A L'HONNEUR DE L'ANGE GARDIEN
Ai II : Dès qK€ la charmante Flore^ ou Air nouveau. N** 168»
Des que la naissante aurore A mes regards fait éclore Le premier rayon du jour :
Ange puissant qui me guides, Eclaire mes pas timides Dans ce ténébreux séjour.
C'est en tes soins que j'espère, OftVe à mon juge, à mon père, Mes désirs et mes regrets :
Daigne exciter sa clémence, Qu'il suspende sa vengeance Prête à punir mes forfaits.
Que mes malheurs t'intéressent ; Aux maux divers qui me pressent ; Oppose ton bras vainqueur :
Si ma volonté chancelé, Que ta voix toujours fidèle Fixe les vœux démon cœur.
Je sens un poids qui m'accable ; Prête un secours favorable A mon esprit abattu :
Loin du vice qui m'entraîne, Que ta bonté me ramené Sous le joug de la vei'tu.
Le démon cherche à me nuire ^ Le monde, pour me séduire , Ji'oiFre see charmes pervers ;
Asservis mes sens rebelles ; Qu'ai-je à craindre sous tes ailes^ Et du monde et des enfers ?
Dissipe mon indolence.
Ranime ma vigilance, Dans la carrière où je cours :
Que dans sa courte durée, Je songe à l'heure ignorée Qui doit terminer mes jours.
Que par ton bras invincible, Vainqueiir d'nn combat terrible. Je triomphe après ma mort :
Qu'au Ciel mon âme ravie Dans une immortelle vie, Partage ton heureux sort.
IPRIERE A L'ANGE GARDIEN, Air : Du haut en bas. N<» 19.
Ange de Dieu !
Ministre de sa providence,
Ange de Dieu !
Qui daignez me suivre en tout lieu ; A l'ombre de votre présence, Garantissez mon innocence,
Ange de Dieu ! C^w.)
Dans cet exil, Soyez sensible à ma misère,
Dans cet exil, Sauvez mes jours de tout péril.
Soyez ma force et ma lumière, Mon maître, mon amif mon père,
Dans cet exil. (bis.)