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CHAPITRE V

ARTÈRE CAROTIDE PRIMITIVE ET BRANCHES SUPERFICIELLES DE LA CAROTIDE EXTERNE.

(PI. VII, A et B.)

L’artère carotide primitive naît, à droite, du tronc innominé ; à gauche , de la crosse de l’aorte. Elle monte sur les parties latérales du cou , d’abord derrière le chef sternal du sterno-cléido-mastoïdien, et plus tard derrière le bord interne de ce muscle. La veine jugulaire interne se trouve en dehors et audevant de l’artère; le nerf vague est en arrière et en dehors , le grand sympathique est en arrière. Au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde, la carotide primitive se divise en carotide externe ou antérieure, et en carotide interne on postérieure .

Artère carotide externe.

Elle passe derrière le ventre postérieur du muscle digastrique , monte vers le col de la mâchoire , derrière la glande parotide, entre la branche de la mâchoire et le conduit auditif, et se termine sur la tempe sous le nom d’artère temporale. Pendant ce trajet , elle fournit les branches suivantes :

1». Artère THYROÏDIENNE supérieure. Elle part de la carotide externe , à quelques lignes de son origine, se dirige d’abord un peu en haut, puis en avant, et plus tard en bas, de manière à décrire une arcade à concavité inférieure. Dès son origine, elle donne des rameaux au siernc-cléido-mastoïdien, au peaucier et à Pprao-hyoïdien.

L’artère thyroïdienne supérieure fournit ensuite V artère laryngée, qui, après avoir donné des ra-

meaux aux muscles abaisseurs de l’os hyoïde et au crico-thyroïdien , envoie sur là membrane cricothyroïdienne un rameau transversal; ce rameau s’anastomose avec un autre fourni par l’artère du côté opposé , et il perfore ensuite la membrane pour pénétrer dans le larynx. L’artère laryngée se termine en pénétrant dans l’intérieur du larynx , entre l’os hyoïde et le cartilage thyroïde; dans des cas plus rares c’est le rameau crico-thyroïdien qui forme la continuation du tronc , en sorte que l’artère passe alors dans le larynx entre le cartilage thyroïde et le cricoïde. L’artère laryngée provient rarement du tronc de la carotide externe.

h'artère thyroïdienne supérieure descend ensuite vers la glande thyroïde, pour s’y ramifier et s’y anastomoser avec l’artère du côté opposé et avec la thyroïdienne inférieure.

2°. Artère pharyngienne inférieure. Peu considérable; quelquefois double. Elle naît de la partie interne de la carotide externe ; quelquefois elle est une branche de l’occipitale ou de la thyroïdienne supérieure; rarement de la faciale. Cette artère monte sur le côté interne de la carotide et se distribue aux muscles antérieurs de la colonne vertébrale, aux constricteurs du pharynx, à la trompe d’Eustache et à la caisse du tympan; elle fournit un rameau qui pénètre dans le crâne par le trou déchiré postérieur, pour se ramifier dans la dure-mère qui tapisse les fosses postérieures du crâne.

l'tc

3". Artère linguale. Cette artère volumineuse liait de la .partie antérieure de la carotide externe ; rarement elle en provient en commun avec la faciale. Elle s’avance au-dessus de la grande corne de l’os hyoïde , entre le constricteur moyen et l’hyoglosse , en fournissant des rameaux musculaires ; puis elle monte entre ce dernier muscle et le génioglosse vers la base de la langue , où elle donne une ou plusieurs artères dorsales de la langue, qui se distribuent au dos de cet organe et à l’épiglotte. L’artère linguale se divise ensuite en deux branches : 1) l'artére ranine , qui est la continuation du tronc , s’avance entre les muscles génioglosse et lingual vers la pointe de la langue, où elle s’anastomose avec la ranine du côté opposé; 2) Varlèrc sublinguale, placée plus en dehors, passe entre les muscles génioglosse et mylo-hyoidien , et se ramifie dans la glande sublinguale, dans les muscles de la langue et dans la membrane muqueuse de la bouche.

4". Artère faciale, maxillaire externe ou labiale. Elle nail communément du côté interne de la carotide externe et au-dessus de la linguale ; c’est la branche la plus considérable de la carotide; cependant elle présente une foule de variétés quant à son origine , son volume , et même relativement aux branches qu’elle fournit , et qui sont quelquefois remplacées par des ramifications des artères voisines.

