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CHAPITRE VI

ARTÈRE MAXILLAIRE INTERNE. ( PI. VU , A. et B. )

L’artère maxillaire interne est ordinairement plus volumineuse que la continuati on de la earotide externe, dont elle se détache à angle droit; elle se dirige en dedans sous le col de la mâchoire inférieure, pour passer entre les deux muscles ptérygoïdiens dans la fosse ptérygo-palatine. Cette artère donne

un grand nombre de branches, le plus souvent dans l’ordre suivant :

1°. Artère auriculaire profonde. Petite; elle va au conduit auditif cartilagineux, et se détache de la maxillaire interne dès son origine.

2». Artère ttmpaniqüe. Elle donne des rameaux à l’articulation de la mâchoire inférieure et pénètre dans le tympan par la fente de Glaser , pour se distribuer à la membrane du tympan et aux muscles du marteau.

3». Petite artère méningée. N’est pas constante ; elle donne des rameau.x au ptérygoïdien externe et au voile du palais , et traverse le trou ovale avec le nerf maxillaire inférieur , pour se distribuer à la dure-mère près de la selle turcique.

4o. Artère méningée moyenne ou sphéno-Épineuse. Elle monte entre les deux ptérygoidiens , traverse le trou petit rond, et dès qu’elle est arrivée dans le crâne , elle donne un rameau qui accompagne le nerf pétreux à travers V hiatus de Fallope ; il se distribue dans le tympan et s’anastomose dans l’aqueduc de Fallope avec l’artère stylo-mastoïdienne. L’artère méningée moyenne se divise ensuite en deux branches qui rampent dans la dure-mère, et dont l’antérieure communique avec la méningée antérieure, tandis que la postérieure s’anastomose avec la méningée postérieure.

5». Artère temporale profonde. Tantôt simple, tantôt multiple; elle se distribue dans le muscle temporal et dans le périoste de la tempe, et s’anastomose avec la temporale profonde que fournit la temporale superficielle.

6°. Artères ptérygoïdiennes. En nombre indéterminé; elles se distribuent dans les deux muscles ptérygoidiens.

7». Artère massétérine. Fournie tantôt par une des précédentes , d’autres fois par la maxillaire interne elle-même. Elle entre dans le masséter en passant entre l’apophyse coronoïde et le col de la mâchoire inférieure. Cette artère n’est pas constante; souvent elle est fournie par d’autres branchés de la carotide externe.

8o. Artère buccale. Fournie quelquefois par une temporale profonde ou par l’alvéolaire. Elle se dirige en avant et en bas sur la face externe de l’os maxillaire supérieur, et se ramifie dans le buccinateiir et dans les muscles voisins, en s’anastomosant avec les branches de la faciale , de la transverse de la face et de la sous-orbitaire.

9«. Artère dentaire inférieure ou maxillaire inférieure. Celte artère se détache de la maxillaire interne quelquefois avant les rameaux musculaires que nous venons d’énumérer. Elle descend le long de la face externe du ptérygoïdien interne , auquel elle donne des rameaux , et entre dans l’orifice postérieur du canal dentaire; mais avant, elle fournit le rameau mylo-hyoïdien, qui s’avance le long de la face interne de la mâchoire inférieure, dans une gouttière que l’on y remarque , et qui se distribue à la membrane muqueuse de la bouche, au mylohyoïdien et au ventre antérieur du digastrique. Dans l’intérieur du canal dentaire , l’artère donne des rameaux aux racines des dents molaires , et au niveau du trou mentonnier elle envoie une petite branche qui continue à marcher dans le canal poiir se distribuer à la dent canine et aux incisives. L’ar-

tère sort ensuite par le trou mentonnier , se ramifie dans les muscles de la lèvre inférieure , et s’anastomose avec la subraentale , la coronaire inférieure et quelquefois avec la buccale.

lO». Artère alvéolaire ou maxillaire supérieure. Fournie quelquefois par une temporale profonde ou par la sous-orbitaire. Elle s’avance en serpentant sur la tubérosité de l’os maxillaire supérieur , et envoie des rameaux à travers les trous dentaires supérieurs et postérieurs , dans les racines des dents molaires et dans le sinus maxillaire. Ses autres rameaux se distribuent dans les muscles voisins , dans les gencives, dans la membrane muqueuse de la bouche , et s’anastomosent avec la sous-orbitaire et avec la faciale.

