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Marie protège les n an frngég

Elle est terrible, la mer, lorsque la tempête en soulève les flots irrités. Que peut l'homme en présence de ces forces impétueuses qui le dominent ? 11 ne lui reste qu'à recourir à celle que l'Église appelle l'Étoile de la mer, Stella maris. Voici un bel exemple qui prouve qu'on n'invoque pas Marie en

vain. Nous avons appris le fait du missionnaire luimême, à qui il est arrivé.

C'était en 1854, en revenant des missions sur la côte d'Afrique; après quelques jours d'heureuse navigation, une violente tempête s'éleva. Le capitaine et les marins ne se rappelaient pas avoir jamais vu un vent si furieux et une mer si agitée. Loin de s'apaiser, la tempête devint plus terrible : le mât fut emporté, tout ce qui était sur le pont fut enlevé et entraîné à la mer. Les vagues tombaient sur le vaisseau avec tant de fureur, qu'on en était saisi d'épouvante.

Alavue de ce péril imminent de faire naufrage, le capitaine ordonne loules les mesures de sûreté. Il n'y avait plus moyen de rester dans le navire, qui menaçait de sombrera chaque instant. Tous les passagers viennent donc sur le pont. Des câbles sont attachés, et chacun s'efforce de ne pas être entraîné par les vagues terribles qui le couvrent à chaque instant.

Le danger croissait sans cesse; le vaisseau était sur le point de coulerbas. Dans ce moment suprême, le missionnaire se tourne vers la Reine du ciel. Alors il s'écrie au milieu du vent déchaîné : « Mes amis, faisons vœu à Marie d'aller en pèlerinage à son sanctuaire, pieds nus, et d'y faire toutes nos dévotions. » Un coup de vent terrible survient ; le navire se penche, ils croient tous toucher à leur heure dernière ; mais Marie a eu pitié des siens.

A peine le zélé missionnaire avait prononcé le vœu, que tous les passagers, se jetant à genoux, l'avaient fait aussi. Le missionnaire leur avait donné l'absolution, et lui-même avait recommandé son âme à Dieu. Tout à coup la tempête diminue. Le capitaine reprend courage et ordonne de se mettre aux pompes; enfin on tend avec des draps de lit une vcile latine ; et, ô prodige ! après trois jours on arrive en vue de Bordeaux. Aussitôt passagers et marins, avec le missionnaire en tête, se rendent pieds nus en pèlerinage à l'autel de Marie et y font leurs dévotions. « Qu'elle est bonne, la Reine du ciel, pour ses enfants ! » disait le missionnaire en racontant ce fait. Nous vous répéterons donc : Aimons à jamais noire divine Mère !

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