‹ Nouveau procédé d'autoplastie. ThèseChapitre 3 sur 7 · METHODE INDIENNE · texte numérisé non relu

METHODE INDIENNE

La méthode par torsion a été mise en usage dès la plus haute antiquité par les prêtres indiens, qui exercent la chirurgie dans leur pays : elle consiste à tailler dans le voisinage de l’organe mutilé , mais hors du cercle de la difformité , un lambeau cutané , adhérent par son pédicule aux tissus vivants. Et comme il est de précepte en chirurgie de mettre en contact les surfaces saignantes , ce lambeau est tourné , renversé sur son pédicule , et ramené comme une plaque sur le point à combler , les lèvres de la partie à reconstruire étant préalablement avivées. « En agissant ainsi , dit M. Velpeau , on ne conserve ordinairement en ce lambeau qu’un pédicule fort étroit; et comme ce pédicule doit être au centre tordu sur luimême , il n’y a qu’un petit nombre de régions où la méthode des Coomas offre de véritables chances de succès ; aussi ne l^app tiquaient— ils qu’au nez , où la vascularité de la peau , l’homogénéité et l’épaisseur des tissus sous-jacents rendent difficile la gangrène des parties décollées. Il en résulte qu’à la poitrine, au bras et à la cuisse, où j’ai tenté de l’appliquer , elle n’offre plus les mêmes chances de succès ; cela fait aussi qu’on a cherché de bonne heure «à la modifier. »

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