‹ Nouveau manuel de l'anatomiste, comprenant la description succincte de toutes les parties du corps humain et la manière de les préparer; suivie de préceptes sur la confection des pièces de cabinet et sur leur conservationChapitre 245 sur 297 · U TRONC. 6Ç · texte numérisé non relu

U TRONC. 6Ç

espace ou le péritoine n'est séparé de la- peau que par du tissfa cellulaire graisseux» l'aponévrose du transverse et uae deuxième couche de graisse; espace où se forment quelquefois des hernies: c'est par là que l'on pénètre sans difficulté sur le cadavre jusqu'au rein, au colon etimème jusqu'à l'aorte, sans ouvrir le péritoine. L'incision snivrait 1q bord externe du muscle carré des lombes, que le rein dépasse de plus d'un pouce. Pour l'aorte et le colon, l'opération se ferait à gauche; le mésocolon descendant ayant très-peu de hauteur, il serait possible d'en séparer les lames, de manière à ouvrir l'intestin sans pénétrer dans la cavité de la séreuse.

i*$ artères de la région sont nombreuses, mais en général grêles; il nous importe surtout ici d'en connaître les directions, à cause de celle à donner de préférence .aux incisions : sur les côtés du ventre, les principales artères sont transversales et placées d'abord sous le péritoine, puis., plus en avant, entre l'oblique interne et le transverse; à la partie antérieure, au contraire, lt& principales .artères suivent l'axe du corps; parmi celles-ci nous avons surtout à noter l'épigastrique inférieure, dont le tronc est placé entre le péritoine tilejascm transversales; ses branches rampent dans l'épaissenr du muscle droit; en bas, elle corres*pond au bord externe du muscle; de là elle monte en se portant un peu en dedans. lies artères plus superficielles ne sont que des Tameanx secondaires. Au milieu de l'espace qui sépare l'ombilic de l'épine iliaque antérieure et supérieure, on est également éloigné du tronc de l'épigastrique, de la circonflexe iliaque et des lombaires. Ces vaisseaux ne communiquant pas directement avec ceux tks viscères abdominaux, on est encore à se demander comment on peut appeler Ai nom desaigaée locale une application de sang-* sues, par exemple, sur l'épigastre dans une gastrite; à moins qu'on ne soutienne que le sang est soutiré â l'estomac par l'intermédiaire du petit rameau de l'épigastrique inférieure, qui accompagne la veine ombilicale et s'anastomose avec l'hépatique! Les vaisseaux qui chez le fœtus traversent l'anneau ombilical, ne laissent libre que la partie supérieure gauche de cet anneau; c'est donc dans ce-iens qu'il conviendrait de débrider, dans la crainte que l'un d'eux ne ftt pas oblitéré.

Au-dessous de l'ombilic, les muscles et les aponévroses sont ^tapissés par un tissu cellulaire d'autant plus condensé qu'on l'examine plus bas, ayant quelquefois un aspect fibreux, et connu sots k non* de fasaia transwrtalis. Ce fascia est séparé du péritoine par me deuxième couche cellulaire immédiatement ad-

568 ÀMATOMIB DES PWWCUAXES RÉGIONS*

bérente à la séreuse, se continuant derrière les pubis avec le tim cellulaire qui entoure la vessie et appelée fascia propria. Ver» les flancs, le fascia propria se résout en un tissu cellulaire trèschargé de graissé, qui communique avec le tissu cellulaire des autres parties profondes de l'abdomen, et même avec celui <kt thorax à travers l'écartement des faisceaux du diaphragme. Ces deux fascia sont souvent séparés au-dessus des pubis par un tissa cellulaire lâche et chargé de graisse.

Le péritoine revêt intérieurement les parois abdominales, auxquelles cette membrane souple et extensible n'adhère en général que d'une manière fort lâche; il faut toutefois en excepter la partie antérieure de l'abdomen, derrière la gaine du muscle droit, où l'adhérence est beaucoup plus forte, et surtout la ligne blanche dans le voisinage de l'ombilic.

