IIIIIHWIIWH
F~ 1 , - fl - - " " C
fi - ~
m or est
f y ff „ ~ 9 - * * ~
est
fu iÎT8^8™
- rus
llW s a > a -fi
mmumwrnnBxsa
fu tu
rus
lh - - - - 1
fu
tu rus
lu
tu
rus
J'ai rencontré une seule fois Aurélien Scholl sur la scène de Y Opéra-Comique : c'était à V Etoile du Nord; il était adossé à une coulisse, son lorgnon à l'œil, considérant attentivement les musiciens sur la scène qui exécutaient en ce moment la fameuse marche russe du czar, orchestre de fifres, orchestre de cuivres. La scène finie, il demanda à Charles Ponchard si on louait quelquefois ces musiciens pour jouer ce morceau dans les salons ?
On vient d'édifier à Schwerin un théâtre provisoire. C'est une construction très légère en bois qui se trouve dans le voisinage immédiat de la gare. L'autre soir, on l'a inauguré avec le Tannhœuser de R. Wagner. La représentation marchait à souhait, et l'on en était arrivé au finale du deuxième acte. On sait que dans ce morceau, le landgrave déclare au chevalier Tannhaeusér qu'il ne peut expier son séjour dans le Venusberg qu'en allant implorer le pardon du pape. Tannhaeusér alors s'avance vers la rampe et lance au public une note enthousiaste : à Rome ! à Rome ! Au môme instant la cloche de la gare se met à sonner, et l'on entendit les employés crier distinctement : En voiture, messieurs, en voiture ! On juge de l'effet; un fou rire s'empara de toute la salle.
Un chef d'orchestre, nommé Joanny Gandon, a eu la patience de compter le nombre de notes renfermées dans la partition des Huguenots, de Meyerbeer.
Le premier acte contient .... 10,144 notes.
Le deuxième acte — .... 10,269 —
Le troisième acte — .... 13,444 —
Le quatrième acte — .... 5,394 —
Le cinquième acte — .... 3,665 —
Le supplément — .... 904 —
Total 43,720 notes.
L'auteur a fait imprimer ce document bien
inutile, on en conviendra, car l'assemblage de quarante-trois mille sept cent vingt notes ne fera jamais une partition des Huguenots. Le même inventeur a trouvé un Plaque phare ; ce n'est sans doute pas un instrument de musique.
En 1873, j'assistai à une vente d'autographes faite par M. Charavay, rue des Bons-Enfants. A la lettre W (on suivait par lettres alphabétiques), le catalogue indiquait une lettre de quatre pages de M. Weckerlin, avec un portrait au crayon. Gela m'intriguait bien un peu. Je poussai à tout hasard, mais mon partenaire étant plus tenace, j'abandonnai à 15 francs.
Après la vente, je priai la personne qui avait acheté cette pièce de me la laisser parcourir, ce qu on m'accorda volontiers. C'était une lettre à un de mes amis qui se porte bien encore, Dieu merci ; il avait ajouté à cela un dessin au crayon, et collé le tout dans son album.
Le lendemain, tout feu, tout flammes, je vais chez mon ami : « Tu fais donc maintenant le commerce avec mes lettres ? » Il m'expliqua la chose en deux mots : les communards avaient fait une visite dans son château de Saint-Ouen, meubles, livres, albums, etc., tout cela s'était trouvé à leur convenance.
Je n'ai jamais pu savoir par quelle filière cette lettre était venue échouer dans le cabinet de M. Charavav.
D'après Mattheson (Die Elirenpforte), les écrevisses suivent le sifflet (que cette observation ne tombe pas dans l'oreille fermée d'un pêcheur), les chameaux suivent la clochette, les porcs la zitter, le gibier le cor de chasse, les lièvres la flûte traversiez, les truites et les carpes la cloche, les abeilles le son du chaudron, les pigeons quand on siffle, les araignées suivent le luth, le cheval la trompette, etc.
La Bibliothèque du Conservatoire possède un certain nombre de livres de chant, provenant de la
32Ô NOUVEAU MUSICIANA.
maison de Saint-Cyr, que j'ai achetés en 1868 à une vente de doubles à Versailles .
Beaucoup de ces volumes (généralement des recueils de Motets, de Nivers ou de Clairambault) ont au commencement certaines noies intimes que des jeunes pensionnaires de Mme de Maintenon y ont inscrites, comme :
MUe de Gourgue est fort aimable.
(Signé: De Bourdeille).
MUe de (nom biffé) je ne la peut (sic) pas porter parce qu'elle est trop lourde.
Mlle dé Bourdeille est fort méchante.
(Godefroid, l'année 1752 à Paris).
Goudin, je ne la peux pas souffrir, car je la déteste.
On voit que déjà sous Louis XIV on s'entre-détestait gentiment dans les pensions ou les couvents, et que l'orthographe aussi laissait à désirer.