La tierce mineure comprend un ton et demi : ré-mi-fa
23. — Il y a dans la gamme trois tierces majeures et quatre tierces mineures. On rend majeure une tierce mineure par l’emploi du dièse, et mineure, une tierce majeure par l’emploi du bémol.
26. — La mélodie est une suite de sons que l’on fait entendre seuls.
27. — On appelle accord l’émission simultanée de plusieurs sons musicaux différents , et accord parfait , l’ensemble des sons do-mi-sol de la gamme diatonique.
28- — On appelle harmonie une suite d’accords. Ce qui détermine le nombre des parties, c’est le nombre des sons qu’il y a dans l’harmonie : une personne seule chante un solo; deux personnes qui chantent en parties, c’est-à-dire avec des sons différents, forment un duo : trois personnes, un trio; quatre personnes, un quatuor, etc. Le chant s’appelle chœur , lorsque la même partie vocale est exécutée par plusieurs personnes.
29. — Les principales nuances de goût et d’expression s’expriment par les notes et les signes suivants :
Piano ou P, pour exécuter à demi-voix ; Pianissimo ou PP, très-doux ; — Forte ou F, fort ; — Fortissimo ou FF, très-fort ; — Crescendo ou Cresc. < , pour augmenter progressivement la force d’un son ou d’une succession de sons ; — Decrescendo ou Decresc. ==- , pour commencer
fort et diminuer progressivement ; — Liaison '" s , pour lier deux ou plusieurs notes.
50- — On appelle reprises les portions d’un chant qu’on doit recommencer : on les indique par 2 points ( : ) placés l’un au-dessus , l’autre au-dessous de la ligne moyenne de la portée et près des barres de séparatiou.
Le point, placé après une note , l’augmente de la moitié de sa valeur. Ainsi une ronde pointée, O'i vaut 3 blanches; une blanche pointée, 3 noires ; une noire pointée, !*',
3 croches, et ainsi de suite.
Le point d’orgue est un point surmonté d’une petite ligne courbe, , qui marque un repos plus ou moins long pendant lequel on respire.
Le point d’arrêt superposé aux signes du silence a le même effet que le point d’orgue.
31- — Filer un son, c’est le prolonger en observant une gradation insensible pour aller du pianissimo au forte , et revenir du forte au pianissimo par la même gradation.
32- — Airaquer un son, c’est commencer l'exécution d’une partie musicale, ou la reprendre après un silence.
33- — La bonne prononciation consiste à donner aux lettres et aux syllabes les sons naturels de la langue employée.
54. — L'articulation est une manière d’exécuter qui ne laisse pas perdre une syllabe des paroles, ni une note de ta musique.
33. — On appelle temps forts les temps impairs (1,3, 3, 7), et temps faibles les temps pairs (2, 4, 6, 8), dans la mesure à 4 et à 2 temps. Le 1 er temps seul est fort dans la mesure à 3 temps.
36. — Une note syncopée est celle qui commence à un temps faible et se prolonge sur un temps fort. La syncope se reconnaît à la courbe qui unit d’une me-
sure à l’autre deux notes posées sur la même ligne.
57. — Les notes coulées sont des liaisons partielles de quelques notes unies par une petite courbe ^
38. — Le détaché ou staccato se fait quand , au lieu de soutenir les notes pendant toute leur valeur, on les sépare par un silence pris sur celle même valeur. Telle est 1 a note
pointée f'
ft
§ 3. De la Tonalité ou Constitution des Tons et des Modes.
