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DD NEZ, ORGANE

Sa portion extérieure forme la partie la plus saillante de la face; on l’a comparée à une pyramide

(1) S. Th. Sobhmbring, z/bhildungen des menschlichen Organs des Gef-uchs, Froncf., 1809 , în-fol.

DE l ODORAT (1).

triangulaire. Le sommet de cette pyramide , qui se continue avec le front , est appelé la racine du nez ; de ce point se dirige en bas et en avant une crête mousse, qui est le dos du nez j et dont la partie inférieure, mobile, est appelée le bout du nez ou le

lobule. Des deux côtés de ce lobule se remarquent les ailes du nez , qui forment le bord externe des narines antérieures , garnies d’un grand nombre de poils ( vibrissœ ) , et séparées sur la ligne médiane par la cloison, qui du lobule et du dos du nez se dirige en arrière.

La portion supérieure et solide du nez est formée par les apophyses montantes des os maxillaires et par les os propres du nez. La partie inférieure, mobile, est formée par plusieurs cartilages ; 1» Le cartilage de la cloison ou triangulaire. Il est verticalement enchâssé dans l’angle que forment le vomer et la lame perpendiculaire de l’ethmoide. 2" Les cartilages latérau.v. Ils sont également triangulaires , mais plus petits. Parleur bord antérieur ils s’unissent au bord antérieur du précédent; par leur bord postérieur ils sont insérés aux os propres du nez ; p.ar leur base ils s’unissent au.x cartilages des ailes. 3“ Les cartilages des ailes forment le lobule et une grande partie des ailes du nez; ils sont irréguliers , recourbés sur eux-mêmes , de manière à présenter leur convexité en avant et en dedans , où ils se touchent, en s’appuyant eontre le cartilage de la cloison ; par leur concavité ils circonscrivent les deux tiers antérieurs du contour des narines antérieures. Par leurs extrémités externes ils s’unissent à deux ou trois petites plaques cartilagineuses, qui complètent le contour des narines.

Dans la myotomie nous avons déjà parlé des muscles du nez, parmi lesquels le pyramidal, le releveur et le transversal dilatent la narine, tandis que Vabaisseur et le Ji^0Ks^ac/iter Vabaissent.

Les narines antérieures , qui sont dirigées en haut et en arrière, sont les orifices des fosses nasales ou narines internes, cavités séparées sur la ligne médiane par une cloison , formée en avant par le cartilage de la cloison, et en arrière par le vomer et la lame perpendiculaire de l’ethraoïde. En arrière les fosses nasales se terminent par deux ouvertures , appelées narines postérieures , conduisant dans le pharynx, et derrière lesquelles on remarque les orifices internes des trompes d’Eustache, situés un peu vers le côté externe.

Les parois inférieure et interne des fosses nasales sont lisses et ne présentent rien de remarquable; mais à leur paroi externe on remarque trois éminences superposées les unes aux autres et appelées cornets. Tous ces cornets représentent des lames dirigées d’abord en dedans , puis en bas , puis un peu en dehors , de manière à offrir une convexité dirigée vers la cloison, et une coneavité sur leur face opposée. L’f«/Î?rîeitr est formé par un os particulier, le moyen l’est par l’ethmoide , le supérieur, beaucoup plus petit, l’est également par cet os. Le cornet sphénoïdal est une lame mince, qui ferme en partie les sinus sphénoïdaux , mais qui ne fait pas saillie comme les autres cornets.

Ces cornets en proéininant dans les fosses nasales, laissent au-dessous d’eux des espaces appelés méats ; on en distingue trois : le méat inférieur , entre son cornet et le plancher des fosses nasales; le canal nasal vient s’y ouvrir; le moyen, entre le cornet moyen et l’inférieur; il reçoit en avant l’orifice des cellules eihmoidales antérieures et du sinus frontal , et en arrière celui du sinus maxillaire; le supérieur, entre le cornet supérieur et le moyen ; les cellules cthmoïdales postérieures et le sinus sphénoïdal s’y terminent.

