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DÉVELOPPEMENT DES

1». Système osseux. Les os commencent à paraître sous la forme de cartilages mous, sans aréoles, sans cavité médullaire , mais représentant à peu près la forme de l’os futur , à l’exception de leurs prolongements apophysaires, qui fréquemment ne se forment que plus tard. Ce n’est que quelque temps après que l’on aperçoit dans le centre de ces cartilages un commencement d’ossification, en ce que les cartilages qui jusqu’à présent tenaient lieu d’os , présentent dans leur intérieur des cellules , et qu’il s'y développe des points d’ossification. De ces points partent , dans les os longs , des lignes blanches , parallèles et longitudinales ; et , dans les os larges , des lignes rayonnées , qui ne sont autre chose que la substance osseuse dont les molécules sont juxta-posées , en sorte que ces parties finissent par prendre un aspect fibreux. Cependant ces points d’ossification ne paraissent pas en même temps dans tous les os , comme nous le verrons plus bas ; il y a même des os , par exemple ceux du tarse et du carpe, qui, dans le fœtus à terme , sont encore à l’état cartilagineux.

La solidification des os ne commence pas non plus par un seul point, mais il s’y développe constamment un nombre déterminé de points d’ossification qui ne se réunissent que plus tard : c’est ainsi que les vertèbres se forment par trois points d’ossification, un pour le corps et deux pour les lames , auxquels on pourrait même en ajouter plusieurs autres qui correspondent aux diverses apophyses. Les os se développent par trois points d’ossification, un pour le corps de l’os et deux pour les extrémités , qui restent beaucoup plus longtemps cartilagineuses ; ces dernières, après s’être ossifiées, sont néanmoins encore séparées du corps de l’os par une substance cartilagineuse, de manière à former les épiphtjses , qui ne se soudent à l’os principal qu’à un âge assez avancé. Il en est de même des autres os , par exemple des os innommés , qui , dans le jeune âge, sont composés de trois pièces, l’iléon, l’ischion et le pubis. On a élevé la question de savoir si le périoste passe directement du corps de l’os sur l’épiphyse, ou s’il s’insinue entre ces deux parties. Mes propres recherches m’ont fait voir que la première de ces deux opinions est la vraie : ni le périoste en entier, ni même une lame interne qui s’en détacherait, ne passe entre l’épiphyse et le eorps de l’os. Cette dernière opinion pourrait s’expliquer par le fait que le périoste adhère plus fortement au cartilage de l’épiphyse , que celui-ci n’adhère lui-même à l’os; alors, si, après avoir détaché un lambeau de périoste, on le tire sans précaution vers l’épiphyse , celle-ci peut être détachée de l’os avec le périoste. Mais on voit que cette expérience ne prouve rien contre l’opinion que nous défendons.

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