Le plein mâle est celui dont le trait est dû à une
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pression égale et continue dans toute sa longueur , comme le jambage d’un p.
4, Le plein croissant est celui qui suit immédiatement
la liaison, et qui arrive au plein mâle par un accroissement dépréssion.
3. — Le plein décroissant suit immédiatement Je plein mâle, et arrive au délié par un décroissement de pression.
y. — La liaison est un petit trait fin, vif et léger, produit par le côté droit ou gauche de la plume.
7. — Le délié est un trait menu produit par le tranchant de la plume, et qui suit immédiatement la liaison pour prendre le plein croissant, ou qui suit immédiatement le plein décroissant pour joindre la liaison.
$ 3 . De la Main et des Doigts dans la tenue et les mouvements de la plume.
1 . Quels soni les noms des doigts i — 2. Quelle doit être la tenue de la plume ? — 3. Quelles sont les positions et les fonctions des trois premiers doigts? — 4. Quelle est la position et la fonction des deux derniers doigts? — 5. Quels sont les points d appui de la main ?
I Les doigts ont reçu des noms particuliers qtii ser-
vent à les distinguer, savoir : le pouce, l'index , le majeur ou doigt du milieu, Yannulaire et Y auriculaire.
2. — La plume doit être tenue, sans être pressée, par les^extrémilés des trois premiers doigts, légèrement arqués. Celle légère courbure est nécessaire pour donner à l’écriture de l’élégance et du moelleux.
Le pouce, qui contribue le plus à former le délié et
les liaisons, se place vers le milieu de la dernière phalange de l’index ; il soutient la plume et l’empêche de tourner en
aucun sens. ... ... 1
Le doigt majeur, qui sert principalement a donner les
pleins , doit être un peu dépassé par le bec de la plume. Cet excédant est nécessaire, autant pour garantir le doigt du contact de l’encre que pour aider à la facilité des mouvements. ... j 1 . . 1
L’index maintient la plume inclinée de haut en bas; il
aide le majeur dans la pression et dans les contours.
4. — Les deux derniers doigts, réunis entre eux et détachés des premiers, servent de point d’appui à la main, dont ils suivent la direction.
5. — La main a deux points d’appui , l’origine du poignet et la dernière phalange de l’auriculaire. Ces deux points doivent former une espèce d’arc assez élevé pour permettre l’insertion d'un doigt. Si le bord cubital de la main posait à plat sur la table, la main, toujours gênée, se fatiguerait promptement, et l’écriture participerait à celle gêne.
S 4. Des différents Genres d'écriture.
t. Combien dislingue-t-on de genres d’écriture ? — 2. Qu’cst-ee que la bâtarde? — 3. Qu’est-ce que la coulée ? — 4. Qu’cst-ce que la ronde? — 5. Qu’est-ce que ta gothique? — C. Qu’cst-ce que l’anglaise ou cursive? — 7. L’américaine doit-elle être admise au nombre des genres d’écriture ?
1. — On distingue cinq genres d’écriture, savoir : la bâtarde, la coulée, la ronde, la gothique et Vanglaise ou cursive.
2. — La bâtarde est ainsi nommée parce qu’elle tient le milieu entre la ronde et la coulée. Les pleins y sont mâles et penchés; les liaisons, rares. Dans les m et les n, la liaison se fait non par le bas, mais par le milieu du jambage.
3. — La coulée , moins forte que la bâtarde, tire son nom du nombre et de la qualité de scs liaisons. Il en existe entre presque toutes les lettres, et de plus elles se font, surtout pour les tn et les n, non par le milieu, mais par le bas du jambage. Cette écriture est, en conséquence, plus expéditive et plus coulante que la bâtarde; mais elle est aussi moins lisible, et elle donne lieu à des équivoques lorsque deux m ou deux n se suivent, et que le m ou le n sont suivis d’un t , d’un u ou d'un ï.
Les pleins de la coulée sont mâles et penchés.
4. — La ronde est droite au lieu d'être penchée ; les pleins y sont mâles et perpendiculaires. Elle admet les mêmes liaisons que la coulée, dont elle a aussi les inconvénients. Du reste, la ronde n'est d’usage que dans, les titres de registres, de livres de commerce, d’actes ou de tableaux, etc.
y. — La gothique a , comme la ronde, de£ pleins mâles
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et perpendiculaires; elle en diffère par les lignes brisées qui commencent ou finissent les lettres. Quand une lettre a deux brisures, on les fait dans un sens opposé. La gothique n'admet point de liaisons. On ne l’emploie guère que dans la gravure, la lithographie et l'imprimerie.
<5. — L'anglaise ou cursive est plus penchée que la bâtarde et la coulée. Elle ne procède que par pleins croissants ou décroissants ; les formes en sont élégantes et moelleuses ; les liaisons y sont délicates, les déliés gracieux, et, pour les produire, la plume n’a pas besoin de tourner. La cursive est d'un usage presque général dans les registres, les livres de commerce, les actes, etc.
7. — L'américaine, qui pendant quelque temps a joui d’une certaine vogue, a toujours été proscrite par la plupart des maîtres d’écriture et par les plus habiles calligraphes. On lui reproche d’être trop penchée, trop monotone, et par conséquent d'être moins facile et moins agréable à lire.
