XXXII ANATOMIE ET PHYSIOLOGIE
imperméable, qui recouvre la surface externe de la peau, et fait, d’après Chaussier, l'office d’un vernis sec, qui empêche le contact immédiat des agents extérieurs sur les papilles cutanées , et amoindrit les sensations tactiles. Sa surface interne est creusée d’une multitude de fossettes, dans chacune desquelles est reçue une papille. Chez le nègre, ces petites anfractuosités sont principalement remplies par la matière colorante.
L’épiderme tient au chorion par une foule de filaments très-déliés, transparents et susceptibles de s’allonger de plusieurs lignes avant de se déchirer. Les anatomistes ne s’accordent pas sur la nature de ces filaments; Cruikshank les regarde comme de simples prolongements épidermiques, Béclard comme des espèces de tractus muqueux ; Kaw, Boerhaave et G. Hunter les croyaient des vaisseaux exhalants; Chaussiér et Bichat affirment qu’ils sont à la fois vaisseaux exhalants etabsorbants ; Bidloo les considère comme des vaisseaux sudorifères ; Eichorn comme des vaisseaux sudutoires, auxquels il attribue à la fois les facultés exhalantes et absorbantes (1).
(1) Pour expliquer les phénomènes d’exhalation et d’ab: sorption cutanée, Sténon, Malpighi ,elc., avaient admis des glandes sudoriféres logées dans le tissu adipeux, et s’ou-" vrant à l'extérieur par un orifice muni d’une valvule. Cette