‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 222 sur 297 · ARTÈRES PROFONDES DU BAS -VENTRE ET DU BASSIN · texte numérisé non relu

ARTÈRES PROFONDES DU BAS -VENTRE ET DU BASSIN

par le tronc de l'hypogastrique ou par l'iscbiatique. Suivant leur position , on distingue des artères vésicules inférieures et des supérieures; ces dernières sont constamment données par l'ombilicale, et se ramifient sur la partie moyenne et supérieure de la vessie. Lts artères vésicales inférieures se ramifient dans le bas-fond de la vessie, dans l'urètre, dans la prostate et dans les vésicules séminales.

9) Artère ischiatique. Quelquefois elle nait par un tronc commun avec la honteuse interne «ou la fessière; elle sort du bassin par la grande échancrure sciatique , sous le bord inférieur du muscle pyramidal, en lui donnant des rameaux, ainsi qu'au r éleveur de l'anus. L'artère ischiatique fournit, près du bord inférieur du grand fessier, un rameau qui se distribue à ce muscle, aux ligamens et aux os du coccyx. L'artère ischiatique envoie ensuite des branches aux muscles fessiers, d'autres aux muscles rotateurs de la cuisse et fléchisseurs de la jambe , et qui s'anastomosent avec les rameaux de la circonflexe interne ; enfin, un rameau qui pénètre dans le nerf sciatique, qu'il accompagne jusque vers le milieu de la cuisse.

1 o) Artère honteuse interne ou commune. Cette artère natt souvent en commun avec l'iscbiatique; elle sort du bassin par la partie inférieure de l'échancrure sciatique, entre les muscles pyramidal et ischio-coccygien, et elle y rentre en passant entre les deux ligamens sacro-sciatiques. L'artère honteuse descend ensuite sur la face interne de l'ischion jusqu'à la tubérosité, et remonte le long de la face interne de la branche montante de cet os jusqu'au pubis.

Dans l'intérieur du bassin l'artère honteuse donne des rameaux à la vessie, à la prostate et au rectum; dès sa sortie ellç en donne au pyriforme, au grand fessier, aux jumeaux, au demimembraneux et au biceps, rameaux qui s'anastomosent avec l'artère circonflexe externe et l'obturatrice. Entre les ligamens sacrosciatiques elle fournit X artère hémorrhoïdale externe ou inférieure, quelquefois double, qui.se ramifie au rectum et à ses muscles, en communiquant avec l'artère hémorrhoïdale moyenne. A la partie supérieure de la tubérosité de l'ischion, près du muscle transverse du périnée, l'artère honteuse se divise en deux branches : une superficielle et une profonde.

(1) La branche superficielle > artère superficielle du périnée , est un peu plus rapprochée de la ligne médiane que l'autre ; elle traverse le muscle transverse du périnée,. donne quelquefois des

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artères hémorrhoïdales externes, et s'avance ensuite entre les muscles ischio- et bulbo-caverneui, auxquels elle donne des rameaux pour se perdre, sous le nom X artère de la cloison, dans la cloisoi* du dartos et dans le scrotum.

(a) La branche prof onde on -artère de la verge f placée on peu plus en dehors, fournit dès son origine V artère transperse du. périnée, qui cependant provient quelquefois de la branche superficielle, et qui se ramifie sur le muscle bulbo-caverneux, en envoyant des rameaux dans le bulbe de l'urètre. Là branche profonde monte ensuite le* long de la branche descendante du pubis, en donnant' des rameaux i la prostate, à l'urètre et au corps caverneux. Quand elle est arrivée près de la s ymphjse pubienne, elle se divise en deux rameaux: a) ï artère dorsale, ou superficielle de la verge traverse le ligament suspenseur du

()énis, et s'avance, sous la peau, sur le dos de la verge jusqu'à a base du gland, dans lequel elle se ramifie, après l'avoir entouré d'une couronne artérielle ; elle s'anastomose avec l'artère du côté opposé au bout d'un trajet plus ou moins long; b) l'artère profonde de la verge ou caverneuse s'enfonce dans l'intérieur du corps caverneux, dans lequel elle se distribue.

Dans la femme l'artère honteuse est moins volumineuse que dans l'homme; mais sa distribution est analogue, en ce que les grandes lèvres, le plexus rétiforme et le clitoris remplacent le scrotum, le bulbe de l'urètre et la verge.

