EXPRESSION
rapidité de la pensée toutes les expressions aussi fugit qu’instantanées des différentes passions, lorsqu'elles vienh à se manifester par leurs signes extérieurs, et qu’ils sont, ou moins fortement prononcés.
Alors le peintre qui désirerait connaître, d’après ses | pres études, une des plus belles parties de son art, celle doit, sans aucun doute, le rapprocher le plus de la pou cherchera donc toutes les occasions de distinguer la véritl manière de dessiner parfaitement tous les traits, tous les tours d’une figure passionnée, afin d’arriver à tout ce « est possible d'obtenir pour rendre l’expression. Cepeni nous devons encore lui rappeler deux choses... La premi c’est qu’en santé comme en maladie il existe un princip} vie, qui établit un mouvement général dans toutes les : ties solides du corps et qui constitue son organisme ; qui impossible de le voir exister sans participer aux diverses a tions de l’âme, puisque la vie ne se manifeste jamais auiren que par cette influence réciproque des unes sur les aut! et que malgré qu’elle soit inconnue, ses effets n’en sont! moins prouvés jusqu'à l'évidence.
La 2e, c’est qu’en peinture il n’y a qu’un seul instax saisir pour rendre, représenter, ou rappeler à l’œil du spel teur, la perception des impressions sur le cerveau, et de là les sens dont les habitudes sont telles que les sensations s”' cutent toujours avec précision, promptitude et sans fatig, comme sans douleur pour l'individu jouissant de toute plénitude de ses facultés intellectuelles.
Ainsi, l’expression pour le peintre consiste donc à trr de suite tous les signes extérieurs du visage par lesq s'annonce un mouvement intérieur qui se manifeste au-dehn non—seulement sur tous les traits de la figure, mais en dans les gestes, les attitudes qui sont toutes également H] nes, commodes ou faciles, enfin celles que l'individu } toujours varier à son gré dans toutes les situations où 1 trouve, et qu'il conserve assez souvent, même après aï cessé de vivre.
De là nous devons conclure qu’un artiste, en chercham rendre particulièrement tout ce qui est susceptible d'exc dans le spectateur l’idée de ce qui n’existe pas réellement cl les objets qu’il veut peindre, en leur donnant la vie & mouvement, doitse trouver assez heureux lorsqu'il paryt
fection ; alors si cet art a été surnommé divin
Considérée comme telle, la peinture ne devait certainement pas dégénérer en suivant une autre route que la sculpture, elle a dû, par conséquent, toujours chercher l’expression dans les belles formes; en effet, si l’on voulait encore douter de la connaissance des anciens dans l’art de réunir la beauté des formes à l'expression, il suffirait de jeter un simple coup-d’œil sur toutes leurs Statues qui sont arrivées jusqu'à nous, et entr’autres sur Je Laocoon, pour se convaincre du contraire, C’est Pourquoi nous ne craindrons pas de prooquer le zèle des artistes en leur traçant la marche à suivre
pour obtenir des effets, sinon aussi grands, au moins telle Ment sûrs qu’ils ne puissent jamais essayer une expression sans être certains d'y réussir.
C’est par le moyen de l'anatomie que les sculpteurs et les peintres devront toujours s’assurer d'acquérir, 10 une connaissance exacte des os qui composent la forme essentielle de l’ex-
30 de la sensibilité que tous les nerfs y entretiennent en les traversant.….; 40 en examinant bien les arlères ainsi que les eines qui se distribuent dans tous les tissus pour arriver jusqu’à l’épiderme et le colorer....; 50 enfin en considérant, pour les détails, les yeux ainsi que leur entourage, le nez avec les formes qu’il peut avoir; les lèvres et leurs contours, enfin tout ce qui peut contribuer dans la face, et servir à lui donner une expression plus ou moins marquée dans les passions de tout genre, comme dans son état de tranquillité la Plus complète.
Cependant toutes les parties de la face étant variables d’après l’âge et les sexes , dans la santé comme dans Ja maladie, Par suite des impressions momentanées ou long-temps conti=
dent essentiellement de la perspective et des proportions, c+ à l'intelligence qu’il convient de s’en rapporter d’après règles invariables. Ici l'anatomie des localités et des for: a dû seule nous occuper.
Dans le caractère particulier à donner aux physionomiess peintre ne peut guère s'occuper de la moralité ; cependi il doit savoir distinguer celles qui sont ignobles ou abjecth spirituelles ou rusées , fières ou rampantes, stupides, ind férentes, affectueuses ou repoussantes. Mais la conformatà du front, des yeux, du nez, de la bouche, l’ovale de la gure, l’implantation des cheveux lisses ou crêpus, la calviti la couleur de la barbe, celle des moustaches, tout cela doit être regardé que pour des accessoires qui cependä exigent encore d’être fidèlement rendus.
Mais vouloir, par leur moyen, trouver des rapprochemé de la figure humaine avec celle des animaux, dire et affirm qu’il y a ressemblance avec quelques-uns de ceux-ci pot en tirer des inductions sur le caractère particulier de l’ine vidu, cela n’est plus admissible; nous conseillons les artisë d'abandonner complètement des idées pareilles ; enfin ils doivent guère considérer dans les affections morales indiv: duelles, l’action des muscles de la face, parce que leur traë quillité permanente imprime à la longue une sérénité presq# ineffaçable, de même que la douleur continuée abaisse la pas pière supérieure et ternit en même temps l'éclat brillant l'œil dans toutes les circonstances.
C’est pourquoi un peintre, en étudiant, doit plutôt fai attention à tout ce qui appartient à la physionomie et sert caractériser les passions, puisqu'il ne lui reste pas d’autt moyen de faire reconnaître son modèle ; le phrénologiste ches chera seulement à connaître la conformation des os de tête, et le physionomiste toutes les parties molles qui les r couvrent.
Ainsi, naturellement, on peut donner à un homme que lc voit une fois un air bon ou méchant, spirituel ou idiot, règ ou désordonné dans sa manière de se conduire au milieu € la société; mais ces jugemens intéressent irès-peu les artil tes. Cependant ils doivent être prévenus que sur la face d’ui homme franc il peut se rencontrer que les yeux soient co verts, alors il doit se bien garder de s’en servir pour ex! primer la franchise ; que si le prolongement de l’ovale dans -
face est un signe de bêtise, un homme d'esprit peut certaine. ment se irouver avec cette forme extérieure ; à moins d’être
raison , il faut donc que l'artiste se borne dans son travail à exprimer l’amabilité dans celui qu’il veut faire chérir, la
Maman AM AAA A A MAR MAG AAA AA Aa