‹ Nouveau manuel des aspirants et aspirantes aux brevets complémentaires de l'instruction primaire rédigé d'après les programmes officielsChapitre 23 sur 327 · Le sujet est la personne ou la chose dont le verbe · texte numérisé non relu

Le sujet est la personne ou la chose dont le verbe

exprime l'existence, l’état ou l'action. On reconnaît Je sujet d’un verbe en faisant avec ce verbe les questions qui ou quoi ? Ex. :

Dieu est. — Qui est? c'est Dieu. — Dieu est donc le sujet du verbe est.

Dieu est bon. — Qui est bon? c’est Dieu. — Dieu est donc le sujet du verbe est.

Dieu aime les hommes. — Qui aime les hommes? c’est Dieu. — Dieu est donc le sujet du verbe aime.

4. — L’ attribut est la qualité, la manière d’être, que l’on attribue au sujet. On reconnaît l’attribut en faisant avec le sujet et le verbe la question qu’est-cc que ? Ex. :

Dieu est bon. — Qu’est-ce que Dieu est? bon. — Bon est donc l’attribut du sujet Dieu.

5. — Le complément ou régime est le mot qui complète le sens commencé par un autre mot (substantif, adjectif ou verbe). Quand on dit : aimer la vertu, les mots la vertu complètent l’idée commencée par aimer ; la vertu est donc le complément ou le régime du verbe aimer.

Il y a deux sortes de compléments : le complément direct et le complément indirect.

6. — Le complément direct est celui qui complète sans aucun intermédiaire la signification d’un mot. Il répond à la question qui ou quoi? Ex. :

On estime les jeunes gens studieux. On estime qui ? les jeunes gens studieux. — Je chéris l’étude. Je chéris quoi? l’élude. — Les jeunes gens studieux et l'étude sont donc compléments directs des verbes on estime, je chéris.

7. — Le complément indirect est celui qui complète par l’intermédiaire d’une préposition la signification d’un mol. Il répond aux questions à qui? de qui? pour qui? par qui? etc., à quoi? de quoi? pour quoi? par quoi? etc. Ex. :

La vertu plaît aux hommes. La vertu plaît a. qui? aux hommes. — La modestie convient au mérite. La modestie convient a quoi? au mérite. — Jtux hommes, au mérite, sont donc les compléments indirects des verbes plaît, convient.

g. — Un même verbe peut avoir à la fois un complément direct et un complément indirect. Ex. :

Dieu comble les hommes (compl. dir.) de biens (eornpl. ind.). — L’étude donne a l’homme (compl. ind.) une satisjaclion durable (compl. dir.).

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