I. Quelle note appcile-t-on la tonique dans une gamme ou dans un chant composé avec les notes de cette gamme? — 2. Pourquoi dit-on qu’un morceau de musique est en ut ou do, en la, en ré? — 3.Qu’est-ce que des dièses ou des bémols constitutifs, et où les pJace-t-on dans la musique? — 4. Qu’est-ce qu’armer une clef, et comment les signes de l’armure agissent-ils sur les notes de la pièce de musique? — 6. Qu’est-ce que des dièses ou des bémols accidentels, et quel en est l’effet momentané? — C. Quelles sunt dans la gamme les trois notes dites tonales et invariables? —7, Quelles sont les trois notes dites modales et variables? — 8. Qu’est-ce qui caractérise le mode majeur et le mode mineur d'un ton quelconque? — 9. En quoi consiste la différence d’armure du majeur au mineur d’un même ton? — 10. Quand il n’y a qu’un dièse pour le mode majeur, qu’y a-t-il pour le mode mineur? Quand il y a deux dièses au majeur, qu’y a-t-il au mineur, etc.? — 11. Qu’est-ce que des modes relatifs? — 12. Quel est l'intervalle qui sépare les toniques de deux tons et modes relatifs? — 13. Les deux tons ou inodes relatifs ayant la même armure, quelle est la note qui, dans les premières mesures, peut annoncer le mode majeur ou le mode mineur? — 14. Quelle est la règle générale qui peut servir à faire connaître le ton elle mode d’un morceau de musique, d’après la note finale de la mélodie ou la base d’accompagnement? — 15. Qu’appelle-t-on transition enharmonique?
I. — Dans une gamme , on appelle tonique la première et la dernière note ; dans un chant composé avec les notes de cette gamme, c’est la dernière seule qui est tonique.
2- — On dit qu’un morceau de musique est en ut ou do, en fa ou en ré, lorsque la tonique est ut ou do, fa ou ré.
5. — On appelle dièses ou bémols constitutifs ceux qui constituent le ton d’un morceau ; on les place en tête d’un morceau, et après la clef.
4- — Armer une clef , c’est y joindre les dièses et les bémols constitutifs ; ces signes de l’armure agissent à toutes les octaves des notes qui en sont affectées, et cela, tant que dure le morceau de musique.
u. — Les dièses ou bémols accidentels sont ceux qui ne
sont que momentanément employés : aussi n’agissent-ils qr/e dans la juste mesure où ils sont mis dans la gamme.
6. — Les trois notes dites tonales et invariables, parce qu’elles déterminent le ton, sont ut ou do, fa, sol (1, 4, 5).
7. — Les trois notes dites modales et variables, parce qu’elles caractérisent le mode, sont mi, ta, si (5, 6, 7).
8. — Dans un ton quelconque, ce qui caractérise le mode majeur, c’est la tierce majeure de la tonique , et ce qui caractérise le mode mineur , c’est la tierce mineure de la tonique.
9. — La différence d’armure du majeur au mineur d’un même ton , c’est que l'armure du mineur a 3 dièses de moins ou 5 bémols de plus que celle du majeur.
10. — Quand il n’y a qu’un dièse pour le mode majeur, on le remplace au mineur par 2 bémols , et quand il y a 2 dièses, on ne le remplace que par un bémol.
11. — Les modes relatifs sont le mode majeur et le mode mineur, ayant la même armure, quoiqu’appartenant è des tons différents.
12. — L’intervalle qui sépare les toniques de deux tons et modes relatifs est d’une tierce mineure.
13- — Les deux tons ou modes relatifs ayant la même armure, la note qui, dans les premières mesures, peut annoncer le mode majeur ou le mode mineur est la note sensible du mode mineur qui correspond à l’armure. (On appelle note sensible le dernier dièse de l’armure ; la tonique elle-même est l’avant-dernier bémol.)
14. — La règle générale qui peut servir à faire connaître le ton et le mode d’un morceau de musique d’après la note finale de la mélodie ou la base d’accompagnement , est celle-ci : le mode est majeur, si la tierce de la tonique est majeure, et mineur, si la tierce est mineure.
13. — On appelle transition enharmonique le passage entre deux notes diatoniques qui forment une seconde majeure, comme ut dièse et ré bémol.
g 4. De l’ Écriture musicale.
1. Quelle est la conditiun première do l'écriture musicale? — 2. Comment se font les dictées de l’écriture musicale? — 3. Comment peut-on juger de la durée d’une note? — 4. Donnez un exemple de dictée musicale.