L’artère faciale monte derrière le ventre postérieur du muscle digastrique , se loge dans une gouttière creusée dans la glande maxillaire , à laquelle elle donne plusieurs rameaux; puis elle se contourne en dehors sur la face externe de la mâchoire inférieure , au-devant du muscle masséter.

Dès son origine , elle donne ordinairement l’ortcre palatine ascendante , qui cependant est quelquefois fournie par la pharyngienne inférieure , d’autres fois par l’artère carotide externe. Cette artère palatine monte derrière le muscle stylo-pharyngien vers le voile du palais, et s’y ramifie, ainsi que «laits les amygdales et dans les muscles plérygoïdiens. Elle s’anastomose avec les artères palatines «lescendantes.

L’artère faciale envoie des rameaux aux muscles ptérygoïdien interne , digastrique , stylo-hyoïdien et à la glande maxillaire , et près du bord inférieur de la mâchoire elle fournit Yartcrc submentale , qui .s’avance sur la face externe «lu mylo-hyoïdien , lui «lonne des rameaux, ainsi qu’au digastrique, et forme à la partie inférieure du menton des réseaux vasculaires , qui s’anastomosent avec les rameaux «le l’artère dentaire inférieure.

Du bord inférieur de la mâchoire, l’artère faciale s’avance vers l’angle de la bouche en formant de nombreuses flexuosités , dont partent des rameaux pour les muscles voisins ; à l’angle de la bouche elle se divise en deux branches ; 1) Vartère coronaire inférieure , cpà s’avance le long du bord de la lèvre inférieure et s’anastomose avec celle du côté opposé; 2) Vartère coronaire supérieure, qui suit une direction semblable le long du bor«l de la lèvre supérieure, et qui fournit en haut quelques rameaux , dont l’un , appelé artèj'e antérieure de la cloison, monte vers la cloi.son du nez pour se ramifier «lans la membrane pituitaire et sur le bout ilii nez. D’autres rameaux, appelés artères nasales latérales inférieures , montent sur l’aile du nez;

d’autres , enfin , appelés artères dorsales du nez, ou artères ?iascdes latérales .sK^jcrieMres, se jettent sur le dos de cet organe , où ils forment un plexus considérable; l’une de ces artères arrive «juelquefois jusqu’à l’angle interne de l’œil , où elle s’anastomose avec un rameau de l’artère ophthalmique.

3o. Artère occipitale. Cette artère nait du bord externe de la carotide . ordinairement au niveau de l’origine de la faciale ou de la linguale. Elle se porte d’abord en haut jusqu’à la partie postérieure de l’apophyse styloïde , puis elle se dirige en arrière entre l’apophyse transverse de l’atlas et l’apophyse mastoïde, cachée par le sterno-cléido-mastoïdien, le splénius , le trapèze et le petit complexiis; cette artère monte enfin en serpentant vers l’occiput , où elle s’anastomose avec les branches de la temporale, de l’auriculaire postérieure, et avec celles de l’occipitale du côté opposé.

Pendant ce trajet, l’artère occipitale fournit : 1)de nombreux rameaux au sterno-cléido-mastoïdien et aux muscles de la nuque ; 2) un rameau qui accompagne la veine jugulaire et passe dans la duremère en traversant le trou déchiré postérieur ; 3) Vartère mastoïdienne ( «juelquefois fournie par l’auriculaire postérieure ) , qui pénètre dans le tympan et dans le labyrinthe, en traversant le trou stylomastoïdien; 4) un ou plusieurs rameaux qui traversent les trous mastoïdiens postérieurs et se ramifient dans la dure-mère; 3) une branche assez considérable qui descend profondément entre les muscles de la nuque, dans lesquels elle se distribue; quelque.s-uns de ses rameaux s’anastomosent avec des rameaux de l’artère vertébrale et des artères cervicales ascendantes.

6“. Artère auriculaire postérieure. Elle naît de la partie postérieure de la carotide externe, à peu «le distance au-dessus de l’occipitale, dont elle est quelquefois une branche. Cette artère «lonne des rameaux au muscle digastrique, à la glande parotide , et se distribue dans la partie postérieure du pavillon «le l’oreille et sur l’apophy.sc mastoïde; elle fournit quelquefois l’artère stylo-mastoïdienne.