11». Artère sous-orbitaire. Elle entre dans l’orbite par la fente sphéno-maxillaire, donne un rameau à la glande lacrymale et au muscle orbiculaire des paupières, et s’avance dans le canal sous-orbitaire; dans ce trajet elle fournit un rameau qui descend dans le conduit dentaire antérieur et supérieur , pour se distribuer aux racines des dents incisives et canines, et au sinus maxillaire. L’artère sous-orbitaire sort ensuite de son canal par le trou orbitaire inférieur, et se distribue à la face, par un grand nombre de rameaux, que l’on distingue en labiaux, en nasaux et en palpébraux , et qui s’anastomosent avec les branches de la faciale, de la buccale et de l’alvéolaire.

12o. Artères palatines descendantes ou supérieures. Elles sont au nombre de deux ou de trois , quelquefois réunies à leur origine en un seul tronc. L’une d’entre elles , appelée aussi artère pharyngienne descendante ou supérieure , ou artère ptérygopalatme, traverse le conduit ptérygo-palatin, et se ramifie dans la partie supérieure du pharynx et dans la trompe d’Eustache. Les autres traversent le conduit palatin postérieur et les conduits secondaires qui le terminent en bas, et, arrivées à la voûte palatine , elles fournissent au voile du palais des rameaux qui s’y anastomosent avec l’artère palatine ascendante. D’autres rameaux s’avancent le long de la voûte palatine, s’y distribuent, et traversent le trou palatin antérieur pour entrer dans le nez , où ils s’anastomosent avec les artères nasales postérieures, avec les artères dorsales du nez, et quelquefois avec les artères antérieures de la cloison.

13°. Artère vidienne. Cette artère se dirige en arrière dans le canal vidien , et quand elle en est sortie, elle se ramifie dans la partie supérieure du pharynx et dans la trompe d’Eustache.

IA”. Artère nasale postérieure ou sphéno-pala- TiNE. C’est par elle que se termine l’artère maxillaire interne. Quelquefois au lieu d’une on en trouve deux ou trois. Elle passe par le trou sphéno-palatin dans la fosse nasale, où elle se divise en deux branches : l’une, externe, se ramifie sur les cornets; l’autre, interne, ou artère postérieure de la cloison, s’avance en diagonale sur la cloison du nez , lui donne une foule de rameaux, et s’anastomose en avant avec les branches de la palatine descendante , qui sont arrivées dans le nez à travers le trou pala-

lin antérieur. D’autres fois c’est cette artère ellemême qui traverse le trou , et qui s’anastomose avec les artères palatines dans le palais.

Préparation. L’artère maxillaire interne est si profondément située, que pour voir tout son trajet il faut faire aux os et aux parties molles de nombreuses coupes et sacrifier plusieurs vaisseaux superficiels ; c’est ainsi qu’on ouvrira le canal dentaire inférieur, et qu’on enlèvera successivement l’arcade zygomatique , la branche montante de la mâchoire inférieure , les os de la tempe, la voûte et la paroi externe de l’orbite , l’arcade orbitaire supérieure , etc. A cet effet , on sépare le muscle masséter de ses attaches à l’arcade zygomatique, en ayant soin de ménager l’artère massétérine , qui se rend dans le muscle en passant entre le condyle et l’apophyse coronoide de la mâchoire ; on sépare de même, avec précaution , ce muscle de la majeure partie de ses attaches à la mâchoire inférieure, en ne le laissant adhérer que vers l’angle de cet os. On recherche au niveau des dents petites molaires, l’artère dentaire inférieure qui sort du trou mentonnier , et l’on enlève le périoste qiii recouvre la mâchoire, suivant le trajet du canal, que l’on ouvre avec le ciseau et le marteau dans toute son étendue. Pendant cette préparation, il faut avoir soin de ne pas laisser pénétrer le ciseau trop profondément , sans quoi l’on risque de blesser l’artère. L’orifice postérieur du canal sera largement agrandi , en se gardant toutefois de trop tirailler l’artère massétérine; puis, si l’on juge qu’on ne risque plus de blesser l’artère dentaire, on coupe la branche de la mâchoire avec une scie à main , introduite entre le masséter et l’os ; la coupe sera oblique , et s’étendra depuis l’angle de la mâchoire jusqu’en arrière de la dernière molaire.