§ 5. Des Principes particuliers à chaque genre d’écriture.
1. Quelle doit être la coupe de la plume dans la bâtarde et dans la coulée? — 2. Quelle doit être la tenue de la plume dans ces deux écritures? — 3. Quelle doitêlre la pente de l’écriture bâtarde et la coulée? — 4. Qu’entend-on par lettres extérieures, et combien yen a-t-il d’especes? — 5. Quelle doit être la dimension des lettres dans la bâtarde et dans la coulée? — G. Quelle doit être la position du corps dans la ronde et dans la gothique? — 7. Quelles doivent être la coupe et la position de la plume dans la ronde?
— 8. Quelle doit être la dimension des lettres dans la ronde ? — 9. Quelles doivent être la coupe et la position de la plume dans la gothique ? — 10. Quelle doit être la dimension des lettres dans la gothique? — 11. Quelle doit être la coupe de la plume dans la cursive? — 12. Quelle doit être la tenue de la plume dans la cursive? — 13. Quelle doit être la pente de l’écriture dans la cursive ?
— 14. Quelle doit être la dimension des lettres dans la cursive?
1° Ecriture bâtarde et coulée.
1 . — La coupe de la plume est la même pour la bâtarde que pour la coulée.
La longueur du grand tail doit être d’environ 16 millimètres; celle des carnes à l'extrémité du bec, de 8, et celle de la fente, de 3. Le côté gauche du bec doit être plus long
el plus large que le côté droit, parce qu’il sert à former les liaisons.
On ne doit se servir pour la bâtarde et la coulée que de plumes bouts- d’aile.
2. — Le côté gauche du bec doit être exactement placé sur la ligne horizontale, et le côté droit, uu peu plus élevé. Celte obliquité, jointe à celle de la coupe, est nécessaire pour faciliter le développement des liaisons.
3 . — La pente de la bâtarde et de la coulée est de trois becs de plume, c’est-à dire que, si l'on élève une perpendiculaire du pied de la lettre, à gauche, le sommet de la lettre doit se trouver à trois becs de plume de la perpendiculaire.
A. — - On appelle lettres extérieures celles qui dépassent le corps moyen de l’écriture. On en distingue trois espèces, savoir : 1° les lettres à tête, comme b , d, h, k, 1, t; 2° les lettres à queue, comme g , j , p, q, y ; 5° les lettres à tête et à queue, comme f, / (s).
y. — La hauteur des lettres sans queue ni tète est de sept becs de plume. L’intervalle des pleins dans les lettres à deux branches (a, b, d, g, h, k, n, o,p, q, u, v, y) doit être de trois becs de plume.
Les lettres à tête b, h, k, l, excèdent la ligne de sept becs et demi; le d, de sept becs; le t, de trois becs et demi ; et le s, d’un bec.
Les lettres à queue, g, j , p, q, y, excèdent la ligne de dix becs.
Il n’y a qu’une seule lettre à tête et à queue; c'est la lettre f. Ainsi cette lettre doit avoir sept becs el demi au-dessus et dix becs au-dessous de la ligne. Il en est de même de la lettre s quand on lui donne cette forme /.
Dans la bâtarde, toutes les lettres prennent du haut et du bas une rondeur égale au tiers de leur hauteur. Dans la coulée, les i, les u, les m, les n, etc., n’ont qu’une petite rondeur du bas.
2° Ecriture ronde el gothique.
6. — Dans la ronde et dans la gothique, il faut que le corps soit d’aplomb, et que les deux coudes soient également écartés du corps pour tracer toutes les lettres dans la direction verticale. La distance du corps à la table doit être d’environ trois centimètres.
Manuel. — D. Supérieur. %
7. — La coupc et la position de la plume (bout-d’aiie) sont les mêmes pour la ronde que pour la bâtarde et la coulée.
8. — La hauteur des lettres dans la ronde est de quatre becs de plume.
L’intervalle des pleins, dans les lettres à deux branches, est aussi de quatre becs.
Les lettres à tête excèdent la ligne de quatre becs , excepté le d , qui ne la dépasse que de trois , le t de deux et le s d’un.
Les lettres à queue n'excèdent la ligne que de quatre becs.
La lettre f doit excéder la ligne de quatre becs au-dessus et de quatre au-dessous.
y. — La coupe de la plume (bout-d’aile) est la même pour la gothique que pour la ronde; mais la position en est un peu différente.
Lorsqu’on a formé obliquement les liaisons supérieures , on place la surface du bec de manière à les couvrir exactement. On trace une brisure carrée d’un bec; la ligne d’aplomb doit avoir trois becs, et la seconde brisure, un bec comme la première.
10. — La hauteur des lettres gothiques est de cinq becs de plume.
L’intervalle des pleins dans les lettres à deux branches est de quatre becs. Les boucles des e doivent être terminées à deux becs et demi sur deux de large. La lettre s est formée dans un carré; elle doit avoir cinq becs de hauteur sur autant de largeur.
Les lettres à tête excèdent la ligne de cinq becs , excepté le d et le t , qui ne la dépassent que de trois becs trois quarts.
Les lettres à queue n’excèdent la ligne que de trois becs trois quarts.
La lettre f doit excéder la ligne de cinq becs au-dessus et de trois becs trois quarts au-dessous.
3° Ecriture anglaise ou cursive.