‹ Nouveau manuel des dermatoses ou, maladies de la peau, classés d'après la méthode de M. le Professeur Alibert, avec la synonymie de Willan. Et la concordance des différentes méthodes employées par nos meilleurs auteurs, suivi d'un formulaire pour la préparation des médicaments. Employés à l'Hôpital Saint-Louis a l'usage des hôpitaux des et des élèves en médecineChapitre 20 sur 79 · XXX ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE · texte numérisé non relu

XXX ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE

ment de plusieurs faisceaux fibreux, d'autant plus denses et plus serrés, qu’on les examine plus près de sa face superficielle.

Papilles. On à donné ce nom à une multitude de petites éminences, tantôt linéairement disposées, comme à la paume des mains et à la plante des pieds, tantôt irrégulièrement disséminées à la surface du Corps ; sous le rapport de /a structure, elles se présentent comme un tissu spongieux , érectile, dans lequel se distribuent des filets nerveux, des ramuscules artériels et veineux : leur siége est à la surface libre du chorion , et elles sont recouvertes par l’épiderme dans les inégalités duquel elles s’enfoncent.

Réseau lymphatique de la peau. On donne ce nom à un lacis de vaisseaux plus superficiels que les vaisseaux sanguins, et communiquant seulement avec les vaisseaux et les ganglions lymphatiques sous-cutanés.

L'existence de ces vaisseaux, déjà reconnus et figurés par Mascagni, a, depuis, été mise dans tout son jour par les belles injections de Haase, de Lauth, de Panizza, et par les travaux tout récents de M. Fahman, M. Cruveilhier a parfaitement réussi à injecter les vaisseaux lymphatiques de tout le membre abdominal, en piquant la plante du pied d’un enfant nouveau-né.

Ces vaisseaux, sans ouverture à la surface de la | peau, n’ont pas de valvules, présentent des dilata-

DE LA PEAU. | XXXI tions ou ampoules dans le cours de leur trajet, et forment ordinairement deux couches bien distinctes, une superficielle ou sous-épidermique , l'autre sousdermique ou profonde.

Pigmentum. On appelle ainsi la matière colorante de la peau ; plus abondante chez le nègre que chez le blanc, elle constitue une coucheuniforme à la surface du derme ( Bichat prétendait à tort qu’elle était contenue dans des vaisseaux particuliers) ; elle est formée de molécules noires, insolubles dans l’eau. Blumenbach regardait ces molécules comme un simple dépôt de carbone ; mais on pense généralement aujourd’hui qu’elles sont dues à la matière colorante du sang.

Le pigment cutané offre, dans sa coloration, diverses nuances qui vont du blanc au noir et au rouge de cuivre : il règne, du reste, encore beaucoup d’obscurité sur la source de cette singulière substance. M. Gauthier pense qu’elle est fournie par les bulbes des poils; M. Breschet la regarde comme le résultat de la sécrétion d’un organe particulier qui aurait son siége à la face extérieure du derme; M. Cruveilhier avance n'avoir jamais pu constater l’existence de cet organe et de ses tubes excréteurs. Ce célèbre anatomiste paraît disposé à partager l’opinion de ceux qui attribuent le pigment aux vaisseaux papillaires.

Épiderme. Membrane dense, demi-transparente,

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