SATIRE DE M. BOILEAU
Le ciel par son éclat, Tonde par son murmure. La terre en tressaillant ressentit leurs plaisirs : Zéphyre aux antres verds redisait leurs soupirs ; Les arbres frémissaient, et la rosé inclinée Versait tous ses parfums sur le lit d'hyménée.
O bonheur ineffable ! ô fortunés époux ! Heureux dans ses jardins ; heureux qui, comme vous, Vivrait, loin des tourmens où Torgueil est en proie, Riche de fruits, de fleurs, d'innocence et de joie !