‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 138 sur 327 · L’empire d'Oricnl, presque toujours troublé par · texte numérisé non relu

L’empire d'Oricnl, presque toujours troublé par

des guerres étrangères, civiles ou religieuses, dura néanmoins jusqu’en 1435, époque où Mahomet II, sultan des Turks-Ottomans , s’empara de Constantinople. g

20. — Agir toujours en souverain , quoique la souveraineté semblât toujours être la propriété du peuple et du sénat , tel fut le gouvernement d’Auguste et de ses successeurs jusqu’à Dioclétien. Pour rendre la souveraineté plus imposante , Dioclétien prit le diadème , les vêlements d’or et de soie , et introduisit l’usage de l’adoration et des autres cérémonies orientales. On ne parla plus de puissance consulaire ni tribuniiienne; les titres d’empereur, de seigneur (dominas), furent les seuls reçus. Constantin, en outre, rangea autour du trône les diverses dignités de l’Etal dans une subordination graduée; les familles patriciennes étant éteintes , le titre de patricien ne fut plus qu’une distinction personnelle accordée par l’empereur. Ainsi commencèrent à se former quatre classes privilégiées, distinguées par leurs qualifications : la première, celle des illustres , comprenait les consuls, les patriciens, les préfets, les commandants généraux, les sept ministres du palais; la deuxième, celle des respectables , les proconsuls, les lieutenants généraux, les secrétaires des ministres; la troisième, celle des clarissimes ou honorables, les vice-préfets, les gouverneurs et les sénateurs; on peut compter comme une quatrième classe cel|p des perfectissimes, qui se composait des magistratures subalternes. »,

Tout dépendait de l’empereur : scs édits étaient des lois , tous les magistrats n’étaient que ses officiers. Les consuls étaient inaugurés dans le palais impérial et n’exerçaient aucune fonction réelle : le sénat n’était plus le grand conseil de l’Etat. La charge des préfets prétoriens devint purement

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Civile. Conslantin mil à leur place deux maitresde la milice, et, pour affaiblir une dignité si redoutable autrefois, il établit des patrices, supérieurs aux préfets par le rang , mais sans fonctions. Des commandants stationnaires, sous le titre de comtes et de ducs, furent placés sur les frontières pour les défendre; on leur donna , comme à leurs troupes , les terres limitrophes des barbares , qu’ils pouvaient transmettre à leurs héritiers, pourvu que ceux-ci portassent les armes: ces terres se nommaient des bénéfices.

Le pouvoir civil, séparé du pouvoir militaire, fut confié à quatre préfets, dont les départements ou préfectures furent divisés en provinces appelées diocèses. Chaque diocèse eut son vice-préfet ; chaque province des diocèses , son gouverneur ou président; Home et Constantinople eurent leur préfet particulier, et les autres villes , un décurion.

La nouvelle constitution de l’empire fut toute fiscale. Il y eut des impôts de toute espèce, sur les terres, sur l'industrie, etc., et en outre des dons gratuits, des dépenses municipales, etc.

§ 4. Des lettres, des sciences et des arts, chez les Romains,

sous la république et sous l’empire.

Donnez des details sommaires sur les lettres, les sciences et les arts, chez les Romains, sous la république et sous l’empire.

Des Lettres.

La littérature latine forme, avec la littérature grecque, ce qu’on appelle la littérature classique de l’antiquité. On y trouve des modèles dans tous les genres de compositions , soit en vers , soit en prose.

Les principales époques de la littérature latine sont l 'époque d’Auguste (2 e siècle avant cl 1 er après J. C ) et l 'époque de Lucain (1 er et 2- siècle de J. C ).

Les principaux poètes de la première époque sont :

Poésie dramatique : Piaule (184), auteur de vingt comédies, dont les plus remarquables sont la Cassette et les Méncchmes ; — Térence, de Carthage (192-156), dont il rosie six comédies , entre autres l'Andrienne cl les Adelphcs.

Poésie épique : Firgile, de Manloue (70-19), auteur de l’Enéide, en douze livres , qui lui donne le second rang, après Homère , parmi les poètes épiques.

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Poésie lyrique : Horace , de Vénuse (60-8,), auteur de quatre livres d’odes. Horace est le premier poète lyrique de Home.

Poésie didactique, satirique, épistolaire , etc. : Virgile, auteur des admirables Géorgiques, en quatre livres; — Horace , auteur de l’Art poétique , de deux livres de Satires et de deux livres d’Epîtres; — Ovide (43 avant J. C. — 17 de J. C.), auteur des Métamorphoses, en quinze livres, des Frfstes , en six livres, etc.

Poésie pastorale : Virgile , auteur de dix églogues, entre autres Titvre, Pollion, et la Magicienne.