7®. Artères parotidiennes. Ces petites artères sont en nombre indéterminé , et se per«lent dans la glande parotide.

8®. .Artère maxillaire interne. Cette branche très-considérable s’enfonce dans la profondeur , derrière la mâchoire inférieure; nous en parlerons au chapitre suivant.

9®. Artère transverse de la face. Elle provient de la partie antérieure de la carotide, passe transversalement sur la branche de la mâchoire avec le con«luit de Sténon , et se ramifie dans les muscles orbiculaire de la paupière, zygomatiques et biiccinateur ; elle s’anastomose avec l’artère sous-orbitaire , la buccale et la faciale.

10®. Artère auriculaire inférieure. Souvent elle est double. Elle naît de la partie postérieure de la carotide , vis-à-vis de la précédente , et se distribue à la partie inférieure et antérieure «lu pavillon «le l’oreille. Un de ses rameaux traverse la fente de Glaser et pénètre «lans le tympan.

11». Artèke temporale. Quand la carolide e.xterne est arrivée au niveau de l’arcade zygomatique, elle prend le nom d’artère temporale (1). Celte artère se divise ordinairement en quatre branches :

1) ylrtère temporale profonde. Se détachant du tronc, quelquefois au-dessous de l’apophyse zygomatique; elle perce l’aponévrose temporale et se ramifie dans le muscle de ce nom , en communiquant avec les artères temporales profondes de la maxillaire interne.

2) Artère auriculaire supérieure. Elle se ramifie dans la partie supérieure et antérieure du pavillon et dans le muscle supérieur de l’oreille , en communiquant avec l’auriculaire postérieure et avec l’inférieure.

3) Branche occipitale . Cette branche se dirige en arrière et en haut, vers l’occiput et sur le sommet de la tête, où elle forme un grand nombre de ramifications qui s’anastomosent avec l’artère occipitale , l’auriculaire postérieure et avec la branche frontale.

4) Branche frontale. Elle se porte çn avant , se ramifie sur le front et sur le sommet de la tête , et s’y anastomose avec la branche occipitale et avec les artères frontales.

Préparation. La carotide externe se distribuant à la majeure partie du cou et de la tête, on enlève succes-sivement la peau de ces régions , ce qui sera facilité par les coupes préparatoires suivantes : une première incision cutanée s’étend depuis le menton jusqu’à la partie inférieure du cou ( où l’on a déjà fait une incision transversale le long des clavicules pour la préparation des vaisseaux profonds de la poitrine); une deuxième incision transversale et très-peu profonde commence au menton , longe le bord de la mâchoire inférieure et passe de là jusqu’à la partie inférieure de l’occiput ; une troisième incision verticale et peu profonde va depuis l’angle de la mâchoire jusqu’à la tempe , en passant au-devant de l’oreille; une quatrième, enfin, se dirige transversalement depuis l’oreille jusqu’à l’angle externe de l’œil. On obtient ainsi deux lambeaux carrés , qui seront successivement disséqués , l’inférieur en arrière et le supérieur en avant, et deu.x. lambeaux triangulaires, dont l’inférieur sera disséqué en arrière et en dehors , et le supérieur en avant et en haut.

En détachant la peau de la face et du crâne , il faut avoir soin de l’enlever aussi mince que possible , parce que les artères de ces régions sont situées très-superficiellement; il vaut donc mieux, dans ce cas spécial, laisser du tissu cellulaire sur les parties sous-jacentes , qu’il sera facile de mettre au net avec les ciseaux ou le scalpel , après s’être ilébarrassé de la peau. Les artères qui sont les plus sujettes à être enlevées en même temps que la peau , sont, la fransverse de la face, située sur le muscle masséter , et sou rameau qui se dirige vers l’angle e.xterne de Tœil; les artères dorsales du ne::, les artères frontale, temporale, occipitale et auriculaire postérieure.

On dissèque les artères dans l’ordre suivant :

Carotide primitive. On en voit déjà l’origine dans

(1) Quelques auteurs donnCDt le nom d'artère temporale à l’extrcaiitc de la carotide externe dès que l'artère maxillaire interne s’en est séparée; d’après cette syuon'ymie > la transversc de la face et l’auriculaire inférieure seraient des braaches de la temporale.

la poitrine; pour en voir le trajet le long du cou , il suffit de récliner un peu en arrière le sleinocléido-masloïdien, sans le couper; on écarte de même la veine jugulaire et les filets nerveux qui recouvrent l’artère, et l’on enlève la gaine qui l’entoure , ainsi que les glandes lymphatiques qui sont placées sur elle. Il faut préparer l’artère à jour audessous de la clavicule. Quelquefois il convient de couper à leurs attaches inférieures les muscles sterno-hyoidien et sterno-thyroïdien.

