‹ Nouveau manuel des dermatoses ou, maladies de la peau, classés d'après la méthode de M. le Professeur Alibert, avec la synonymie de Willan. Et la concordance des différentes méthodes employées par nos meilleurs auteurs, suivi d'un formulaire pour la préparation des médicaments. Employés à l'Hôpital Saint-Louis a l'usage des hôpitaux des et des élèves en médecineChapitre 48 sur 79 · HERPES · texte numérisé non relu

HERPES

dans le traitement des dartres ; la premiére série comprend tout ce qui peut apaiser l’inflammation;, comme: la saignée, les sangsues, les boissons délayantes, les topiques émollients ou opiacés, les bains simples, amylacés ou gélatineux, enfin une diète plus ou moins sévère.

La seconde série comprend tout ce qui peut exercer sur l’économie une action plus ou moins stimulante, comme: les sucs de plantes, les décoctions amères, les toniques, les astringents , les acides minéraux, les purgatifs, les diurétiques; les bains sulfureux, alcalins, ceux de vapeur simple ou aromatique , enfinles préparations sulfureuses, mercurielles, antimoniales, arsenicales : ces dernières, auxquelles on joint parfois celles de nitrate d’argent et quelques: autres aussi actives, sont d’un emploi dangereux et devraient être, sinon rejetées tout-à-fait de la thérapeutique, du moins réservées pour l’usage externe, Tous ces moyens, combinés de mille manières différentes, devront être secondés'par l'observation rigou-: reuse des préceptes de l’hygiène.

DEUXIÈME GENRE

varus (Alibert); Varus (1). Acné et sycosis (Bateman).

Affection chronique et principalement caractérisée jar des taches ou par des pustules plus ou moins ‘ouges et enflammées, plus ou moins profondément nchâssées dans l’épaisseur du derme, pouvant se lévelopper sur toutes les parties du corps, mais le lus ordinairement bornées à la face: ces pustules ‘eposent sur un noyau tuberculeux qui précède, ac- 5ompagne, et souvent même suitleur développement; les parviennent lentement à la suppuration, et laisent parfois après elles de petites cicatrices linéaires ot blanchâtres. -

Causes. — Le varus est surtout commun dans la eunesse et l’âge adulte ; l’époque de la puberté, un lempérament bilieux et a pa , une peau brune t huileuse, une barbe épaisse et fournie, paraissent favoriser son développement. Certaines formes lu varus sont plus fréquentes chez la femme ; d’au-

(1) Le nom de Varus paraît avoir été donné à la dermaose qui nous occupe, et dont la face est le siége le plus ordidire, à cause des changements qu’elle DE si fréquemment à la physionomie.

tres semontrent presque exclusivement chez l’homme,

L’on attribue généralement cette dermatose à tout ce qui peut porter sur la peau une irritation directe: comme la malpropreté, l’action d’un rasoir mal affilé, abus des cosmétiques, l'exposition fréquente à une vive chaleur, mais surtout aux écarts de régi= me, à l’abusdes ses à une nourriture échauffante, aux excès vénériens ; ou bien à une continence trop absolue, à la masturbation, à une vie trop séden= taire, aux veilles prolongées, aux émotions vives de l’âme, à la suppression d’une évacuation -habituelle; à un état particulier et inconnu de l’économie , quel quefois, enfin, à une disposition héréditaire.

Sympiômes et marche. — Le varus survient le plus ordinairement sans aucun trouble de l’économie, et se manifeste souvent par de petits boutons durs, enflammés , d’un volume variable , discrets et disséminés sur le front, la face, les épaules, le tronc, et quelquefois sur d’autres parties du corps; tantôt ces boutons forment de petites pustules superficielles qui se sèchent promptement en écailles furfuracées (acne simplex, Bat.) ; tantôt, plus volumineux, ils mûrissent avec lenteur et offrent un noyau central formé par l’inflammation d’un follicule sébacé (acne indurata, Bat. ).