Poésie élégiaque : Catulle, auteur de quelques élégies ; — Tibutle , de Home (45-17), auteur de trente-cinq élégies distribuées en quatre livres; — Properce, de l’Ombrie (52-19), auteur de quatre livres d’élégies ; — Ovide, auteur de plusieurs recueils d’élégies : les Tristes, les Lettres écrites du Pont (lieu de son exil), etc.

Les principaux poètes de la seconde époque sont :

Poésie didactique : Phèdre , auteur de cinq livres de fables remarquables par leur concision élégante ; — Juvënal, d’Aquinum (42-119), auteur de satires divisées en cinq Jiyres , pleines de verve et d’énergie.

Poésie historique et descriptive : Lucain, de Cordouc (58-63), auteur de la Pharsale (guerre de César et de Pompée), épopée historique et déclamatoire , en dix livres.

. Poésie épigrammatique : Martial, de Dilbao (40-101), auteur de quinze livres d’épigrammes , où , comme il le dit lui-même, il y a du bon, du mauvais et du médiocre.

L’éloquence romaine se concentre tout entière, par les monuments qui nous en restent, dans la personne de Cicéron, qui en est le centre et la- perfection. — Marcus Tullius Cicéron, d’Arpinum (106-45), a été surnommé le Prince des orateurs latins. Il nous reste de lui cinquante-six discours : quelques-uns ont pour objet des questions politiques; la plupart ont été prononcés devant les tribunaux. Les principaux sont les discours contre Verrès, pour Milon , les quatre Calilinaires relatives à la conjuration de Catilina , etc. Après Cicéron, l’éloquence latine cessa de jeter un vif éclat; les formes républicaines s'effacèrent rapidement, et l’art de l’orateur s'éloigna de la tribune asservie pour se réfugier dans les écoles. L’éloquence devint verbeuse et sans but , et les rhéteurs ne donnèrent à leurs élèves , pour exercer leurs talents , que des sujets imaginaires , des traits historiques ou des discours déjà traités par d'anciens orateurs.

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Les principaux historiens latins sont : Jules César (100-fi), auteur de Commentaires sur les guerres des Gaules , en huit livres, qui traitent des expéditions de César •«, dans les Gaules. — Crispus Salluste (85-35), auteur d'une Histoire de la conjuration de Catilina, d’une Histoire de la guerre de Jugurtha. Salluste est appelé le Thucydide latin. — Tite Lite , de Padoue (59 avant J. C. — 17 de J( C.), auteur d’une Histoire romaine, en cent quarante-deux livres, qui embrassaient un espace de 711 ans. Il nous eu manque la partie la plus considérable et la plus intéressante. Tite Live est appelé l’Hérodotc latin. — Cornélius Tacite , d’Intéramna , né l'an 01 de J. C., et qui vécut sous Vespasien , Titus et Domilicn , auteur d'une vie de Julius Agricola , chef-d'œuvre de biographie ; d'un tableau des Mœurs des Germains; d’Annales dont le récit commençait à la mort d’Auguste et se terminait à celle de Néron ; enlin , d'Histoires qui comprenaient les temps écoulés depuis la mort de Néron jusqu’à l’empire de Nerva. Ces deux derniers ouvrages , chefs-d’œuvre de l’histoire latine, ne nous sont point parvenus en entier. — Quinte Curce, contemporain de Vespasien et de Trajan , auteur déclamatoire d’une Histoire d’Alexandre le Grand.

2° Des Sciences

Sous la république, la philosophie nccomple que G’/cérow ; sous l'empire , elle nomme Sénèque le philosophe , Marc Aurèle , Epictèle, Plotin, Thémistius , etc. Pline l’ancien se distingua dans l'histoire naturelle. La médecine, alliée étroitement à la philosophie, en suivit les diverses sectes, qui eurent chacune des médecins distingués, mais tous nés en Orient ou dans la Gaule, tels qu 'Asclépiade et Musa de Grèce , Charmis et Démoslhène de Marseille , Catien de Pergame, en Asie.

Les mathématiques , cultivées avec succès par le Syracusain Archimède , restèrent sous la république au point oh il les avait laissées; sous l’empire, elle se perdirent dans l’astrologie, qui s'en empara exclusivement: aussi désignait-on ordinairement les magiciens sous le nom de mathématiciens. — L’astronomie nomme Sosigènc d’Alexandrie, qui réforma le calendrier sous Jules César, et la géographie, Denys , Strabon , Pomponius Mêla , Ptolémèe , qui tous fleurirent sous l’empire.

C’est dans la science du droit que les Romains n’eurent ni modèles ni rivaux. Cette science est, à proprement parler, l,i

science romaine; on l’étudie encore dans nos écoles , et elle est la base de toutes les législations modernes. '

3° Des Arts.

