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SATIllE

A peine étais-je entre, que ravi de me voir, Mon hotnnie en m'embrassant, m'est venu recevx>ir, Et montrant à mes yeux une allégresse entière, Nous n'avons, m'a-t-il dit, ni Lambert ni Molière, Mais puisque je vous vois, je me tiens trop content, Vous êtes un brave homme. Entrez. On vous attende A ces mots, mais trop tard, reconnaissant ma faute, Je le suis en tremblant dans une chambre haute, Où malgré les volets, le Soleil irrité. Formait un poêle ardent au milieu de TEté : Le couvert était mis dans ce lieu de plaisance ; Où j'ai trouvé d'abord, pour toute connaissance. Deux nobles Campagnards, grands lecteurs de romans. Qui m'ont dit tout Cyrus dans leurs longs complimens : J'enrageais. Cependant on apporte un potage ; Un coq y paraissait en pompeux équipage, Qui changeant sur ce plat et d'état et de nom, Par tous les conviés s'est appelle chapon. Deux assiettes suivaient, dont l'une était ornée D'une langue en ragoût de persil couronnée ; L'autre d'un godiveau tout brûlé par dehors, Dont un beurre gluant inondait tous les bords. On s'assied ; mais d'abord, notre troupe serrée Tenait à peine autour d'une table quarrée ; Où chacun, malgré soi, l'un sur l'autre porté, Fesait un tour à gauche, et mangeait de côté. Jugez en cet état si je pouvais me plaire. Moi que ne compte rien ni le vin, ni la chère. Si l'on n'est plus au large assis en un festin, Qu'aux sermons de Cassaigne, ou de l'Abbé Cotin. Notre Hôte, cependant, s'addressant à la troupe ; Que vous semble, a-t-il dit, du goût de cette soupe ? Sentez-vous le citron dont on a mis le jus. Avec des jaunes d'oeufs mêlés dans du verjus ?

Ma foi, vive Mignot, et tout ce qu'il apprête. Les cheveux cependant me dressaient à la tête : Car Mignot, c'est tout dire, et dans le monde entier. Jamais empoisonneur ne sut mieux son métier. J'approuvais tout pourtant de la mine et du geste. Pensant qu'au moins le vin dût reparer le reste. Pour m'en éclaircir donc, j'en demande. Et d'abord^ Un laquais effronté m'apporte un rouge bord D'un Auvernat fumeux, qui mêlé de Lignage, Se vendait chez Crenet, pour vin de l'Hermitage,

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