Parmi les organes profonds de la région abdominale, nous avons à noter Y artère aorte, dont on a tenté plusieurs fois U ligature. Placée en avant et un peu à gauche sur le corps des vertèbres, séparée à droite de la veiné cave par un peu de tissa cellulaire et entourée par des glandes lymphatiques nombreuses, on arrive aisément à elle, sur le cadavre, par une incision verticale faite à côté et â gauche de l'ombilic : il suffit de repousser l'épiploon et les intestins grêles à droite et d'inciser, au- dessus de la naissance de l'artère mésentérique inférieure, la lame du péritoine qui la tapisse immédiatement Cest en suivant le trajet de l'aorte, qu'une traînée de tissu cellulaire* s'étend du thorax au bas -ventre;, latéralement ce tissu cellulaire augmente d'une manière prodigieuse, en formant l'enveloppe graisseuse du rein, laquelle communique le long des uretères avec le tissu cellulaire du bassin, ou le long du muscle psoas avec celui de la partie supérieure profonde de la cuisse; en avant, ce tissu cellulaire communique le long des vaisseaux avec celui du mésentère.

Le fond de la vésicule biliaire correspond au cartilage de la neuvième côte, en sorte qu'il serait facile de pénétrer jusqu'à elle, si les indications précises ne manquaient pas le plus souvent pour entreprendre une pareille opération.

Toutes les fois que là vessie urinaire est distendue, son sommet remonte derrière les pubis; on peut alors aisément pénétrer dans ce réservoir sans ouvrir le péritoine.

Bien que nous ayons à nous occupa plus bas de ia région inguinale, nous préférons rappeler ici que 1*5 du colon en est très-rapproché, en sorte qu'il est aisé d'arriver jusqu'à. lui, et de le tirer au dehors pour l'établissement d'un anus castre nature.

DU TRONC 56g

Il nous reste à, faire une observation générale, relative à l'exploration des parties contenues dans l'abdomen : dans ce cas les çarois flexibles de cette cavité doivent être préalablement relâchées ; c est pour cela que Ton recommande au malade de rester xouché sur le dos, la tète et la poitrine un peu relevés par des coussins, et le bassin basculé' en avant et en haut par l'action 4e relever les genoux; de cette manière-là, si le sujet évite de faire des efforts, le relâchement des muscles est aussi complet que possible, parce que leurs attaches inférieures sont rapprochées des supérieures par la position indiquée. Si, au contraire, on veut examiner le foie ou la rate (dans les cas où leur volume n'est pas agrandi dune, manière notable), on sera souvent obligé de faire asseoir le malade, en lui recommandant d'inspirer profondément : les viscères descendent soit par leur propre poids, soit par le refoulement du diaphragme.

Art. 3. Région iliaque.

Cette portion des parois abdominales étant du plus haut intérêt, par rapport au canal inguinal qu'elle renferme, nous devons en faire une description spéciale.

La peau y est fine et extensible. La couche sous-cutanée est divisée en plusieurs lamelles, dont les superficielles sont plus ou moins chargées de graisse, suivant- les sujets. La lame profonde forme le fascia supeïjicialis , membrane ferme, élastique, jaunâtre, peu adhérente aux tissus sous-jacens, si ce n'est à l'arcade crurale, â laquelle elle est plus fortement unie.

U arcade crurale, qui n'est que le bord inférieur de l'aponévrose de l'oblique externe, est étendue entre l'épine antérieure *e\ supérieure de l'os des îles de l'épine du pubis. Ce bord inférieur se contourne un peu en arrière, et c'est là que vient s'y fixer le fascia transversales. -Ce. dernier, plus ou moins fibreux, suivant les sujets, mais toujours mince, est placé entre le muscle transverse et le péritoine, comme l'aponévrose de l'oblique externe l'est entre la peau et l'oblique interne. Il résulte donc de l'union de ce fascia avec l'arcade crurale une gouttière, formée en avant par la portion descendante de l'aponévrose du grand oblique, en .bas par sa portion repliée, et en arrière par le. fascia transrersalis; c'est sur cette gouttière , appelée canal inguinal, qu'est couché le cordon spermatlque. La division de l'aponévrose du grand oblique en deux faisceaux ou piliers, dont l'inférieur, se confond avec l'arcade crurale, et dont le supérieur s'entrecroise sur les

B-JO ANATOMIE DES PBIMCIPALES RÉGIOHS.

pubis avec celui du cftté opposé, donne lieu à une ouverture triangulaire, Vanneau inguinal externe , qui est l'orifice antérieur de la gouttière dont nous avons parié. Cette ouverture n'e$t toutefois pas nettement dessinée, car il en part une expansion fibreuse mince, qui se jette sur le cordon spennatique. Pour concevoir cet ordre de choses, il faut se rappeler que l'anneau inguinal n'existait pas à proprement parler avant la descente du testicule, qui, lors de son passage, a poussé devant lui et a entraîné la portion la plus mince de l'aponévrose dont il s'est coiffé. La même chose peut se dire de Vanneau inguinal interne, formé par le fascia transversale : cet orifice aussi n'existait pas avant la descente du testicule, celui-ci a donc dû entraîner la portion du fascia transversale , placée devant lui ; voilà pourquoi l'anneau interne, qui est marqué par des fibres un peu plus fortes que celles du reste du fascia transversalis, n'a également le pourtour de son ouverture que mal circonscrit, parce qu'on le voit se continuer en avant sur le cordon spennatique.