On fait aux parties molles du crâne une incision sur la ligne médiane, qui commence un peu au-dessus de la racine du nez , et qui se termine à la protubérance occipitale ; les parties molles seront disséquées vers les côtés jusqu’à la hauteur des oreilles, en enlevant en même temps le péricrâne , de manière à dénuder complètement les os. On ouvre le crâne avec la scie et par une section horizontale, en évitant de blesser la dure-mère, surtout dans la région temporale. La calotte du crâne étant enlevée, on incise la dure-mère des deux côtés de la faux du cerveau , et l’on en abaisse les deux lambeaux vers les côtés. L’extraction du cerveau se fait comme nous l’avons dit en parlant de ce viscère, mais ici l’on dirigera spécialement son attention vers les vaisseaux. Les carotides internes seront divisées à une ligne environ de l’endroit où elles percent la dure-mère.

Un temps assez long; s’étant écoulé depuis la mort (lu sujet jusqu’au moment où l’on en retire le cerveau , cet organe est trop ramolli pour être examiné immédiatement; celte étude ne sera faite qu’après avoir vu le trajet des artères carotide interne et vertébrale. En attendant, on fait durcir le cerveau en le plongeant pendant quelques jours dans un mélange (je trois parties d’alcool à dix-huit degrés, et d’une partie d’acide nitrique, ou bien dans une dissolution aqueuse de sublimé corrosif (1). Des liga-

(I) Le prpniior mclanfje est te. seul que I*on doive employer si le sujet a dté injecte à la colle.

tares seront placées sur les artères carotides et vertébrales divisées, afin d’empêcher la matière à injection de s’échapper.

On sépare l’aponévrose temporale de son attache à l’arcade zygomatique, et, moyennant deux traits de scie, on enlève toute l’arcade avec la portion de l’os de la pommette qui dépasse en arrière la face postérieure de l’os maxillaire supérieur, en ayant soin toutefois de ménager l’artériole qui sort par le trou malaire et qui est ordinairement fournie par l’artère lacrymale, branche de l’ophthalmique.

On comprend ensuite le muscle temporal et les artères qui s’y ramifient dans un lambeau triangulaire à base supérieure ; on le détache en entier du crâne, en enlevant en même temps le périoste, de crainte de blesser l’artère temporale profonde qui entre dans le muscle par son extrémité inférieure. Ce muscle ne restera attaché qu’à l’apophyse coronoïde et à l’artère; puis on sépare cette apophyse de la branche de la mâchoire avec une scie à main ou avec des tenailles incisives , en évitant de blesser l’artère massétérine. On désarticule enfin la branche de la mâchoire , en laissant attaché à la tête le cartilage articulaire qui reçoit une artériole de la tympanique , et l’on emporte cette portion de la mâchoire, après avoir coupé près d’elle les fibres du ptérygoïdien externe, et en laissant l’interne en partie attaché au bord inférieur de cet os. Cette portion d’os enlevée, ainsi que les autres qu’on coupera successivement, pourront être conservées pour être réappliquées plus tard avec des fils métalliques, si l’on veut conserver la préparation.