Thyroïdienne supérieure. Elle est recouverte en partie par les muscles omo-hyoïdien , sterno-hyoïdien et sterno-thyroïdien, qu’il suffit le plus souvent de préparer proprement en les soulevant , sans les couper à leurs attaches.

La laryngée, qui est une branche de la thyroïdienne et qui quelquefois provient du tronc de la carotide externe , n’exige pas de préparation spéciale; mais pour en voir la distribution dans l’intérieur du larynx, il faut ouvrir cet organe en fendant le cartilage thyroïde sur la ligne médiane.

Faciale. On arrive plus facilement à celle artère , dont l’origine est un peu masquée par la mâchoire inférieure, après avoir placé un billot sous la nuque et avoir incliné la tête du côté opposé à celui où l’on fait la préparation. Les muscles digastrique et stylohyoïdien, qui cachent en partie l’artère, seront soigneusement disséqués, et leurs rapports avec l’artère étudiés; plus tard, pour mieux mettre en évidence le trajet de l’artère , on pourra diviser le digastrique à son attache postérieure , et couper avec un ciseau l’apophyse styloïde près de sa base , de manière à la replier en avant avec tous les muscles qui s’y attachent, sans les couper. Afin de sortir l’artère faciale de la gouttière que lui fournit la glande maxillaire, il faut peu à peu renverser l’extrémité postérieure de cette glande vers l’os hyoïde, en ménageant les rameaux qu’elle reçoit. La marche tortueuse de l’artère dans ce point exige quelques précautions pendant la dissection. On né peut voir pour le moment que l’origine de la palatine ascendante; sa terminaison sera étudiée quand on préparera l’artère maxillaire interne. Pour voir toutes les branehes de la suhmentale , il suffit de séparer un peu le ventre antérieur du digastrique , du muscle mylo-hyoïdien, sans le couper.

On poursuivra la faciale dans la face, en ayant toujours égard à sa direction flexueuse , afin de ne pas la diviser en travers. Quelquefois on sera obligé de couper des muscles sur son trajet , par exemple le triangulaire. Près de la bouche , cependant, il faut disséquer attentivement, pour ne pas confondre avec les artères , des veines qui pourraient être injectées; ces veines .sont très-volumineuses et très-multipliées ; on les distingue des artères , en ce qu’elles sont placées dans la couche so.us-eutanée , tandis que les artères rampent dans la couche musculaire. Sur le nez , il faut enlever la peau avec beaucoup de soin, parce que les artères y sont très-superficielles. La préparation de la faciale est en général plus facile à faire avec des ciseaux fins qu’avec le scalpel.

Linguale. On divise les muscles mylo-hyoïdien et hyoglosse sur le trajet de l’artère ; puis on ouvre fortement la bouche et l’on tire la langue au dehors pour la fixer au moyen d’une érigne insérée au front. On enlève alors la membrane muqueuse (|ui tapisse la face inférieure de la langue , et l’on écarte-

légèrement les muscles génioglosse et lingual, pour mettre à découvert tout le trajet de la ranine, en travaillant de la pointe de la langue vers sa base , jusqu’à ce qu’on soit arrivé au point où l’artère avait été préparée du dehors. Il ne reste plus alors, pour découvrir facilement les artères dorsale de la langue et sublinguale , qu’à inciser la membrane muqueuse de la bouche , là où elle s’attache à la mâchoire inférieure , de manière à laisser la glande sublinguale en rapport avec la langue. 11 est à observer que l’artère dorsale manque quelquefois. On conseille, pour faciliter la dissection de ces artères, de diviser la mâchoire inférieure dans la symphyse ou des deux côtés de la symphyse : cette coupe ne doit pas être faite si l’on veut préparer plus tard l’artère maxillaire interne, parce qu’alors on aurait trop de peine à ouvrir le canal dentaire inférieur.

