‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 167 sur 191 · VIERGE · texte numérisé non relu

VIERGE

Air Nouveau. N'* 173.

De J(^su3, la tendre Mère, Dans une tristesse amère Se tenoit, près de sa croix.

Dans son âme que de craintes.

Que de mortelles atteintes.

Que de glaives, à la fois!

Elle voit son fils unique, En proie à la rage inique Des bourreau x les plus cruels.

Auprès d'elle, sous sa v le, L'innocence est suspendue Au gibet des criminels.

Que de larges meurtrissures, Que de profondes blessures, Jésus oftire à ses regards !

Quel spectacle déplorable

Tombée en lambeaux épars !

Le cœur le plus insensible Seroit-il inaccessible Au cri de ses sentiments !

Quels yeux pourroient sans allarmes.

Sans s'ouvrir en flots de larmes.

Voir l'excès de ses tourments.

W meurt ; son flanc se découvre, Elle y voit son cœur qui s'ouvre Au fer dont il est percé.

Elle voit sa croix empreinte, La terre, autour d'elle, teinte Des flots de son sang versé.

Faîtes, Mère secourable.

Que je sois inconsolable De la mort d'un Dieu Sauveur.

Imprimez de ses supplices Les sanglantes cicatrices Sur mon corps, et dans mon cœur.

Mère, aimable, en qui j'espère !

Sauvez-moi, par le Mystère De la croix de votre fils.

Qu'à mon terme, je l'embrasse ; Qu'elle assure, avec ma grâce, Mon bonheur en Paradis.

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