Séparez des os la dure-mère qui tapisse la région temporale, jusqu’à ce que vous soyez arrivés au tronc de la méningée moyenne; cette séparation se fait, soit par de légères tractions, soit en interposant les doigts ou le manche du scalpel. Faites ensuite dans la dure-mère deux incisions, de manière à en obtenir un lambeau triangulaire, renfermant les ramifications de l’artère méningée; le sommet de ce lambeau correspond au trou sphéno-épineux. Agrandissez peu à peu ce trou avec le ciseau, aux dépens de sa demi-circonférence antérieure et externe, jusqu’à ce qu’il ait le diamètre d’une pièce de cinquante centimes. Détachez avec la scie une portion triangulaire d’os , comprenant la portion écailleuse du temporal et une partie de la grande aile du sphénoïde ; la pointe du triangle correspondra au trou agran(li. La portion d’os est encore adhérente au ptérygoïdien externe : on coupe ce muscle tout près de son attache au crâne , afin de pouvoir enlever ensuite l’os détaché.

On fait un lambeau de la dure-mère qui tapisse la fosse antérieure du crâne, et dans laquelle se ramifie l’artère méningée antérieure. On aura soin de conserver cette artériole fournie par l’ophthalmique ; puis , on enfonce la paroi supérieure de l’orbite , on sépare avec le manche du scalpel le périoste qiii recouvre en dedans la paroi externe de cette cavité , en se rappelant que l’artère lacrymale envoie en avant un rameau qui traverse l’os de la pommette, et qu’il faut ménager. On enlève ensuite avec le ciseau toute la paroi externe de l’orbite, et l’on divise avec la scie l’apophyse montante de l’os zygomatique, au-dessus de l’endroit où passe l’artère malaire , après avoir refoulé en dedans l’oeil et les parties qui l’entourent. Enfin, on détache les parties molles et le périoste qui recouvrent le front

et l’arcade orbitaire supérieure, jusqu’en dehors de l’échancrure orbitaire, de manière à conserver l’artère frontale , qui se ramifie dans ce lambeau de parties molles , et l’on divise l’arcade orbitaire en dehors de l’artère frontale, de manière à pouvoir enlever en totalité la portion d’os séparée.

Telles sont les coupes nombreuses qu’il faut pratiquer pour apercevoir la majeure partie de l’artère maxillaire interne. Il nous reste eependant encore à indiquer quelques coupes particulières, relatives à différents rameaux ; mais avant il convient de faire observer que, le ptérygoidien externe empêchant beaucoup de voir la division de l’artère , il faut peu à peu enlever ce muscle presque en totalité, en n’en conservant que quelques petits paquets isolés qui ne tiendront plus qu’aux artérioles qui s’y rendent. Remarquons encore que la marche de l’artère maxillaire interne est très-tortueuse , et qu’on la coupe par conséquent très-facilement, si l’on ne dissèque pas avec précaution.

Artère tympaniqne. Il faut la suivre à travers la fente de Glaser , au moyen du ciseau.

Artère méningée moyenne. Sa distribution principale se voit aisément ; mais le rameau qu’elle envoie dans le rocher avec le nerf pétreux, est très-difficile à suivre ; on se conduira dans cette préparation , comme dans celle du nerf pétreux lui-même. La dissection en est plus aisée sur une tête d’enfant, ou sur t|ne portion de tête d’adulte dont les os ont été ramollis par l’immersion dans un mélange d’eau et d’acide nitrique; mais alors il faut de nouveau laisser dégorger les parties dans l’eau souvent renouvelée , pour enlever l’acide qui attaquerait les instruments.

Artère maxillaire inférieure. Pour voir son rameau mylo-hyoïdicn , il faut scier la mâchoire dans sa symphyse, et la renverser ensuite un peu en haut.

Artère buccale. On en facilite la dissection, en distendant la joue par de l’étoupe introduite dans la bouche.

Artère alvéolaire. Pour suivre ses rameaux dentaires , il faut enlever la table externe de l’os avec le ciseau ou avec un fort scalpel, en suivant la marche des rameaux artériels , et après avoir abaissé le bord supérieur du buccinateur.