1 . — La condition première de l’écriture musicale, c’est «le connaître la forme, la position et l’effet des différentes clefs ; la figure et la valeur des notes et des silences ; la valeur et le signe des mesures, des bémols, des dièses et des bécarres ; les mots et les signes de la lecture courante musicale ; les différents tons et modes, etc.
•i. — Les dictées de l’écriture musicale se font de deux manières : 1" sans intonations musicales, c’est-à-dire que le nom des notes est prononcé sans les solfier; 2° avec vocalisation, c’est-à-dire que l’on doit trouver non-seulement les figures, mais encore le nom des notes vocaiisées.
— On juge de la durée d’une note dictée soit par le nombre de temps qui s’écoulent entre son appellation ou sa vocalisation et celle d’une autre note , soit par le nombre des notes qui se passent dans un même temps.
4. — Soit dans la clef de sol une mesure à quatre temps avec la valeur d’une ronde par mesure. — On écrit d’abord la clef de sol et. tête de la portée , un C après la clef et le chiffre 4 sur la mesure.
l'remiére mesure :
un, «leux, trois, quatre ; do blanche, si blanche, barre.
Deuxième mesure :
un, deux, trois, quatre; do noire, rénoire, /««blanche, barre. Troisième mesure.
un, «Jeux, trois, quatre; «’éblanehe, «/onoire, si noire, barre. Quatrième mesure :
un, «leux, trois, quatre; do blanche, £ pause ; un, deux, barre.
§ 5. Du Plain-Chant.
I. Qu’esi-ce que le plain-chant? — 2. De combien de lignes l.t portée du plain-chant est-elle formée?— 3. Dites les principales ligures du plain-chant?— 4. Quelles sont les deux clefs dont on se sert dans le plain-chant ? — 5. Le dièse et le bémol sont-ils employés dans le plain-chant? — 6. De quelle manière le plainchant doit-il être chanté? — 7. Combien y a-t-il de tons ou modes dans le plain-chant? — 8. Quelles sont les deux notes qui font distinguer le ton d’une pièce de plain-chant ?
i . — Le plain-chant est le chant d’église. On en attribue l'invention à saint Ambroise, archevêque de Milan ; perfectionné par saint Grégoire le Grand, il a pris le nom de chant grégorien.
a. — La portée du plainl-chanl n’est formée que de i lignes , parce que les morceaux de ce chant dépassent rarement l'étendue de 8 à 9 notes.
3. — Les principales figures du plain-chant sont la longue, la brève et la demi-brève : elles ne sont pas arrondies comme celles de la musique ordinaire; elles ont la forme de carrés et de losanges : ^ longue valant 2 brèves , ■ brève
valant 2 demi-brèves, ♦ demi-brève.
4. — Les deux clefs dont on se sert dans le plain-chant sont la clef d’ut p et la clef de fa ^p. Elles indiquent les
mêmes degrés de sons que les clefs de la musique ordinaire.
3. — On ne se sert que rarement du dièse; mais le bémol est souvent employé devant le si , et quelquefois devant le mi. Le bécarre détruit l’effet du dièse ou du bémol armé comme dans la musique ordinaire.
O. — Le plain-chant doit être ehanlé généralement d’une manière égale, sauf les hymnes, les psaumes et les proses, pour lesquels on emploie la psalmodie , ou récitation chantée.
7. — Il y a dans le plain-chant huit tons ou modes : les tons impairs (1,3, 3, 7) sont les principaux, et ils se nomment supérieurs à cause de leur étendue vers l’aigu à partir de la finale; les tons pairs (2, i, 6, 8) se nomment infé-
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rieurs, parce qu’ils descendent de quelques notes au-dessous de la finale.
8. — Les deux notes qui font distinguer le ton d’une pièce de plain-chant sont la finale et la dominante.
La finale est la note par laquelle finit toujours un chant (excepté dans les psaumes et dans les cantiques) ; la dominante est la note qui revient le plus souvent dans un chant, surtout dans les psaumes et dans les cantiques.
CTMNASTIQCE.
GYMNASTIQUE