SécrétivUé
L’organe est situé vers le bord inférieur des os pariétaux, immédiatement au-des.sus de la destructivité, ou dans le milieu de la portion latérale du cerveau.
Les facultés de l’esprit possèdent une activité spontanée; il en résulte des pensées , des désirs ,
PENCHAIITS.
des émotions vives , involontaires, dont la manifestation extérieure ne convient pas dans toutes les circonstances. La sécrétivité produit la tendance à cacher ses sentiments, jusqu’à ce que l’intelligence ait porté son jugement sur leurs propriétés et leurs conséquences probables. En outre , les hommes et les animaux sont par moment exposés à des attaques d’ennemis, qu’ils ne peuvent éviter que par une retraite prudente, dans les cas où la force leur manque pour repousser la violence. A l’aide de ce penchant , la nature leur donne la facilité de joindre la prudence, la finesse ou la ruse aux autres moyens de défense, d’après l’inspiration ou les conseils des autres facultés. Ce penchant peut s’appliquer à une grande variété de choses ; il est indispensable pour constituer des personnes d’un caractère prudent. Il imprime une retenue sa.lutaireaux manifestations des facultés, et protège contre une indiscrète curiosité. Ceux qui en sont privés, sont trop francs pour le commerce habituel du monde; ils sont caractérisés par une brusquerie irréfléchie et un manque de tact, dus à la manifestation extérieure instantanée de leurs pensées et de leurs émotions, dès qu’elles jaillissent du cerveau, sans égard pour les exigences du temps , du lieu et des circonstances. Une trop grande énergie de cette faculté, au contraire, lorsqu’elle n’est pas contrebalancée par une forte intelligence et des sentiments mo-
SÉCEÉTIVITÉ.
raux, produit des abus. L’individu confond alors la prudence et l’habileté avec la ruse , il cache tous les projets de sa vie, les graves, comme ceux qui sont sans importance, et il peut même être conduit à recourir au mensonge , à la duplicité et à la tromperie. Ce penchant donne l’adresse nécessaire pour le vol, et, en faisant naître dans l’individu le sentiment intérieur du plus profond secret, il affaiblit la peur d’être découvert, et pousse ainsi indirectement à commettre le crime. J’ai trouvé cet organe proéminent chez un grand nombre de voleurs habituels.
L’organe est également prononcé chez les acteurs et chez ceux qui excellent dans les arts imitatifs. Combiné avec l’imitation, il produit V expression , et donne aux acteurs la faculté de jouer un rôle double, talent nécessairement attaché à la représentation d’une variété de caractères; ou bien les porte à cacher leurs facultés particulières , dont la manifestation ne doit pas avoir lieu pour le moment. Si nous voulons détourner un enfant d’une action qui , sans mauvaise en elle-même, peut cependant lui être préjudiciable, nous feignons d’être en colère et nous la lui défendons. Dans cette conduite la sécrétivité fait probablement taire la philogéniture et la bienveillance, tandis qu’au contraire elle laisse agir la combativité et la
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destructivité. Lorsqu’un acteur remplit le rôle de Richard III, la combativité, la d«»tructivité, la fermeté et l’amour de l’approbation dominent exclusivement, tandis que la bienveillance, la vénération et la conscience ont entièrement disparu. Si cette théorie est juste, ce sera en arrêtant l’action de quelques facultés et en permettant à d’autres de se manifester énergiquement, que la sécrétivité dirigera l’acteur, et son jeu paraîtra autre chose qu’une simple imitation. La puissance de la personnalité est un des éléments d’une dissimulation et d’une hypocrisie profondes. La sécrétivité unie à la gaieté fait partie intégrale de V humour (1), et dérobe la connaissance du caractère , du but et du sentiment réel , ce qui est essentiels dans les représentations comiques. Elle répand dans les écrits une teinte d’ironie, qui est une espèce à' humour j elle donne à l’œil une expression soupçonneuse et un regard oblique. Lorsque ce penchant est prononcé, il fait naître le désir de découvrir les projets des autres et de cacher les siens. Walter So||itt a jeté un grand jour sur les fonctions de
{i)Vhumour y chez le» Anglais , exprime le na/H/r/ dan# l'action d’on acteur comique, de celui qui dit ou fait les choses les plus plaisantes , les plus absurdes , ou les plus sarcastiques , avec gravité «t abandon , et en continuant toujours son jeu de la manière la plus imperturbable. (F.)
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cette faculté, dans un Essai publié dans les Transactions phrénologiques d’Édimbourg.
Ce penchant parait avoir été ignoré des métaphysiciens. Lord Bàcon, cependant, dans son Essai sur la ruse, décrit avec soin plusieurs de ses abus. L’organe est développé sur les têtes de Bruce, de La Fontaine et de Clara Fisher; il est également prononcé chez les Indiens de l’Amérique, chez le débiteur rusé David Haggard, etc.
* Cette faculté et son organe sont des mieux établis. Dans la collection de Gall on remarque le crâne d’un Hongrois rusé, qui trompait tous ses amis en leur empruntant de l'argent. Cette faculté est nécesaire pour faire un bon diplomate et un bon général d’armée : l’organe est développé sur les têtes de Napoléon , do Lamarque, etc. (1). — Établi.
(i) Je connais beanconp de personnes ches lesquelles l’organisation cérébrale, relativement à l’organe en qne^on , est parfaitement d’accord avec lenr condoite. Je dois citer , entre antres , une riche dame de la société , qui a la tête trèslarge à la région de la sécrévité , et qui ne fait toute sa vie , qu’intriguer et tromper ; elle ne peut rien dire , rien faire loyalement; elle ment continuellement pour les choses même les plus indifférentes. Bien plus , elle déploie , dans l’exécution de ses projets , une activité incroyable à y entraîner les personnes qui l’entourent ; elle cherche à les compromettre d’une manière ou de l’antre pour les forcer ensuite à agir dans son sens. Comme elle a aussi l’organe de l’acquisivité
PENCHAHTS. •