Préparation. On retiré du bas-ventre, le foie, la rate, V estomac • et le reste du canal intestinal, à l'exception du colon descendant, que Ton laisse en rapport avec l'artère mésentériqne inférieure. En divisant le tronc cœliaque et l'artère mésentériqne supérieure, on conserve un bout de ces vaisseaux pour voir leurs rapports avec les antres branches qui partent de l'aorte. Le diaphragme sera soigneusement conservé, afin de pouvoir rechercher les artères diaphragmatiques inférieures : leur origine est quelquefois cachée par les piliers du diaphragme, que Ton écarte sur leur trajet. La "dissection, cl es artères capsulaires et rénales ne présente pas de difficultés. Celle des spermatiques exige quelques précautions, à cause de leur ténuité; il ne faut donc préparer la face antérieure de l'aorte, entre les artères mésentériques supérieure et inférieure . qu'avec beaucoup de ménagemens. Si l'on avait de la peine a trouver de suite ces artères, qui parfois ne sont pas injectées, on exercerait des tractions sur le cordon spermatique, afin de reconnaître leur trajet an moyen des mouvement qu'on leur imprjme. Pour voir les artères lombaires, il faut conper en travers, et sur leur trajet, les piliers du diaphragme, le psoas, ainsi que les autres muscles qui le recouvrent; leurs branches postérieures seront suivies dans les muscles profonds du do6 , quand on retourne le cadavre pour préparer l'artère fessière.

On ne peut bien disséquer les divisions de Y artère hjpvgastriyue dans

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l'intérieur du bassin qu'après avoir enlevé la partie latérale do celuici , et comme c'est à gauche qu'est placé le rectum, et qu'on pratique l'opération de la taille du même côté, il convient d'étudier la distribution de l'hypogastrique de ce côté-la $ c'est donc la- partie droite du bassin qui devra être emportée. Quelques anatomistes • conseillent, avant de faire cette coupe, de disséquer les branches de l'hvpogastrique droite qui se rendent dans la fesse, ainsi que la honteuse interne : l'une et l'autre de ces manières de procéder a ses avantages et ses inconvéniens , eu sorte qu'on se conduira comme les circonstances le permettront. Quoi qu'il en soit, on sépare les muscles internes de la cuisse droite de leur attache au* pubis, et après avoir un peu incliné à gauche la vessie) qui pourrait être blessée, on scie la branche horizontale du pubis droit et la branche montante de l'ischion du même côlé, a peu près vers le milieu du trou ovale* On incise ensuite les ligamens qui affermissent l'articulation sacro-iliaque droite du côté de l'excavation pelvienne , afin de luxer cette articulation et d'enlever la cuisse droite avec la portion correspondante de l'ilion; mais il faut préalablement diviser les parties molles , de manière a circonscrire et a conserver en entier les parties génitales et les organes contenus dans l'excavation pelvienne, on rapport avec le côté gauche, sur lequel en continue la préparation. •

On pourrait même conduire le scalpel de manière à conserver une partie de l'artère hypogastrique du côté droit, en n'emportant avec l'os de la hancKe que l'artère iléo»lombaire, la fessiére, l'ischia tique et l'obturatrice. Cette manière de procéder serai» très -avantageuse, parce qu'on ménagerait du côté droit tout le trajet de l'artère houleuse, qui, à coup sûr, est une des branches les plus importantes a connaître.

La préparation des branches de l'hypogastrique , qui se ramifient dans le bassin, ne présente maintenant plus de difficultés, et il serait inutile de donner à cet égard des régies particulières, parce qu'il suffira d'écarter les parties, après avoir enlevé les replis du péritoine. Kn général, on reconnaîtra mieux les rapports des organes contenus dans l'excavation pelvienne, après avoir un peu insufflé la vessie, et avoir légèrement distendu le rectum avec de Tétoupe. On met a découvert les branches de Viléo-lombaire , en divisant sur leur trajet les muscles psoas et iliaque.

Pour la préparation de Yartère fessiére^ on retourne le cadavre % on dénude le grand fessier et on le divise A -son attache au fémur, en tâchant de couper le moins possible les rameaux artériels qui y entrent par sa face interne. On sépare ensuite le moyen fessier de son attache au bassin, autant que cela est nécessaire pour bien voir la distribution du tronc et des branches profondes de la fessiére. Par ces préparations on voit aussi Yartère ischiatique et le tronc de la honteuse interne. Pour disséquer la continuation de l'artère' honteuse interne dans le périnée , on place le sujet comme pour l'opération de la taille, on enlève la peau très -superficiellement , et l'on opère la dissection d'une manière analogue a celle des muscles du périnée ; seulement fautil éviter de diviser même les moindres artérioles qui traversent la graisse déposée abondamment entre le rectum et la tubérosité de l'ischion. L1 artère dorsale de la verge est à découvert dès que l'on a incisé

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la peau du dos de la Yerge, et Vartère caverneuse se Toit après avoir* incisa latéralement le corps caverneux dans lequel elle se ramifie. Comme la distribution de l'artère honteuse présente fréquemment des variétés qu'il importe de connaître exactement, on fera bien de. disséquer comparativement le périnée du côté opposé. Il est inutile de donner des préceptes particuliers pour la dissection de l'artère honteuse chez la femme.

Vartère obturatrice ne seVa poursuivie dans la cuisse que quand on en viendra a la dissection des branches profondes de l'artère crurale.

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