Auriculaire postérieure. Cette artère, ainsi que les branches suivantes de la carotide externe, sont le plus souvent cachées par la glande parotide. Il faut donc commencer par isoler celte glande dans toute sa circonférence, en la détachant peu à peu des parties voisines et surtout des artères qu’elle recouvre; on aura soin toutefois de ménager les petites artères parotidiennes qui y entrent en nombre indéterminé ; on conduira la préparation de manière à ce que la glande ne tienne plus qu’aux rameaux nourriciers , et en avant , a .son canal excréteur. Dans cette dissection deux artères sont facilement divisées : en avant , la transverse de la face, et en arrière , V auriculaire postérieure, qui est souvent tout à fait enveloppée par la portion inférieure de la glande. Si , malgré toutes les précautions prises, cette artère avait été divisée et qu’on ne pût plus la retrouver dans l’intérieur de la glande, il faudrait la rechercher derrière l’oreille, que l’on tirerait en avant en la fixant avec une crigne. En enlevant alors avec précaution la peau qui recouvre la partie postérieure du pavillon de l’oreille et l’apophyse mastoïde, on trouvera le réseau superficiel qui forme l’artère en cet endroit , et il sera facile alors de parvenir au tronc, qui est souvent assez profondément situé dans le tissu cellulaire qui unit le conduit auditif à l’apophyse mastoide. Cette artère fournit quelquefois la stylo-mastoïdienne.

Artère occipitale. Elle est très -difficile à suivre dans son trajet entre l’atlas et l’apophyse mastoïde , où elle est profondément située sur la face inférieure de l’occiput. 11 faut commencer par diviser le muscle sterno-cléido-mastoïdien dans son milieu , pour le récliner en haut. ( Quelques auteurs conseillent de le couper le plus près possible de ses at-

taches supérieures, ou bien même d’enlever l’apophyse mastoïde avec le ciseau ou la scie, pour la renverser vers le bas avec le muscle qui s’y insère; par ces deux procédés on arrive plus facilement à l’artère , mais on en détruit les rapports. ) Après avoir replié le sterno-cléido-mastoïdien en haut , on sépare le digastrique de son attache postérieure , et l’on coupe l’apophyse styloïde à sa base pour la replier en bas avec tous ses muscles-, si cela n’a pas déjà été fait avant. Le trajet de l’artère est encore recouvert par le splénius et le petit complexus , qu’il faut couper le plus près possible de leurs attaches à la tête. Le splénius surtout envoie sur l’artère une quantité de fibres aponévrotiques qui la brident contre l’os, et qu’il faut diviser peu à peu pour arriver jusqu’à elle. Il m’a toujours paru plus facile de découvrir l’artère dans ce trajet, en allant des branches vers le tronc : dès que j’ai mis à découvert une branche principale de l’occipitale , je la suis en débridant la gaine fibreuse avec des ciseaux ; mais il faut faire attention de ne pas couper le tronc aux endroits où il s’en détache un rameau , parce que là il change toujours de direction en formant des flexuosités considérables. Les branches de l’occipitale seront disséquées de manière à faire voir leurs anastomoses avec les autres artères qui rampent sur le crâne, li'artère stylo-mastoïdienne est tantôt fournie par cette artère et tantôt par l’auriculaire postérieure; on ne peut la suivre dans l’aqueduc de Fallope qu’après avoir terminé la dissection des autres artères ; la préparation sera faite avec le ciseau et le marteau , comme celle du nerf facial lors de son passage dans le rocher.

Pharyngienne inférieure. Elle était cachée par les muscles de l’apophyse styloïde qui ont été renversés en bas; elle monte entre la carotide externe et l’interne. Les rameaux que cette artère donne à la trompe d’Eustache , à la caisse du tympan et à la dure-mère, ne peuvent être suivis qu’après avoir disséqué toutes les autres artères de la tête. Il convient alors de fendre la tête et le pharynx d’avant en arrière et sur la ligne médiane.

Transverse de la face. Il faut enlever la peau très-superficiellement sur son trajet, afin de ne pas couper le tronc ou les branches de cette artère. Son volume varie beaucoup.

Auriculaire antérieure. On la dissèque après avoir tiré l’oreille en arrière ; elle est très-petite.

Temporale. On commencera par disséquer ses branches superficielles; pour suivre la branche auriculaire, il faut replier l’oreille en bas et en arrière. On fend l’aponévrose temporale pour mettre à découvert la branche profonde.

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