Le bord inférieur du muscle oblique interne s'attache dans le tiers externe de la gouttière que nous avons vu formée par l'union de l'arcade crurale avec le fascia transversalis} de là le musde se porte transversalement en avant, tandis que l'arcade crurale descend obliquement, en sorte que le bord inférieur du muscle cesse de toucher le fond de la gouttière, et qu'il convertit même cette dernière en un canal dont il forme la paroi supérieure. Toutefois cette paroi estpeu solide, car du tissu cellulaire licke étant placé entre l'aponévrose et l'oblique interne, et entre celuici et le fascia transversalis, il serait facile, en» réduisant une hernie, de pousser les viscères dans l'un de ces espaces, au lieu de leur faire parcourir le canal inguinal. Le testicule, en descendant, entraine quelques-unes des fibres inférieures de l'oblique interne, qui forment ainsi le muscle crémaster.

Cela posé, Ton voit que le canal inguinal est un canal long d'environ 18 lignes, obliquement dirigé en avant, en dedans et en bas, dont l'orifice abdominal, placé à moitié chemin entre l'épine iliaque et les pubis, est formé par le fascia transversal* > tandis que son orifice inférieur l'est par l'aponévrose de l'oblique externe.

En arrière on rencontre, enfin, le péritoine, dont la face antérieure est recouverte par le fascia propria, lame celluleuseet quelquefois fibreuse.

Lartère épigastriaue est placée sur la demi-circonférence interne de l'anneau inguinal interne, entre lui et le fascia proprit}

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le cordon spermatique et la hernie inguinale externe qui sait le même trajet, sont donc toujours sur le côté externe de l'artère. Il serait aisé d'aller à la recherche de cette dernière, en se guidant d'après le bord supérieur du cordon spermatique. Le rameau pubien de l'épigastrique naît quelquefois plus haut que de coutume; alors, s'il était très-développé et qu'il y eût hernie inguinale interne, on risquerait une hémorrhagie si le débridement devait se faire profondément; en effet, cette hernie inguinale interne se fait sur le côté interne de l'artère épigastrique, ordinairement entre elle et l'artère ombilicale, en poussant devant elle \t fascia transversalis , qui souvent se déchire, et en sortant directement d'arrière en avant par l'anneau inguinal externe; on voit qu'alors il y aurait des vaisseaux en dedans, en dehors et en haut; mais la variété vascnlaire, que nous indiquons, n'est pas trop fréquente, et il est rare que le vaisseau soit volumineux.

L'anneau inguinal étant incomparablement plus petit chez la femme que .chez l'homme, c'est chez ce dernier que la hernie inguinale se rencontre le plus fréquemment.

Art. 4* Fosse iliaque et canal crural.

.Bien que l'orifice inférieur du canal crural se trouve dans. la cuisse, il convient d'en parler ici pour ne pas scinder l'exposé des rapports des parties que traverse la hernie crurale.

Le péritoine, épais et souple, est tapissé par son fascia pro~ pria y qui forme ici nne couche celluleuse épaisse et fort lâche, laquelle fournit des gaines aux vaisseaux iliaques et aux branches qui en partent, ainsi qu'à l'artère ombilicale, au cordon sperma** tique et au canal déférent. Remplissant l'entrée du canal crural, ce tissu cellulaire communique à travers ce conduit avec le fascia superfcialis de la cuisse.

