DU HATÉB1AL1S3IE
journaux ont cherché à déverser sur cette doctrine, en signalant les prétendus dangers qui l’accompagnent. Une forte intelligence, au lieu de plier devant le préjugé, le renverserait en prouvant que la question n’est qu’une déception, et que, quelle que soit l’opinion que l’on adopte, sur la substance de l’esprit, tous ses attributs ne doivent subir aucune altération.
Mais, pour ne point arrêter nos recherches jusqu’à ce que nous ayons atteint le but, nous devons nous informer, s’il est possible de découvrir la substance dont l’esprit est composé , s’il est matériel ou immatériel. Avant d’agir ainsi , nous devons faire nos efforts afin de bien déterminer les moyens qui sont en notre pouvoir pour arriver à la connaissance de l’essence de l’esprit. Toutes nos connaissances, nous les tironsdela conscience ou de l’observation. En réfléchissant maintenant sur ce que nous sentons, nous ne découvrons rien sur la nature ou l’essence de l’être pensant. Nous n’avons pas la conscience d’une substance spirituelle agissant au dedans de nous, et élaborant le sentiment et la pensée , pas plus que nous ne sentons une substance matérielle produisant ces effets. Nous avons seulement le sentiment des sensations et des émotions d’amitié et d’attachement, des hautes conceptions et des pensées glorieuses; mais la conscience ne saurait nous apprendre si elles tirent leur origine de la matière ou de l’esprit; si le premier germe de la pensée était dans