Les arts subirent les mêmes révolutions que les lettres et les sciences. Peu florissante sous la république, l’architecture brilla d’un vif éclat sous l’empire. C’est alors que la capitale et les provinces s’ornèrent d’innombrables monuments, temples, portiques, théâtres, amphithéâtres, arcs de triomphe, thermes, aqueducs, colisées , ponts, colonnes, etc. Les statues, les tableaux, les mosaïques, les marines, les paysages historiques, décoraient les palais et les villas. Mais ici encore, il y eut peu d’artistes romains; la plupart étaient gaulois, grecs ou asiatiques , et lorsqu’ils manquaient , on dépouillait de nouveau les provinces pour l’embellissement de la capitale/*

HISTOIRE Dü MOYEN AGE.

I. Qu’appcllc-l-on moyen âge ou âge intermédiaire? — 2. Que comprend l’histoire du moyen âge et quelles en sont les grandes divisions?

1. — On appelle moyen âge ou âge intermédiaire les temps écoulés entre les temps anciens et les temps modernes. Les uns le font commencer au partage de l’empire romain en deux empires, celui d’Occident et celui d’Orient, l’an 395 de

J. C.; les autres, à la destruction de l’empire d’Occident par les barbares, l’an 476 de J. C., et il dure jusqu’à la destruction de l’empire d’Orient ou la prise de Constantinople par les Turks-Ottomans , l’an de J. C. 1453.

'2. — L 'histoire du moyen âge comprend, dans une étendue de dix siècles environ, la fondation des Etals modernes d’Occidcnt et l’origine des Etals d’Orient, les événements des croisades , la lutte de l’empire et du sacerdoce , celle de la féodalité et de la royauté, le grand schisme d’Occident et la prise de Constantinople.

Celle histoire peut se diviser en quatre grandes périodes : La première s’étend depuis le partage de l’empire romain et l’invasion des barbares jusqu’à l’avénement des Carlovingiens cl des Abbassides (395-732).

La deuxième période s’étend depuis l'avénemenl des Carlovingiens et des Abbassides jusqu’aux croisades (752 1095).

La troisième période s’étend depuis le commencement des croisades jusqu’à leur fin (1093-1270).

La quatrième période s’étend depuis la lin des croisades jusqu'à la destruction de l’empire d’Orient ou la prise de Constantinople par les Turks-Ottomans (1270-1453).

Première période. — Du partage de l'empire romain et de l’invasion des barbares d V avènement des Carlovingiens et des Abbassides (595-752).

§ 1. Du partage de l’empire à la fin de l’invasion des barbares.

). Quel fut le partage de l’empire après Théodose le Grand ? —

2. Quels sont les peuples barbares qui envahirent l’empire romain?— 3. Quelles étaient leurs mœurs, et comment traitèrentils les indigènes ? — 4. Par qui la Gaule et l’Espagne furent-elles envahies? — 5. Où s’établirent les Bourguignons? — 6. Comment se divisaient les Goths, et quelle cause les mit en mouvement? Qu’était-ce que les Huns? — 7. Où s’établirent les Visigoths? — 8. Qu’élait-ce qu’Allila, et que fit-il? A quoi Venise doit-elle sa naissance? — 9. Que savez-vous sur le démembrement des empires d’Occident et d’Orient? — 10. Quels furent les résultats généraux de l’invasion?

|. — A la mort de Théodose le Grand (395), ses deux fils , Arcadius et Ifonorius, se partagèrent sa vaste succession : le premier alla régner à Constantinople, le second fixa sa résidence à Ravcnne, laissant à Rome sa dignité de métropole. Il y eut dès lors deux empires : l 'empire d’Orient et l’empire d’Occident.

2. — Vers la fin du 4* siècle (395), le monde barbare , appartenant à trois races , la germanique , la sarmate et la • scylhique, sembla se soulever tout entier contre l’empire romain affaibli par les guerres, les richesses et la corruption.

3. — La plupart des barbares étaient nomades; ils vivaient du produit de leurs troupeaux et ignoraient l’agriculture. La fertilité des provinces romaines tenta leur avidité ; ils s’y jetèrent , et ravirent aux indigènes , ici la totalité , là la moitié ou le tiers de leurs terres.

4. Outre les Francs ', la Gaule fut envahie et ravagée par les Plains, les Suéves et les Fondâtes (406), qui bientôt passèrent en Espagne. Les Vandales s’établirent ensuite en Afrique avec Genséric (420).

il . — Les Bourguignons , de race germanique, se fixèrent avec Gundicaire , leur chef, à l’est des Gaules, entre la Saône et la Méditerranée (407). Les fils de Clovis les incorporèrent aux Francs (534).