Le fascia iliaca, mince en haut, où il se continue avec un faisceau fibreux étendu de la douzième côte à l'apophyse transverse de la première vertèbre lombaire et avec l'arcade fibreuse d'où natt le psoas, descend sur ce dernier muscle et se porte sur le muscle iliaque, où il devient très -robuste. En dedans, cette aponévrose s'attache au détroit supérieur du bassin; en dehors, elle se fixe à la crête iliaque; en bas, elle se termine de trois manières différentes: 1) elle s'attache le long de la moitié externe de l'arcade crurale; a) à partir de ce point elle quitte l'arcade pour se continuer dans la cuisse, par-dessus les muscles psoas et iliaque, avec le feuillet profond du fascia lata, et 3), plus en

579 ANATOM1E DES PRINCIPALES AEGIOKS.

dedans encore , elle s'attache à la branche horizontale do pub» jusqu'à l'épine de cet os. Il résulte de cette disposition, que foi rencontre sous la moitié interne de l'arcade crurale une ouverture .elliptique de 2 à 2l/n pouces d'étendue en travers chez la femme, et 10 à 12 lignes d'avant en arrière, circonscrite en avant par l'arcade crurale, en arrière par la crête ilio-pectinée et par le fascia iliaca, en dedans par le bord tranchant et concave du ligament de Gimbernat, lequel n'est autre chose qu'un prolongement de l'arcade crurale. L'ouverture dont nous parlons est l'on- Jice supérieur du canal crural, dont la partie externe est occupée par l'artère et la veine crurales, tandis que sa partie interne est remplie par du tissu cellulaire, et quelquefois par une glande lymphatique : c'est par là que se font les hernies crurales.

lùorifice inférieur du canal crural est placé à la partie supérieure interne de la cuisse. Recouvert à l'extérieur par une peau mince, extensible, on trouve sous* cette première couche les lames du fascia superficialis , dont les superficielles, souvent chargées de graisse, sont mobiles, tandis que les profondes, plus denses, renfermant la veine saphène, adhèrent à l'arcade crurale. Plus profondément le feuillet superficiel du fascia hU forme, autour de la partie externe du point où la veine saphène s'unit à la crurale, un repli falciforme à concavité interne et supérieure, fixé en haut à l'arcade crurale, et se contournant en bas derrière la saphène, pour se continuer en remontant avec les lames du fascia, qui tapissent l'origine des adducteurs, et avec le ligament de Gimbernat. Les lames profondes du fascia lata, qui ne sont que des dédoublement de cette lame superficielle, forment des gaines aux muscles de la région et aux vaisseaux cruraux; Tune d'elles se continue en bas, à travers l'anneau crural externe, avec la lame superficielle, tandis qu'en haut elle se continue avec le fascia iliaca, qui sort par l'anneau crural interne; cette lame profonde forme en même temps une gaine complète au psoas et i l'iliaque, jusqu'à leur attache au petit trochanter, où elle se fixe elle-même. On voit par ce qui précède, que cette lame constitue la paroi postérieure du canal crural; la paroi externe est formée par le point de jonction du feuillet falciforme avec la lame profonde; la paroi antérieure l'est en haut par l'arcade crurale, et en bas par le feuillet falciforme; enfin, la paroi interne existe i peine, parce qu'elle n'est formée que par le bord concave du lig* ment de Gimbernat. Des glandes lymphatiques et du tissu cellulaire remplissent le canal crural, et établissent ainsi une communication entre la couche sous -cutanée de la cuisse et \tf<W

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propria. La direction du canal est 1res -peu oblique dé haut en bas» et de dedans en dehors.

La plus grande étendue de l'espace qui, chez la femme, sépare l'épine iliaque de celle du pubis, fait que l'anneau crural est beaucoup plus ample chez elle que chez l'homme.

Entre l'aponévrose iliaque en avant, et la colonne vertébrale et l'os des îles en arrière, se trouve un espace rempli par les muscles psoas et iliaque, entourés de tissu cellulaire; cet espace, par ce que nous avons vu des attaches An fascia iliaca, et dé sa continuation avec le fascia lata, est une espèce de canal, qur s'étend depuis le diaphragme et le corps des vertèbres jusqu'au petit trochanter, et qui peut livrer passage au pus d'un point dans un autre: le pus d'une carie vertébrale, ou celui provenant dune psoïte, formera donc le plus souvent un abcès profondément situé, s'il fuse jusque dans la partie supérieure de la cuisse; tandis que celui provenant d'une inflammation sous-péritonéale, s'il s'étend dans la cuisse, descendra le long du canal crural, et formera dans l'aine un abcès superficiel.