La paroi supérieure des fosses nasales est rétrécie ; elle correspond à la lame criblée de l’ethmoide , et c’est par là que descendent les filets du nerf olfactif.

Quelque étendue que soit la surface des cavités nasales , elle est encore augmentée par des cavités accessoires, qui communiquent avec elles et qu’on appelle sinus.

1». Le sinus maxillaire ou antre d’Highmor est une vaste caverne, creusée dans l’intérieur de l’os maxillaire supérieur. A la partie supérieure et interne de ce sinus il y a une ouverture, par laquelle il communique avec la partie postérieure du méat moyen des fosses nasales. Sa paroi inférieure correspond au bord alvéolaire , et souvent les racines de la première ou deuxième dent grosse molaire proéminent jusque dans l’intérieur de cette cavité.

2». Le sinus sphénoïdal ; cavité creusée dans le corps de l’os sphénoïde, et séparée en deux par une cloison médiane. Ce sinus sphénoïdal s’ouvre dans le méat supérieur du nez.

3». Le sinus frontal; situé entre les deux lames de l’os frontal. Il s’ouvre par un petit orifice dans la partie antérieure du méat moyen , en eommun avec les cellules ethmoïdales antérieures.

4°. Les cellules ethmoïdales. Outre les cornets , l’os ethmoïde présente d’autres anfractuosités , dont les antérieures s’ouvrent dans le méat moyen , en commun avec le sinus frontal , et les postérieures dans le méat supérieur.

Toutes ces parties que l’on remarque dans les fosses nasales, sont recouvertes par une membrane muqueuse, appelée membrane pituitaire ou membrane de Schneider. Elle est épaisse, molle, pulpeuse, humide; sur sa face libre on remarque beaucoup de petites ouvertures , qui semblent être les orifices par lesquels le mucus nasal est excrété; sa face interne , adhérente , est fibreuse ; elle se détache facilement des os sur lesquels elle est étendue. En dehors elle se continue, par les narines antérieures, avec la peau extérieure; en passant par les narines postérieures, elle communique avec la membrane muqueuse qui tapisse le pharynx ; dans l’intérieur du canal nasal elle se continue avec le prolongement de la conjonctive; enfin elle envoie dans les différents sinus des prolongements qui en tapissent l’intérieur, et qui y dégénèrent en des membranes excessivement minces.

Les artères des fosses nasales sont les nasales postérieures, fournies par la maxillaire interne; elles y arrivent par le trou sphéno-palatin; les nasales supérieures ou ethmoïdales sont données par la carotide interne et l’ophthalmique; les unes passent par les trous de la lame criblée et les autres traversent les trous orbitaires internes; les nasales antérieures sont fournies les unes par la sous-orbitaire et entrent dans le nez par les trous des os propres, du nez ; les autres , plus volumineuses , viennent de l’artère antérieure de la cloison. Toutes ces artères forment sur la membrane de Schneider de nombreux réseaux , en s’anastomosant les unes avec les autres.

Parmi les nerfs , les uns proviennent du nerf olfactif et traversent en grand nombre les trous de la lame criblée ; les autres , fournis par le nerf nasal de l’ophthalmique de Willis , traversent le trou orbitaire interne ; les nerfs nasaux postérieurs naissent du ganglion sphéno-palatin et du nerf

palatin postérieur; les antérieurs proviennent du sous-orbitaire.

Prévar/Ition (1). Après avoir enlevé la peau du nez par une section longitudinale , on en dissèque les muscles comme nous l’avons indiqué dans la myotomie. Après ceux-ci on procède à la dissection des cartilages, qu’il est facile d’apercevoir, si l’on enlève avec soin le tissu cellulaire qui les entoure; comme ils sont unis entre eux par des membranes il faut de temps en temps les mouvoir les uns sur les autres pour en voir exactement les limites. En enlevant la peau de dessus l’aile du nez , il faut surtout faire attention de n’en pas couper le cartilage , qui est assez mince et adhérent. Le cartilage triangulaire ne sera étudié qu’avec l’intérieur du nez.

