant de plexus secondaires , que nous examinerons plus bas.

a) Le petit nerf splanchnique ' est formé par des. filets du onzième et du douzième ganglion thoracique; il passe dans le bas- ventre plus en dehors que le grand nerf splanchnique, entre les chefs externes du pilier du diaphragme, et s'unit au plexus rénal.

Les plexus secondaires fournis par le plexus solaire sont les suivans :

1) Plexus phr inique ou sous-diaphragmatique. Il se compose d'un petit nombre de filets qui accompagnent les artères diaphragmatiques inférieures pour se rendre avec elles dans le diaphragme.

2) Plexus cœliaque s très -considérable. Il embrasse le tronc cœliaque et ses divisions, en sorte qu'il se subdivise comme cette artère elle-même : (1) Plexus coronaire stomachique. Il accompagne l'artère de ce nom le long de la petite courbure de l'estomac, envoie des filets avec l'artère gastro-épiploïque droite, et communique avec les filets stomachiques du nerf vague et avec le plexus hépatique, (2) Plexus splénique ou liénal. Il n'est formé que par un très-petit nombre de filets qui accompagnent

1 Quelques anatomistes avaient donné le nom de nerf splanchnique k un nerf fourni par le neuvième et le dixième ganglion thoracique, dans les cas où le grand nerf splanchnique n'est formé que par le sixième, le septième et le huitième ganglion, nerf qui se jette dans le plexus solaire, et ils appellent alors nerf rénal, celui qui est fourni par le onzième et le douzième ganglion. IN ou» avons cru devoir adopter la dénomination le plus généralement admise aujourd'hui, parce que la disposition que nous venons d'indiquer est très-rare, et que le nerf en question n'est évidemment qu'une portion détachée du grand splanchnique, avec lequel il pénètre aussi dans l'abdomen par la même sépara lion des piliers du diaphragme.

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