L'artère iliaque primitive naH vers l'union de la quatrième et de la cinquième vertèbre lombaire, c'est-à-dire é deux pouces environ au-dessous de l'ombilic; de là elle se dirige, en se con-« tinunni avec Y iliaque externe f vers le milieu de l'arcade crurale, en formant une légère courbe à concavité interne ; la bifurcation se fait ordinairement après un trajet de 3 à 3 pouces au-dessus de l'articulation sacro-iliatique. Cette artère est placée sur le bord interne du psoas, renfermée avec la veine correspondante dans «ne forte gaine, formée par le fascia propria: la veine est en arriére, ainsi que le nerf obturateur; le nerf génito - crural est souvent placé en dehors et quelquefois en avant; l'uretère et le canal déférent la croisent en avant. L'artère iliaque interne se dirige en bas et en avant, dans l'espace de 18 lignes à 2 pouces, enveloppée par le fascia propria. Le nerf lorabo -sacré est en arrière et en dehors d'elle, le nerf obturateur la croise en dehors, l'uretère la croise en dedans et en avant; la veine du côté droit est en dehors, tandis qu'à gauche elle est en arrière:

Les vaisseaux iliaques externes sont toujours placés sur le côté externe de la hernie crurale; il en est de même de l'artère épigastrique. Le rameau pubien de l'épigastrique passe tantôt devant, tantôt derrière le col de la hernie: si le premier cas existait, et que cette artère fournisse en même temps l'artère obturatrice, comme j'en conserve un exemple, le col du sac serait entouré par un cercle artériel complet, excepté en arrière, où il repose

574 ÀNAÎÔMIE DES PftDfCtPALÊS HÉG10R5.

sur l'os; et où l'on ne peut pas débrider. J'ai vu une demie»* épigastrique, née d'une artère du bassin» remonter en dedans de l'anneau crural; on conçoit combien cette disposition serait fâcheuse dans le cas de hernie étranglée. Au reste, tous ces vaisseaux ne sont pas accolés au ligament de Gimbernat, ni à l'arcade crurale, mais enveloppés dans le fascia propria. L'artère sperma tique, placée dans le cordon testiculaire, est logée avec lui dans la gouttière que forme l'arcade crurale ; elle croise donc en avant et d'assez près le col de la hernie crurale, et pourrait être blessée, si Ton débridait trop profondément en haut ches l'homme. .

Art. 5. Parties génitales externes de Vhommè.

La peau, très-épaisse au pénil, devient très-mince, extensible et mobile sur le pénis. A l'extrémité du pénis, elle se replie sous forme de muqueuse pour doubler l'intérieur du prépuce; la peaa du scrotum est également mince, extensible, garnie de beaucoup de follicules et parsemée de rides nombreuses, dans le fond desquelles s'accumule une humeur sébacée, acre ches les personnes mal-propres. Là couche sous-cutanee du pénil est cellulo-fibreuse, élastique, chargée de beaucoup de graisse, adhérente tant à la peau qu'aux parties profondes ; elle est au contraire laroeUeuse, soyeuse, souple, très-extensible et entièrement dépourvue de graisse au pénis et au scrotum : dans ce dernier point elle perte le nom de dartos.

Il serait superflu de revenir ici sur la description des corps caverneux, de l'urètre, des testicules et de leurs enveloppes; nous renvoyons pour cela à ce que nous en avons dit dans la splanchnotoroie. Mais nous devons noter ici que les artères dorsales de la verge, placées dans la couche sous-cutanée, sont trèssujettes à se rétracter quand elles sont coupées, ce que les artères profondes ne sauraient faire. Les artères qui rampent dans le scrotum, sont de même placées dans la couche sous-cutanée, et se rétractent par conséquent avec facilité. L'artère spermatique est ordinairement placée en dehors et en avant du anal déférent, tandis que les veines sont plutôt placées en arriére.

Derrière le pénil, nous trouvons la symphyse pubienne recouverte par une couche fibreuse épaisse, fournie par le pilier interne de l'anneau inguinal. La nature fibro- cartilagineuse de cette symphyse permet d'en pratiquer aisément la division, q* doit comprendre le ligament arqué , si l'on veut obtenir quelque écartement; il convient toutefois de se rappeler: 1) que la vessie,

DU TROKC. S7S

placée hnftiédiateméttt derrière la symphyse, est sujette à être blessée* dans cette opération faite sans précaution,-. 2) que chacune des trois articulations du bassin est moins inpnobile qu'on ne le croit ordinairement : l'immobilité de la ceinture osseuse n'existe réellement que quand elle est complète ; dès qu'elle est interrompue dans un point, la dislocation des deux antres symphyses restantes est à craindre. C'est pour parer à ces inconvéniens que l'on a proposé de diviser des deux côtés la ceinture osseuse vers le tgta obturateur» de manière à obtenir un agrandissement du diamètre antéro- postérieur du bassin, sans qu'on ait besoin d'écarter les os.

Art. 6. Du périnée chez F homme.