Dans ce dernier cas, le bouton du varus suit une marche progressive ; du quatrième au huitième jour

VARUS,. 141 eulement, son sommet purulent se ternit, s’ouvre et aisse échapper une humeur jaunâtre plus ou moins erne ; il en sort même souvent, à l’aide de la presion, un petit bourbillon formé, soit par le follicule ui-même, soit par une pseudo-membrane qui en a ris la forme, et qui présente un petit kyste contedant une matière sébacée. Le varus est presque touours alors suivi d’une petite cicatrice indélébile : il peut encore laisser des squammes ou des croûtes généralement petites, minces, et plus ou moins persisantes.

Lorsque l'inflammation .vareuse est bornée aux ollicules sébifères, elle peut ne se manifester que par leseffets d’une sécrétion plus active: l'humeur sébacée plus abondante se présente alors, soit sous la forme de petits corps blancs, cylindriques, souvent tout-àfait noirs à leur sommet, et que l’on fait sortir par la pression du follicule où elle s’est concrétée (tannes); soit sous celle de squammes ou de croûtes brunes ou jaunâtres ( varus comedo, Alibert). C’est presque toujours sur le nez et au front que le varus se présente avec ces derniers caractères.

L’on observe souvent chez les femmes et chez les. individus qui abusent des alcooliques une autre forme de varus : ce sont des rougeurs généralement pustuleuses, disséminées ou plus ou moins rapprochées, qui envahissent le nez, les joues et le front ,

(varus gutta, rosea, Alibert); ces plaques peuvent être bornées à un petit espace, comme s’étendre jusqu’aux oreilles et au cou.

Tantôt les parties malades n’offrent qu’une coloration rosée plus ou moins vive, tout au plus accom: pagnée d’une légère desquamation furfuracée ; tan= tôt cette eczémation de la peau est compliquée, soit d’aspérités dues à une inflammation plus vive et plus profonde , soit des pustules ou des diverses altéra= tions des follicules sébacés dont il a déjà été ques= tion.

Outre ces phénomènes, l’on peut encore observer un engorgement plus ou moins considérable des tis= sus malades, l’inflammation des membranes muqueuses voisines, et, dans quelques cas, des symptômes de scorbut,

Mais de toutes les formes de l’éruption vareuse , la plus redoutable est, sans contredit, celle que l’on désigne sous le nom de mentagre, et qui attaque sur: tout les hommes pourvus d’une barbe’épaisse et four= nie, Les pustules qui la caractérisent sont générale: ment volumineuses, profondément enchâssées dans l'épaisseur du derme, souvent nombreuses et confluentes ; leur sommet devient vésiculeux et purulent:; leur base est circonscrite, dure, rouge et enflammée ; la surface malade est le siége d’une vive démangeaison ou d’une cuisson fort douleureuse ; aux pus=

VARUS. 413 ules succèdent bientôt des croûtes épaisses , griâtres, brunes ou verdâtres ; la peau, fortement inectée, présente des aspérités nombreuses, et l’inflamnation , parfois étendue jusqu’aux bulbes des poils, létermine leur chute, et laisse pour un temps plus ou noins long de larges places entièrement dénudées.

Le varus suit le plus souvent une marche chronique ; cette dermatose se prolonge souvent plusieurs nnées et peut même durer toute la vie; elle est rarenent accompagnée d’un. mouvement fébrile et ses hénomènes se bornent presque as à ceux de ‘éruption.

L’inflammation vareuse à son siége dans les couches lu derme, et surtout dans les follicules sébacés.

De toutes les affections qui précèdent , le varus 16 pourrait être confondu qu’avec quelques cas d’heres; mais un examen attentif fera toujours éviter une emblable erreur.

Le pronostic du varus varie suivant l’âge et le temérament du sujet, le degré d’intensité de la maladie , a marche aiguë ou chronique, son état de simplicité ju de complication, sa nature accidentelle ou constituionnelle.

Quelques faits porteraient à à croire que le varus eut, dans certains cas, se transmettre par voie de ontagion.

