‹ Nouveau manuel du physionomiste et du phrénologiste, ou les caractères dévoilés par les signes extérieursChapitre 40 sur 133 · N. 31. COLORIS · texte numérisé non relu

N. 31. COLORIS

Sens des rapports des couleurs, talent de la peinture. (Gall.) (Spurzheim.)

Les peintres ne sont pas tous doués du même genre de talent ; les uns se distinguent par la pureté du dessin, d’aulres par la composition, quelques-uns par le coloris, Gall avait remarqué ces différences, mais sans pouvoir en pénétrer la cause ; pour y parvenir, il examina très-attentivement les peintres qui montraient plus de vigueur dans le coloris, et il s’aperÇut que chez eux la partie de l’arc sourcillier, immé-

iatement au-dessus du milieu de l’œil, s’avançait en forme de proéminence, de sorte que l’œil semblait enfoncé dans l'orbite. Cette première donnée le conduisit à de nouvelles observations, et enfin, dans un de ses voyages, il vit une col-

lection de portraits de tous les peintres fameux de l'un « l’autre sexe qui doivent leur réputation au coloris, et ces por traits, en lui montrant le même développement du milier du sourcil, achevèrent de confirmer sa découverte. Reste : savoir si ces portraits élaient bien ressemblans, et si Gall n° pas été trompé par quelques coups de pinceau donnés uni quement pour l’effet, car, on ne saurait trop le répéter, de portraits, surtout de personnages morts depuis des siècles ne peuvent offrir aux phrénologiens que des notions très: vagues et toujours incertaines, de même que les plâtres don le moule n’a pas été coulé sur le crène lui-même. Les un comme les autres sont à rejeter lorsqu'on veut obtenir de se recherches phrénologiques un résultat qui soit positif etcertaini

Sur la tête de Joseph Vernet, peintre de marine et paysa: giste, les facultés perceptives sont bien développées; on do: en outre remarquer les organes de la configuration et du cc loris, dont l'influence, jointe à celle de la construction, dé: termine le genre de talent qui caractérise Joseph Vernet € l’a rendu célèbre. (Voyez planche 1re, fig. 31.)

Il existe des personnes totalement privées de l’organe d' coloris. Nous connaissons une dame qui est totalemen privée du sens de l’odorat : les odeurs les plus fortes, le plus piquantes, ne lui produisent aucune espèce de sen: sation; le musc, ou l’assa-fœtida, est pour elle la mêm chose. Gall cite le docteur Unzer, à Altona, qui n’a ja: mais saisi la différence du vert au bleu. Spurzheim vit Dublin un amateur des arts mécaniques et du dessin qui m trouvait pas de différence entre le rouge et le vert. À Edim bourg il rencontra trois frères et un de leurs cousins qui m distinguaient pas le vert du brun {singulière maladie de fa: mille). M. le docteur Scoutetten dit que la ville de Met possède un musicien distingué et doué d’une très-bonne vue qui cent fois a essayé vainement d'apprendre à connaître le couleurs; le vert est bleu pour lui, et le gris lui semble rouge Il ne reconnaît avec certitude que le noir et le blanc.

En examinant la forme des yeux de ces messieurs et sur tout celle de la cornée transparente, on découvrirait peut-êtr la cause de cette bizarre indisposition, et ka possibilité de 1 faire cesser par l’usage de lunettes dont les verres seraien taillés selon que l’exigerait le vice de conformation, qu’il es permis de soupçonner avec juste raison dans cette circonstance

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