Artère sous-orbitaire. L’œil étant récliné en dedans avec les parties qui l’entourent , ou ouvre avec le ciseau le canal sous-orbitaire jusqu’à une ligne environ du rebord orbitaire inférieur , puis on dissèque les rameaux que l’artère fournit en sortant par le trou orbitaire inférieur ; repoussant ensuite ces rameaux en avant , on incise jusqu’à l’os les parties molles situées en dehors du trou sous-orbitaire , afin de dénuder la fosse canine. Après avoir agrandi le trou vers sa demi-circonférence externe, on ne tarde pas à voir les rameaux que l’artère sous-orbitaire envoie à la muqueuse du sinus maxillaire, et aux dents incisives et canines. On poursuit les premiers avec le ciseau, mais avec la précaution de ne pas déchirer

la membrane muqueuse du sinus , qui est extrêmement mince. Cette partie de la dissection se fera surtout vers la face externe et supérieure du sinus. Les rameaux dentaires seront poursuivis immédiatement au-dessous du trou sous-orbitaire, et en n’enlevant que la table externe de l’os.

Artères jmlatines descendantes et pharyngienne descendante. On suit ces artères en ouvrant avec un ciseau bien tranchant , et à petits coups de marteau , les canaux palatins postérieurs et piérygo-palatin , en travaillant entre l’apophyse pérygoïde externe et l’os maxillaire supérieur. La terminaison des artères dans le palais ne peut pas être aperçue dans lemoment; d’ailleurs la dissection se fait comme celle des nerfs palatins postérieurs. On étudiera en même temps la terminaison de l’artère pharyngienne ascendante ^ dont on n’a vu que l’origine pendant la dissection des artères superficielles de la tête.

Artère vidienne. La paroi externe de l’orbite étant entièrement enlevée, comme nous l’avons dit, le sommet de la fosse zygomatique se trouve bien à découvert; il suffit donc d’enlever peu à peu avec le ciseau les portions externes de la base de l’apophyse ptérygoïde: , et de la grande aile du sphénoïde , de manière à ouvrir le canal vidien. Il est presque inutile de faire observer qu’il faut enlever le nerf maxillaire supérieur et les veines qui entourent les artères dans le haut de la fosse zygomatique et qui contribuent à rendre plus difficile encore cette dissection , qui se fait dans un espace si rétréci.

Artère nasale postérieure. On commence par agrandir le trou sphéno-palatin avec beaucoup de précaution. Dans cette opération on risque surtout de casser les apophyses ptérygoides. On scie (1) ensuite la tête d’avant en arrière , de manière à laisser la cloison du nez du côté où l’on fait la préparation, et l’on enlève de dessus la cloison , la membrane muqueuse qui la recouvre; puis on cerne avec le ciseau le vomeret la lame perpendiculaire del’éthmoïde , de manière à pouvoir enlever en entier ees os. Les ramifications de la nasale postérieure , de la palatine descendante et des ethmoïdales , peuvent alors être étudiées sur la partie membraneuse de la cloison qui est restée en place. On ouvre le canal incisif pour voir l’artériole qui le traverse , et qui va communiquer avec les palatines descendantes , dont on achève maintenant la dissection. Pour voir les rameaux de la sphéno-palatine qui se ramifient sur les cornets , on sépare du plancher des fosses nasales la cloison membraneuse qu’on y avait laissée attachée, on replie le lambeau en haut , et l’on va à la recherche du tronc de l’artère , au-dessus de l’extrémité postérieure du cornet moyen.

(1) Avant que de scier la tête en deux, il est convenable d^ouvrîr le canal carotîque pour mellre à décoiivert le trajet de la carotide interne, sans quoi les parties osseuses , déjà tant affaiblies par la préparation de la maxillaire interne , SC briseraient vers le corps du sphénoïde, ne présentant pas assez de résistance pour permettre l’ouverture du canal carotique.

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