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Lettre d'un lieutenant de la garde à son frère

Le journal d'Arras, la Société, a publié la lettre suivante :

« Sébastopol, 9 septembre 1855.

« Grâce à ma médaille, mon cher Adolphe, deux fois j'ai été préservé d'une mort certaine. A l'assaut de Malakoff, une balle est venue me frapper en pleine poitrine ; mais, rencontrant celte médaille, elle a dévié de sa direction, et, au lieu de me percer de part en part, elle a glissé entre les côtes sans causer de lésion aux organes essentiels. J'en suis quitte pour quelques jours de lit. Je souffre, car la percussion a été vive ; ma respiration est teès-pénible, et cela se conçoit; mais ce ne sera que momentané. La balle, Oui s'était faufilée dans les côtes, a été facile à extraire. J'ai remercié Dieu et la sainte Vierge de la Drotection visible qu'ils m'ont accordée ; sans cette protection, je serais aujourd'hui sous six pieds de terre. «

«C'a été une admirable journée crue cette journée

du 8 ! l'élan des troupes a été magnifique ! Sébastopol n'existe plus. Nos pertes ont été cruelles.

« Adieu, et, je l'espère, au revoir ! Je t'embrasse, « Ton dévoué frère,

« P. Dimont, lieutenant de la garde, d

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