Espèces. — M. le professeur Alibert admet six es-

pèces de varus: 1° le varus sébacé où comedo ; 2° le varus miliaire ou: frontal; 5° le varus orgeolé ; 4° le varus disséminé ; 5° le varus goutte-rose ; 6° le varus mentagre { Monographie des Dermatoses) (à). |

Traitement, — Suivant quele varus est aigu où chronique, l’on conseillera.les saignées locales où générales , les boissons délayantes et laxatives, les topiques émollients, mucilagineux ou opiacés ; puis quelques préparations sulfureuses ou alcalines inté= rieurement et en lotions , les douches sulfureuses froides , les bains sulfureux alcalins ou de vapeur,

Mais dans le varus passé à l’état chronique , Pon pourra être forcé de recourir aux stimulants, aux ass tringents et même aux cathérétiques. - À ces moyens externes, que l’on combinera de mille manières difs férentes, l’on pourra joindre l’usage intérieur des toniques et des sudorifiques, un régime plus ou moins succulent , etc.

L'on devra, du reste, s’attacher à remplir chaque indication particulière et opposer aux différentes complications les moyens appropriés.

(1) Bateman, sous le nom d’acné, admet quatre variétés, savoir : acne simplex , acne punctata, acne indurata , acne rosacea ou couperose, et le sycosis, qu’il décrit à part, et qui correspond au varus mentagra de M. Alibert.

MÉLITAGRE. 145 TROISIÈME GENRE.

IÉLITAGRE (Alibert); impetigo (Wil. et Bat.). Melitagra (4),

Dartre survenant le plus ordinairement sans au un trouble de l’économie, et principalement caracérisée par le développement de petites pustules lont le nombre et la disposition sont extrêmement ariables; ces pustules laissent écouler un liquide séro-purulent qui, par sa concrétion rapide, donne eu à la formation de croûtes jaunâtres et melliformes.

Causes. — La mélitagre se montre surtout au prinemps et à l’automne; dans l’âge adulte, chez les lemmes , chez les sujets doués d’une constitution biieuse, lymphatique où lymphatico-sanguine.

L'on attribue généralement cette dermatose à lacion directe des corps irritants, aux ardeurs du soleil, à une disposition particulière de l’économie , à l’hérédité ; enfin cette affection peut être snpiontque d’une altération organique interne.

(4) Le nom de Mélitagre a été donné par M. Alibert à la dermatose qui nous occupe, parce que ses croûtes ressemblent parfaitement à une couche de miel desséché ; c’est l'affection que quelques auteurs appellent impetigo, mot vague donné par les anciens à millé affections différentes , et dont le sens étymologique est loin de répondre à la marche habituelle de cette maladie,

146 MÉLITAGRE.

Sympiômes et marche. — La mélitagre survient dans la plupart des cas sans aucun phénomène pré= curseur ; quelquefois cependant elle peut être pré-= cédée d’un malaise général; mais toujours elle se manifeste par des taches rouges, rugueuses, de forme et d’étendue variables , sur lesquelles on aperçoit bientôt un grand nombre de petites pustules aplaties; jaunâtres et à base enflammée.

Ces plaques mélitagreuses se développent sur la face, le cuir chevelu, le tronc et même sur les extré: mités ; elles peuvent être bornées à une petite région: ou couvrir tout un membre , et, dans quelques cas rares, envahir toute la surface des téguments ; elles peuvent affecter une forme régulière , ronde ou ovale (impetigo figurata , Bat.), comme exister sans aucune regularité (impetigo sparsa, Bat. ).

Les pustules de la mélitagre, presque toujours dis= posées en oroupes rapprochés , acquièrent tout au plus le volume d’un grain de millet, se rompent au bout de quelques jours, et laissent écouler un liquide séro-purulent qui, par sa concrétion, donne bientôt lieu à la formation de croûtes jaunâtres ou légèrement verdâtres, généralement humides, minces et molles:

Ces croûtes, que l’on à justement comparées à des couches de miel concret et au suc gommo-résineux de certaines plantes, ont une base plus ou moins vive et enflammée, et sont constamment le siége d’une forte

MÉLITAGRE. 147 émangeaison ou d’un sentiment d’ardeur et de cuisson plus ou moins pénible.

Les partiessous-jacentes continuent à sécréter l’humeur mélitagreuse, qui tantôt contribue à augmenter l'épaisseur des croûtes primitives, tantôt s'échappe au dehors et forme de nouvelles concrétions.

