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que la femme est froide et humide pour la fin que la nature s’est proposée, et que parce qu’elle est froide, il faut qu’elle soit foible et ensuite timide, pusillanime, soupçonrieuse, défiante, rusée, dissimulée, flatteuse, menteuse, aisée a s'of— fenser, vindicative, cruelle en ses vengeances, injuste, avare, ingrate, superstitieuse; et parce qu’elle est humide, il faut enfin qu’elle soit mobile, légère, infidelle, impatiente, facile à persuader, pitoyable, babillarde.
Voyons maintenant quelle est la constitution des parties qui suit le tempérament de la femme, et où consiste la beauté qui lui est propre et naturelle.
Premièrement la taille en est plus basse et plus grêle que celle de l’homme ;
La teste plus petite et plus ronde, et tout le visage est de la mesme figure, Elle a beaucoup de cheveux qui sont longs, déliés, et mollets au toucher;
Le front en est égal, uny, plus long et plus arrondy vers les tempes ;
Les sourcils sont déliés, molles, éloignés l’un de l’autre, et qui se courbent doucement à l’entour des yeux ;
Les yeux sont grands, noirs, doux et modestes ;
Le nez médiocre, qui descend tout d’un trait sur les lèvres, et qui s’arondit doucement à l'extrémité ;
Les narines petites et peu ouvertes;
Les joues rondes;
La bouche petite ; |
Les lèvres rouges, un peu grossetles, qui ne se pressent point, et qui sont immobiles, si ce n’est lorsqu'on parle ou qu'on rit;
Les dents sont petites, blanches, bien arrangées ;
Le menton doit être rond, poly, et où le moindre poil ne paraisse pas ;
Les oreilles petites, molles et bien compassées ;
Le col rond, longuet, gresle, uny et égal partout;
La gorge charnue, le sein ferme, rond et médiocre en grandeur ;
Les épaules petites et serrées;
Le dos estroit et foible ;
Les cuisses rondes ct charnues ; ; ur
Les genoux ronds, où il ne paraîsse aucun signe de jointure ;
Les pieds petits, arrondis et charnus ;
Les bras courts et justement arrondis:
Les mains longues, petites et charnues ;
Les doigts longs, déliés et ronds:
Toute la peau molle, douillette, et d’une blancheur exquise, si ce n’est au lieu où l’incarnat se mesle avec elle, comme aux joues, au menton et aux oreilles ;
Enfin la faiblesse paroist dans sa voix et dans tous ses mouvements; la pudeur et la retenue dans sa mine, dans son gesle et dans son maintien.
II ne nous reste plus qu’à montrer que de tous les traits qui composent la beauté de la femme, il n’y en a pas un qui ne marque une inclination vicieuse.…
Mais, pour l’éciaircissement d’une proposition si estrange, il faut venir davantage aux détails des choses, et montrer par les règles de la physionomie, qu’Aristote et les autres grands personnages de l'antiquité nous ont laissées, qu'il n’y à point de vérité si bien établie que celle-là.
En effet Aristote nous apprend que le visage qui est petit est une marque de pusillanimité.
Le visage rond est un signe de malice et de colère.
petit est une marque d’une humeur légère et incorrigible ; Le front © rond un signe de colère et de faiblesse d’esprit; long et uny annonce la flatterie. noirs marquent la timidité; grands indiquent l’inconstance.
Les Zèvres grosses et molles annoncent le babil, la curiosilé pour les affaires d'autrui et la négligence pour les siennes propres; quelques-uns mesmes prétendent que c’est un signe d’avarice et de mensonge, deux vices fort ordinai-res parmi les nègres,
La bouche petite est un signe de foiblesse et de mensonge.
Le menton rond dénote l'envie.
. " co! long et gresle décèle un naturel timide et babilard,
Les yeux
La gorge unie et charnue prouve la crédulité et la foiblesse de jugement.
Les épaules petites et serrées indiquent l’ayarice,
Les cuisses, Jes pieds et les mains charnues et petites, le dos étroit et foible, sont les marques d’un naturel mol, efféminé, délicat et voluptueux.
aujourd’hui on ne croit plus à ces esprits-là ni à d’autres Score; ainsi nous n’en parlerons pas.
Aristote indique neuf signes propres à faire connaître le caractère des humains. |
1° Le mouvement du SOFPS, Comme le marcher, le geste, le maintien;
29 La beauté et la laideur F4
59 La couleur :
4° L’air du visage ;
5° La qualité du cuir;
60 La voix;
79 La charnure:
80 La figure
et 90 La grandeur (
Les qualités naturelles de l'esprit nécessaires pour mettre en pratique l’art de connoistre les hommes, sont, dit La Chambre, la force de l'imagination et la bonté du jugement; car bien que la mémoire Y soit requise, à cause qu’il faut se Souvenir de beaucoup de préceptes, d’un grand nombre de signes, et de la connexion de beaucoup de choses dont celte science est pleine, il est assuré que le plus grand ef— fort se fait du côté de l'imagination et du jugement; car il auten un moment se former diverses images, remarquer beaucoup de signes semblables et dissemblables, et en— suite faire la Comparaison des uns et des autres, pour savoir ceux qui sont Jes plus forts et les plus faibles. Ou il
des parties.