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CHAPITRE XIV

MUSCLES DE l’aVA NT - B R A S.

.Aponévrose antibrachiale. Les muscles de l’avantbras sont enveloppés par une aponévrose qui se continue en haut avec les tendons des muscles biceps , brachial interne et triceps, par lesquels elle est tendue. Cette aponévrose est adhérente au cubitus dans la majeure partie de sa longueur; elle envoie dans la profondeur des lames qui forment des cloisons entre les muscles; on observe en outre que les muscles de la couche superficielle sont séparés de ceux de la couche profonde par une deuxième aponévrose,

qui se porte transversalement du cubitus au radius. Les vaisseaux de l’avant-bras- sont placés sous ce deuxième feuillet, en sorte que pour les découvrir on doit le plus ordinairement inciser deux lames fibreuses. L’aponévrose antibrachiale, très-adhérente aux muscles sous-jacents dans le tiers supérieur de la région , ne leur est unie que par du tissu cellulaire lâche dans les deux tiers inférieurs. A’ers le poignet, l’aponévrose de l’avant-bras est renforcée en avant et en arrière par des bandes de fibres trans-

vei’sales , qui reçoivent , eu égard à leur position, les noms de ligaments palmaire et dorsal du carpe. Ces ligaments du earpe fournissent des gaines fibreuses qui livrent passage aux tendons des museles de l’avant-bras.

Aponévrose palmaire. On trouve dans la paume de la main une forte aponévrose de forme triangulaire, dont le sommet eorrespond au carpe, et qui se continue avec le muscle palmaire grêle, qui la tend dans le sens de sa longueur; la base de cette aponévrose se divise en quatre chefs , qui viennent s’insérer à la première phalange des quatre derniers doigts après s’être bifurqués chacun, pour laisser passer les Ui-dons des muscles fléchisseurs. L’aponévrose pa’.; -ire se continue latéralement avec une toile aponévrotique très-mince, qui recouvre les muscles pr'pres du pouce et du petit doigt, et que l’on peut suivre jusque sur le dos de la main. On trouve asf:ez souvent un faisceau musculeux qui prend son point fixe sur le tendon du muscle abducteur du j::aee, et servant à tendre la toile aponévrotique d. iis laquelle il s’implante ; on pourrait l’appeler muscle jialmaire cutané externe.

L’aponévrose palmaire reçoit sur son bord interne le muscle palmaire cutané (interne), assemblage de petits faisceaux musculeux <à fibres transversales , recouvrant le bord interne de la main dans presque toute sa longueur , dont l’autre extrémité se perd dans l’aponévrose mince que rccouvi'e le bord interne de la main ; il sert à tendre l’aponévrose palmaire dans le sens de sa largeur.

Nous avons enfin à considérer le ligament propre du carpe, forte bande fibreuse transversale, formant une espèce de pont au devant des tendons des muscles fléchisseurs des doigts , et s’attachant d’une part aux os scaphoïde et trapèze , et d’autre part au pisiforme et à l’os crochu. Ce ligament sert moins à lier entre eux les os du carpe, qu’à former une poulie de renvoi aux tendons qu’il bride.

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