VERRUE
ou sous-muqueux, et existent presque toujours en grand nombre chez le même individu.
Causes. — L'enfance, une peau fine et délicate, l'exercice des professions qui. obligent à manier des substances dures et pulvérulentes, paraissent favorables au développement de la verrue.
On attribue cette dermatose aux irritations r'épétées de la peau par les agents extérieurs , à une certaine disposition herpétique, à une tr ansmission héréditaire ; souvent à un état particulier et tout-à-fait inconnu de l’économie.
Symptômes et marche. —Laverrue n’étant le siége d’aucune douleur, $on premier développement a sOuvent lieu à l’insu dé celui qu’elle affecte : elle se présente à l'observateur Sous ‘deux aspects différents qu’il importe de noter : tantôt c’estune petite tumeur inégale, dure et âpre au toucher, peu élevée au-dessus des téguments,-auxquels elle tient par une large base:(verrue-commune, Alibert; expos des anciens). Gette.éspèce se rencontre principalement sur les mains; on la trouve encore à Porigine des : membranes: muqueuses, + 47 +; »jee ep
Dans d’autres cas, la verrue est portée:sur:un pédicule-allongé; $on:corps présenterun renflement plus ou moins sillonné à l’extrémité libre du rpédicule (poireau); quelquefois même-ce renflement n'existe pas, et l’extrémité libre de la verrue se trouve aussi
VERRUE. 261 grêle que sa base: (xzxpozxopdmy des anciens) ; cette espèce est plus commune au cou et au page que pie tout ailleurs. durs
La verrue'se développé généralement avéc lenteur : elle met presque toujours plusieurs mois pour son entier accroissement; $on volume ne dépasse guère celui d’un gros’ pois; le plus souvent discrète, élle n’est lé siége d’aucune ‘sensation douloureuse ét "ne aisé quelque gêne que lorsqu'elle se développé dans le pli d’üne articulation ou entre les doigts.
Le nombre des verrues varie chez chaque individu ; elles sont tantôt rougeâtres, tantôt d’un blanc mat : ailleurs, leur couleur ne diffère en rien de celle de la peau. Les unes sont molles au toucher: d’autres dures et comme cartilagineuses.
Quant à leur organisation, elle est loin d'être ! toujours identique : formées le plus souvent par une superposition de couches épidermigues, elles ressemblent dans d’autres cas à des”poches‘membra- | “ flasques et vides; quelquefois ce sont deux lames de peau réunies par leur face-intérieure ; on ‘en:voit qui nepeuvent se rompre sans laisser écouler une certame'quantité de-sang ; quand on des coupe près de leur base, elles présentent une'surface bleuà : tre sur laquelle ‘ne. tardent pas -à ipointiller une: ou plusieurs gouttelettes sanguines.