La peau 9 miqce en avant vers la base dupcrotum, et surtout autour de l'anus , s'épaissit sur (es côtés et en arrière ; la couche sous-cutanée est molle, soyeuse, très -mobile en ayant, vers la scrotum; excessivement mince autour de l'anus; en dehors au contraire elle est très-épaisse, formée par des lamelles entremêlées de filamens nombreux et robustes, et dans les interstice^ desquelles on rencontre des paquets d'une graisse molle. Renfermée entre des lames résistantes, telles que la peau et les aponévroses soufr-jacentes, on voit que les abcès qui se forment dans la couche sous-cutanée, tendent à fuser au loin, et doivent par conséquent être ouverts dès qu'il sont reconnus.

Plus profondément, on trouve les lames suivantes : un feuillet de tissu cellulaire condensé tapisse la face inférieure du releveur de l'anus, en s'étendant depuis le muscle transverse du périnée jusqu'au coccyx : c'est le feuillet rectal ou interne de l aponévrose anale ; une autre lame, plus épaisse, "fibreuse, \t feuillet externe on ischiatique de V aponévrose ana&, tapisse la (ace péri* néale de l'obturateur interne, et se confond en avant, en haut et en arrière avec le feuillet précédent; on remarque donc en bas, entre ces deux feuillets, un écart ement dû à leur inclinaison en sens opposé : c'est l'excavation ischio-rectale, remplie par les prolongemens profonds de la couche sous -cutanée graisseuse. Près du bord postérieur du muscle transverse, où ces deux lames se confondent, elles donnent naissance en avant à deux autres lames : l'une, celluleuse, couche superficielle de l'aponévrose périnéale, passe au-dessous des muscles transverse, bulbo- et ischio-caverneux et au-dessous da bulbe de l'urètre, se perd en avant sur la verge, et s'attache sur les côtés à la lèvre externe

de l'angle sous- pubien; l'autre, fibreuse - élastique, feuillet profond de V aponévrose périnéale ou ligament triangulaire, passe par-dessus le transverse, fischio- et le bol bo -caverneux, le bulbe de l'urètre et les corps caverneux , et s'attache tout le long de la lèvre interne de l'angle sous-pubien. C'est cette dernière lame que perfore la portion membraneuse de l'urètre.

Une antre lame fibreuse, plus profonde, le fascia peina, ferme plus immédiatement la partie inférieure du bassin. Ce fascia s'attache sur les côtés du coccyx et du sacrutfc, snr les parties latérales du détroit supérieur du bassin, et sur les muscles obturateurs internes jusqu'aux pubis; de lé il s'étend vers le rectum, la vessie, la prostate, de manière à fixer ces organes dans leur position. Cette aponévrose s'insère sur une arcade fibreuse renversée, placée à la partie supérieure du trou sous- pubien, de manière à circonscrire avec l'os un anneau par où passent les vaisseaux et nerfs obturateurs, et par où se font les hernies obturatrices; un autre anneau fibreux, qui livre passage au nerf sciatique, aux vaisseaux sciatiques, fessiers et honteux, est placé à la partie supérieure de la grande échancrure sciatique; des hernies peuvent également se faire dans ce point. Enfin, \t fascia est très-mince entre le tectum et la vessie, en sorte que, venant à céder, il y a formation de hernie périnéale.

On trouve dans la splanchnotomie la description des muscles du périnée. Nous avons également donné dans l'angiotomie le détail de la distribution artérielle-, il nous suffira de noter ici que la honteuse interne est toujours placée en dehors du feuillet îschiatique de l'aponévrose anale, ou enveloppée par les lames externes de ce feuillet: elle est donc toujours au-delà do périnée; il en jest de même de la branche profonde de la honteuse, qui reste dans l'épaisseur du feuillet profond de l'aponévrose périnéale. L'hémorrhmdale inférieure. traverse l'excavation iscbiorectale. La transverse dn périnée est également profonde * die est placée entre le feuillet superficiel et profond de l'aponévrose périnéale. La superficielle du périnée, au contraire, quoique volumineuse, est toujours placée dans la couche sous-cutanée, en sorte que, bien que sujette à donner du sang, sa ligature serait facile.

La prostate est placée au-dessous et à 6-8 lignes derrière la symphyse pubienne, fixée dans sa position, en avant par la lame profonde de l'aponévrose périnéale, et en arrière par un pr«" longement de l'aponévrose pelvienne, appuyant sur le rectnmt dont elle n'est séparée que par une couche mince de tissu ceU*

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