Les croûtes de la mélitagre ne présentent pas toujours les caractères que nous venons d’exposer ; ainsi, quand la dermatose existe depuis long-temps, ou qu’elle affecte des individus dont la constitution est létériorée par la syphilis, la scrofule ou le scorbut, les sont souvent épaisses , fort adhérentes, d’un aune verdâtre, brunes ou grisâtres, rugueuses, inéjales et fendillées (impetigo scabida, Bat. Ÿ

Dans ce cas, les parties affectées sont le siége d’une xhalation abondante, et peuvent présenter de pro- ‘ondes excoriations et quelquefois même des ulcérations.

La mélitagre , le plus souvent bornée aux phénomènes de son éruption , peut cependant être complijuée d’un mouvement fébrile, d’un gonflement plus Ju moins considérable des parties sur lesquelles elle “pose, et, dans quelques cas, de l’engorgement des >landes lymphatiques voisines. LA … La durée de la mélitagre est très- variable : elle peut se terminer au bout de quatre ou six septenaires, “omme aussi se prolonger plusieurs mois et même

148 MÉLITAGRE.

plusieurs années. Cette affection est très-sujette à des. retours , tantôt irréguliers , tantôt périodiques.

La terminaison de la mélitagre s’annonce par a chute des croûtes, la suppression de l’exhalation mor bide et le retour des téguments à l’état normal; le plus souvent cette dermatose ne laisse aucune trace de son existence.

La mélitagre se distingue du varus et du phlyzacia par l’agglomération , la petitesse et la courte durée de ses pustules; on peut dire, en général, que la marche de la mélitagre, jointe à la physionomie particu= lière qu'offre chacune de ses périodes, ne permet guère de la méconnaître.

Le pronostic dela mélitagre varie suivant son degré d'intensité, son étendue, son siége, sa marche aiguë ou chronique, son état de simplicité ou decomplication.…

Espèces. — M. le professeur Alibert n’admet que deux espèces : 1° la mélitagre aiguë; 2° la mélitagre chronique. Sous le nom d’impetigo, Batman admet les cinq variétés suivantes : 1° l’impetigo figurata; 2° l’impetigos. parsa; 3° l’impetigo érysipelatodes ; 4° Vimpetigo scabida; 5° l’impetigo rodens. M. Gibert pense que l’on doit rapprocher du genre impetigo le porrigo larvalis de Willan. |

Traitement. — Suivant que la mélitagre est aiguë - ou chronique , l’on conseille : les saignées générales ou locales, les boissons délayantes., les topiques émol-

. ESTHIOMÈNE. 149 lents et mucilagineux, les laxatifs, les bains simples ou amylacés, et plus tard les lotions et les bains de Baréges, les topiques résolutifs et quelques boissons dépuratives ;

Ou bien les tisanes amères, toniques ou sudorifiques, les préparations alcalines , antimoniales , mercurielles , les topiques dessiccatifs, les bains de mer , les douches de vapeur , les fumigations aromatiques , etc.

QUATRIÈME GENRE

ESTHIOMÈNE (Alibert). Esbrouevos ( Lupus ,Wiïllan).

Affection éminemment chronique, ayant le plus ordinairement son siége au visage, et principalement caractérisée par le développement de tubercules larges, aplatis et d’un rouge obscur: ces tubercules, tantôt indolents, tantôt accompagnés d’une sensation plus ou moins pénible, finissent toujours par se con- Yertir en ulcérations croûteuses et rougeâtres.

Causes. — L’esthiomène se montre surtout dans Venfance et la jeunesse, chez les sujets scrofuleux, lymphatiques ou nés de parents dartreux ou cancé- TEUX. à

On attribue cette darmatose aux causes irritantes externes, à une disposition particulière de économie,

150 ESTHIOMÈNE.

mais surtout au vice scrofuleux : quelquefois cependant elle attaque des individus jouissant, en apparence, de la santé la plus robuste.

