COMBINAISON
cheiles diverses personnes; et les manifestations de chacun de ces organes sont modifiées par l’inlluence de ceux avec lesquels il est combiné.
Trois règles peuvent être posées pour apprécier les effets des différences de grandeur relative qui se présentent dans les organes du même cerveau.
Première règle. — Toute faculté a besoin d’être satisfaite avec le degré d’énergie proportionné au volume de l’organe (1); et les facultés dont les organes sont le plus développés seront celles qui seront le plus habituellement favorisées.
Exemples. Si tous les organes animaux sont larges, et les organes des sentiments moraux et de l’intelligence petits, l’individu sera naturellement enclin à s’abandonner à ses goûts et à les contenter par tous les moyens possibles. — Les Caraïbes, Marie Macinnes et Choffron sont des preuves de cette combinaison.
Si, d’un autre côté, les organes des sentiments moraux et l’intelligence sont plus fortement développés , l’individu sera naturellem,ent porté aux actions morales et intellectuelles. Les moules du docteur Hett et du révérend M. M. sont des exemples de cette combinaison.
Seconde règle. — Comme il y a trois espèces de
(i) La condition , tontes choses égales d’aillenrs, est tonjours sous-entendne.
ÉK V0L1]BIE.
facultés, les facultés animales, morales et intellectuelles, qui ne sont pas homogènes de leur nature, il peut arriver que plusieurs grands organes animaux soient combinés chez le meme individu avec plusieurs organes moraux et intellectuels fortement développes. Les penchants inférieurs recevront leur direction des facultés plus nobles , et le genre de vie sera calcule de manière à satii^ire les. facultés dont les organes sont développés.
Exemples. — ^Si lesO'rganes de l’acquisivité et de la consciensciosité sont forts, le vol plaira à -l’acquisivité, mais il révoltera la conscienciosité. Suivant la règle , l’individu s’efforcerait de satisfaire ces facultés, en acquérant des propriétés par une industrie légale. Si la combativité et la destructivité, la bienveillance et la consciencio»sité sont très-développées , les deux premières pourront porter à des outrages sans motif, à des attaques sans réflexion , mais une conduite semblable offenserait les deux dernières facultés ; alors l’individu cherchera des situations où il • pourra les satisfaire toutes : elles lui seront offertes dans les rangs d’une armée destinee à défendre le pays, dans une lutte morale et intellectuelle contre les défenseurs de la corruption et des abus dans l’Église et dans l’État. Luther, Knox, et plusieurs autres bienfaiteurs du genre humain offraient probablement celte combinai-
son de facultés.
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COKBniAlSOTf
- Lorsque le cervelet est très-large, et la philogéniture, l’affectionivité et la conscienciosité faibles, on est enclin à satisfaire les penchants animaux; si les derniers organes sont larges, le mariage sera le seul moyen de plaire à ces diverses facultés.
La bienveillance, l’estime de soi et l’acquisivité sont-elles très-prononcées, l’aumône sera une source de jouissances pour la première; mais, à moins que l’individu ne soit très-riche» le partage de la propriété sera un acte désagréable pour les dernières facultés : aussi préférera-t-il satisfaire la bienveillance par une douceur personnelle. Il donnera son temps, ses peines, son inftuence et ses avis pour l’avantage des autres , mais il ne se dessaisira pas de ce qui lui appartient. La bienveillance est-elle petite, avec la même combinaison , il ne prêtera point d’argent et ne rendra point de service.
- Quand l’amour de l’approbation et l’idéalité seront très-développés, et les facultés réüectives médiocres , l’individu voudra surpasser les autres par la richesse de ses équipages, sa manière de vivre, ses vêtements et son rang. Dans le cas où une puissante intelligence et une grande coascienciosité seront unies aux mêmes facultés, la supériorité morale et intellectuelle sera seule recherchée comme moyen d’obtenir le respect de tous.
Lorsque l’estime de soi est combinée avec un
ER TOLDHE.