‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 201 sur 297 · VAISSEAUX PROFONDS DE LA POITMNE · texte numérisé non relu

VAISSEAUX PROFONDS DE LA POITMNE

barrasse du tissu cellulaire et des portions du péricarde qui les entourent. Pendant cette dissection il faut ménager le cordon ligamenteux qui unit l'artère pulmonaire a la crosse de l'aorte.

Les vaisseaux coronaires seront aisément disséqués, en enlevant la graisse qui les entoure surtout vers leur origine; il est plus facile de les préparer en disséquant dans la direction des rameaux vers les troncs.

Quand on en sera arrivé a la dissection des artères bronchiques f des œsophagiennes et des médiastines postérieures , on procédera de la même manière, en rejetant le cœur tantôt à droite et tantôt en le reportant dans sa situation naturelle. On conservera du mediastin postérieur et de la moitié postérieure du péricarde , un lambeau où se rendent les vaisseaux, et qui sera détaché de toutes les parties ci rcon voisines, en ne le laissant en rapport qu'avec les vaisseaux qui s'y rendent.

On a quelquefois de la peine à trouver les artères diaphragmatiques supérieures qui naissent de l'aorte quand elle pénètre entre les piliers du diaphragme; pour les mettre à découvert, il faut le plus souvent travailler dans l'épaisseur de ces derniers, après avoir refoulé le diaphragme vers l'abdomen ; ou bien on diffère leur dissection jusqu'à ce qu'on soit arrivé à celle des artères diaphragmatiques inférieures (voyez chap. XI, pag. 485) : au reste nous avons vu que ces artériole» ne sont par constantes.

Pendant la préparation de la veine cave supérieure, il faut faire attention a la veine axygos, qui s'y réunit à angle droit, et que l'on coupe bien facilement à cause de cette disposition; c'est dans le commencement de l'axygos que j'ai souvent vu s'aboucher une veine bronchique, qui, d'après la plupart des descriptions, doit se rendre dans la veine cave supérieure; disposition que je n'ai jamais rencontrée.

Il ne reste plus dans la dissection des vaisseaux de la poitrine, que celle des artères i.i ter costales. Pour voir leurs troncs, il suffit d'enlever la plèvre costale et la graisse qui les cachent ; plus en avant il faut inciser les muscles intercostaux internes. Les branches dorsales des artères intercostales ne doivent être suivies qu'après avoir étudié tons les vaisseaux de la poitrine , parce qu'étant obligé de retourner le cadavre, on risque de déchirer ces derniers.

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