On met à découvert les fosses nasales au moyen d’une section verticale de la tête , qui passe immédiatement en dehors de la cloison du nez. Par là les sinus frontal et sphénoïdal sont également ouverts. On commence par étudier la memhrasie pituitaire , puis , en enlevant celle-ci de dessus la partie antérieure de la cloison , on voit le cartilage triangulaire.

Vorifee du canal nasal ne peut être vu qu’en renversant en haut le cornet inférieur, en le cassant un peu , sans l’arracher en entier ; par un proeédé semblable on parvient à découvrir sous le cornet moyen Yorifee du sinus frontal et du sinus maxillaire. Des soies introduites dans ces orifices , et que l’on fait cheminer jusque dans les sinus, permettent de saisir d’un seul coup d’œil toutes ces dispositions.

On ouvre le sinus maxillaire par sa face externe , en enlevant, au moyen du ciseau et du marteau, la portion de l’os maxillaire supérieur qui avoisine en arrière la fosse canine; on observera quand l’os est enlevé , la continuation de la membrane pituitaire qui revêt le sinus. Quand celte membrane est incisée, on voit la cavité; on remarque encore l’orifice très-étroit qui fait communiquer ce sinus avec le méat moyen.

Le sinus sphénoïdal, ouvert par la coupe verticale que nous avons indiquée , peut encore l’être par sa face supérieure, si l’on enfonce avec le ciseau la selle turcique du sphénoïde.

Les sinus frontaux sont presque toujours ouverts quand on fait la section horizontale du crâne; on peut encore très-bien les voir, en enlevant avec le ciseau la table externe du frontal au-dessus de la racine du nez, sur une tète où cette partie est trèsbombée.

Les cellules ethmoïdales seront parfaitement visibles par une coupe horizontale qui passe en avant au-dessus des os unguis, traverse le sinus sphénoïdal , et se termine en arrière à quelques lignes audessous de l’extrémité supérieure des apophyses clinoïdes postérieures.

Enfin , on prend une très-bonne idée des rapports des fosses nasales et de toutes leurs annexes , quand on divise une tête en travers par une série de coupes verticales transversales , dont la première traverse le sac lacrymal , et dont la dernière passe au devant des apophyses clinoïdes antérieures.

La dissection des artères et des nerfs est à peu près la même pour les unes comme pour les autres. Les vaisseaux ou nerfs qui fournissent les rameaux qui se rendent au nez, doivent être préalablement disséqués ; puis on scie la tête verticalement d’avant en arrière , en laissant intacte la cloison du nez , du côté où l’on veut faire la préparation; on enlève la muqueuse qui recouvre cette cloison, et l’on brise peu à peu la lame perpendiculaire de l’ethmoïde ainsi que le vomer, pour arriver à la membrane muqueuse qui tapisse cette cloison du côté opposé ; c’est là qu’on voit facilement la distribution des artères ou des nerfs. Pour apercevoir leurs ramifications sur les cornets, on sépare du plancher des fosses nasales la muqueuse qui tapisse la cloison du côté où l’on travaille, et on la replie en haut, où on la laisse attachée. Pour bien voir le passage des vaisseaux et nerfs dans les fosses nasales , il faut naturellement un peu agrandir les trous par où ils passent. Relativement au nerf olfactif, il est à observer , qu’étant très-mou , on ne peut bien en poursuivre la distribution que sur la tête d’un jeune sujet, qu’on a laissée plonger pendant quelque temps dans l’alcool avec adclilion d’une très-petite quantité d’acide nitrique, ou bien dans un mélange d’alcool et d’essence de térébenthine.

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