‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 168 sur 191 · POUR LA FETE DU SACRE' CŒUR DE MARIE · texte numérisé non relu

POUR LA FETE DU SACRE' CŒUR DE MARIE

Air De la chananée^ ou Lorsque dans une tour obscure.

Heureux qui du cœur de Marie

Connoît, honore les grandeurs.

Et qui sans cminte se confie

En ses maternelles faveurs !

Après le cœur du divin maître,

A qui seul est dû tout encens,

Fut-il jamais et peut-il être

Un cœur plus digne de nos chants ? ( bis,)

Les cieux se trouvent sans parure Auprès des traits de sa beauté, Et l'astre roi de la nature Près d'elle a perdu sa clarté :

Cours au temple, ô fille chérie, Offrir ton cœur à l'Eternel ; Jamais plus agréable hostie Ne fut porté à son autel. C bis,)

C'est là que ce cœur si docile, Soumis aux éternels dessein^ Se forme à devenir l'asile Et le séjour du saint des sainte.

Ô de qnels charmes fut suivie,

De quels transports, de quelle ardeur.

L'union du cœur de Marie

Avec celui du Dieu sauveur ! (bis.)

Quand Jésus né dans l'indigence Baigne pour nous ses yeux de pleurs, Son cjeur, avide de souffrance, Aime à s'unir à ses douleurs ; Quand, chargé de nos injustices, Il veut de son sang innocent Pour nous répandre les prémices, Le cœur de Marie y consent. (bis.)

Quelle force aida son courao*e Lorsqu'elle osa suivre les pas De celui qu'une aveugle rage Traînoit au plus honteux trépas !

Voyez-le ce cœur intrépide, Par les mêmes mains déchiré, Qui percent d'un fer déicide Le cœur de son fils expiré. (bis,)

Témoins de son cruel supplice Rassurez-vous, séchez vos pleurs; Un torrent de pures délices Va succéder à ses douleurs.

Bientôt à la terre enlevée Par un effort de son amour, L'humble Marie est élevée Au haut de l'immortelséjour.

Hâtez- vous d'offrir â son trône, Saints anges, vos tributs d'honneur, Chantez du Dieu qui la couronne Les dons, la bonté, la faveur :

Et nous, fils d'un père coupable.

Ici bas condamnés aux pleurs, Cherchons dans ce cœur secourable Un abri contre nos malheurs. ( bis,)

O cœur de la plus tendre mère, Cœur plein de grâce et de bonté.

Vous sur qui dans notre misère Notre espoir a toujours compté ; Daignez être notre refuge Et notre appui dans tous les tems, Surtout auprès de notre juge, Dans le .dernier de nos instans. (bis.)

Nota. Ce Cantique peut aussi servir pour la Fête de la Présentation.

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