G- — Les Goths se divisaient en Oslrogolhs, ou Goths de l’est, et Visigoths, ou Goths de l'ouest. Issus des îles Scandinaves ils dominaient, au 4 e siècle, de la mer Noire au Don et à la Livonie (Russie d’Europe). L’arrivée des Huns les mil en mouvement.

Les Huns, peuple nomade, appartenaient à la race des Kalmouks actuels. Vaincus par les Chinois, ils émigrèrent vers l’Europe, poussant devant eux tous les peuples qu’ils rencontraient , Alains, Osirogolhs , Visigoths , etc.

7 . — Les Visigoths, conduits par Alaric (403-410), ravagèrent l’Italie et Rome. Honorius traita avec eux; ils s'établirent (418) dans l’Espagne et dans le midi de la Gaule. Clovis les chassa de l’ Aquitaine; mais ils achevèrent la conquête de l’Espagne, qu’ils gardèrent jusqu’à l’invasion des Arabes (8 e siècle).

8. — Attila, roi des Huns, qui se nommait lui-même le Fléau de Dieu, commandait, vers 430, de la Chine à la Baltique, il se jeta sur les Gaules avec une armée de cinq cent mille hommes et vint assiéger Orléans; mais les Francs, les Visigoths et les Bourguignons, réunis sous les ordres du Romain Aétius, le repoussèrent de cette ville et le délirent dans une grande bataille près de Méry-sur-Seine , en Champagne (454). Attila regagna, par l’Italie septentrionale, la Pannonie (Hongrie), où il mourut deux ans après; après lui l’empire des Huns s’évanouit (453).

Le passage d'Attila par l’Italie donna naissance à une ville célèbre. Les Vénctes de I'adouc, fuyant les Huns, se réfugièrent dans les lagunes voisines , et Venise commença pour être un jour la reine des mers.

O. — L’empire d'Occidenl ne survécut que23ansà celui d’Attila. Il finit en la personne de Bonmlus Auguslulus , fils du Pannonien Orcste, que détrôna Odoacre , roi des Hérules (476). Alors les barbares achevèrent de s’établir

t. Pour ce qui regarde les Francs, voyez aussi l’Histoire de FranccrCctte observation s’applique a»* autres époques.

Dit MOYEN AGK. 333

dans les provinces romaines, et Odoacre se fil déclarer roi d’Italie. Ce royaume nouveau ne dura que i~ ans ; il fot détruit en 493 par Théodoric , roi des Ostrogoths , à qui • Zénon , empereur d’Orient, avait cédé l’Italie. Théodoric conquit aussi la Provence et réunit les Etats gaulois des Visigoths aux siens ; mais, sous ses petits-fils, les deux peuples se séparèrent de nouveau.

L’empire d’Orient eut moins à souffrir que celui d’Occident de l’invasion des barbares. Il ne perdit guère que la Colchide et l’Arménie, qui lui furent enlevées par les Perses sous Anastase (303).

IO- — La barbarie triompha de la civilisation, et les* vaincus partagèrent l'ignorance et la rudesse des vainqueurs. Toutefois ceux-ci se firent chrétiens, mais malheureusement presque tous sous l’influence de l’arianisme.

flans le mélange des deux races , les langues se mêlèrent comme les mœurs , et les conquérants subirent le joug de la langue latine, qui était celle du culte et qui devint celle des lois. De là sortit une langue vulgaire ou rustique, qui fut depuis appelée romane , et de laquelle sont dérivés tous les dialectes de l’Europe méridionale.

On attribue à l’invasion barbare la dépopulation et la misère qui se firent si longtemps sentir dans les provinces romaines, autrefois si florissantes. L’agriculture fut négligée faute de bras et de consommateurs; le commerce, sans sûreté et sans encouragement , ferma tous ses canaux aux productions de la terre comme aux produits de l’industrie ; les arts de première nécessité se dégradèrent , et les arts libéraux n’existèrent plus.

§ 2. De la fin de l’invasion des barbares à Mahomet.

I. Où s’établirent les Ostrogoths? Par qui furent-ils chassés ? —

2. Quel fut le régne de Justinien et l’état de l’empire après ce prince ? — 3. Que firent les Lombards ? — 4. Quel fut le règne d’Héraclius? — 5. Que se passa-t-il en Espagne sous la, domination des Visigolhs ? — 6. Qu’est-co que les Saxons fondèrent.

• en Angleterre? Où les Bretons se réfugièrent-ils? — 7. Quels furent les premiers rois de la monarchie française? Que fit Glovis après avoir soumis la Gaule romaine? — 8. Quelle fut la fondation des principaux Etats slaves? — 9. Quelle était ht religion des barbares? Quels services les moines rendirent-ils v à cette époque? — 10. Quel fut l’esprit et le caractère de cette époque?

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