Symptômes et marche. — L’esthiomène, dont le nom lui-même indique la marche rongeante, se manifeste le plus ordinairement à la face, soit au lobule ou aux ailes du nez, soit à l’une des joues ou à la lèvré supérieure, sous la forme de tubercules aplatis, ova= laires, diffus, mal circonscrits et d’un rouge brun où livide : ces tubercules peuvent être tout-à-fait indolents, ou le siége d’une démangeaison plus ou moins vive; ils peuvent rester long-temps à l’état rudimentaire, ou bien faire, des progrès assez rapides: quoi qu'il en soit, l’on finit toujours par les voir grossir, s'étendre, se confondre et s’ulcérer : ces ulcérations, d’abord superficielles, sont le siége d’un suintement ichoreux, et se couvrent bientôt de croûtes sèches assez adhérentes et diversement nuancées : la peau qui les environne s’injecte, se ramollit et se tuméfie.

Arrivé à ce point, l’esthiomène peut offrir dans sa marche plusieurs modifications importantes: tantôt lulcère, protégé par des croûtes brunes, jaunes ou verdâtres, reste long-temps stationnaire ; tantôt on le voit guérir dans le lieu qu’il occupait d’abord et s’étendre aux parties voisines; tantôt, enfin, il fait de continuels progrès en surface eten profondeur : c’est ainsi qu’il peut envahir toute la face, détruire la peau, le

ESTHIOMÈNE. 451 ssu cellulaire, les muscles, les cartilages, ne s’arêter qu’aux os et imprimer à la physionomie les plus ideuses déformations.

L’éruption tuberculeuse ne précède pas toujours ulcération de l’esthiomène : celle-ci peut être simplenent annoncée par une rougeur circonscrite à la peau, jui s’amincit et s’use comme par les effets d’une véitable absorption.

L’esthiomène, surtout chez les sujets scrofuleux et ÿmphatiques, est quelquefois accompagné d’un bourouflement plus ou moins considérable des tissus qui ’environnent.

Dans l’ésthiomène la douleur est loin d’être toujours n rapport avec l'étendue de ses ravages : souvent nême le malade n’éprouve que le sentiment pénile d’être un objet d’horreur pour tout ce qui l’aproche : du reste cette redoutable affection présente lans ses symptômes, dans sa marche et dans ses derés, mille variétés différentes. |

L’esthiomène est toujours une affection de longue lurée ; sa guérison ne peut s’obtenir qu'avec les seours de l’art, et sa terminaison la plus heureuse est ouvent suivie de cicatrices difformes qui peuvent êner plus ou moins l’action des organes.

L’esthiomène ne peut être confondu avec aucune les maladies qui précèdent.

Bien que cette dermatose compromette rarement

152 ESTHIOMÈNE. | la santé générale, ses progrès redoutables quand on! l’abandonne à elle-même, Ja résistance qu’elle oppose aux moyens thérapeutiques, la fréquence de ses réci= dives etles difformités qu’elle peut entraîner à sasuite, rendront toujours son pronostic très-ficheux.

Espèces. — M. le professeur Alibert n’admet que deux espèces : 1° l’esthiomène térébrant ; 2° l'esthio= mène ambulant ou ser pigineux (1 ).

Trailement. — Les moyens employés contre l’es= thiomène ont toujours pour but de modifier la vita= lité des parties malades et de determiner une exci= tation salutaire : on a rarement recours aux anti phlogistiques : l’on conseille à l’intérieur les amers, les dépuratifs, les spipnifiques, les purgatifs et quelquefois les préparations d’or ou d’arsenic.

Mais c’est aux topiques que l’on a le plus souvent recours : ils sont presque tous choisis dans la classe des excitants ou des cautiques: ainsi, l’on conseille l’application des pommades soufrées et iodurées, le stv— rax , l’émétique, les poudres d’euphorbe et de cantharides incorporées dans l’axonge, la poudre arsénicale de Dupuytren, le nitrate acide de mercure, le nitrate d’argent Die sic.

(1) M, Biett, sous le nom de lupus, distingue trois variétés: 4° le lupus qui détruit en surface ; 2° le lupus qui détruit en profondeur ; 3° le lupus qui s accompagne d’hypertrophie,

DERMATOSES CANCÉREUSES, 4153

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