GRANDEUR ET PUISSANCE DE DIEU
Air : N° 25.
liES Cieux instruisent la terre A révérer leur auteur.
Tout ce que leur globe enserre Célèbre un Dieu créateur.
Quel plus sublime cantique Que ce concert magnifique De tous les célestes corps !
Quelle grandeur infinie !
Quelle divine harmonie Résulte de leurs accords !
De sa puissance immortelle Tout parle, tout nous instruit.
Le jour au jour la révèle, La nuit l'annonce à la nuit.
Ce grand et superbe ouvrage N'est point pour l'homme un langage Obscur et mystérieux :
Son admirable structure Est la voix de la nature, Qui se tait entendre aux yeux.
Dans une éclatante voûte îl a placé de ses mains Ce soleil qui dans sa route Eclaire tons les humains.
Environné, de lumière^ Cet astre ouvre sa carrière Comme un époux glorieux, Qui, dès Taube matinale.
De sa couche nuptiale Sort brillant et radieux.
L'univers, à sa présence, Semble Sortir dû néant, îl prend sa course, il s'avance Comme un superbe géant.
Bientôt sa marche féconde Embrasse le tour du monde Dans le cercle qu'il décrit ; Et, par sa chaleur puissante, La nature languissante Se ranime et se nourrit.
O que tes œuvres sont belles, Grand Dieu ! quels sont tes bienfaits ! Que ceux qui te sont fidèles Sous ton joug trouvent d'attraits !
Ta crainte iuspirè la joie :
Elle assure notre voie ; Elle nous rend triomphans :
Elle éclaire la jeunesse, Et fait briller la sagesse Dans les plus foibles enfans.
Soutiens ma foi chancelante, Dieu puissant ; inspire- moi Cette crainte vigilante Qui fait pratiquer ta loi.
Loi sainte, loi désirable, Ta richesse est préférable A la richesse de l'or :
Et ta douceur est pareille Au miel dont la jeune abeille Compose son cher trésor.
, Mais sans tes clartés sacrées^ Qui peut connoître, Seigneur, Les foiblesses égarées Dans les replis de son cœur ?
Prête- moi tes feux propices :
Viens m'aider à fuir les vices Qui s'attachent à mes pas :
Viens consumer par ta flamme Ceux que je vois dans monâme^ Et ceux que je n'y vois pas.
Si de leur cruel empire Tu veux dégager mes sens.
Si tu daignes me sourire, Mes jours seront innocens, J'irai puiser sur ta trace Dans les sources de ta grâce ; Et, de ses eaux abreuvé, Ma gloire fera connoître Que le Dieu qui m'a fait naître Est le Dieu qui m'a sauvé.
Air : Dans mon jeune printems, N** 26.
Ouvrages du Seigneur,
Célébrez sa grandeur.
Annoncez sa puissance et sa gloire ;
Ouvrages du Seigneur,
Célébrez sa grandeur, Apprenez ce devoir au pécheur.
Vos aimables attraits
De ces rares bienfaits
Rappellent la mémoire ;
Vos aimables attraits
De ces rares bienfaits
Nous offrent mille traits.'
Quel éclat radieux.
Dans la voûte des Cieux, Qu'on y voit de beautés non pareilles î D
( Si )
Quel éclat radieux, Dans la voûte des Cieux, Que d'objets y ravissent nos yeux !
Astres du firmament, Louez i ncessamnïent.
L'auteur de ces merveilles :
Astres du firmament.
Louez incessamment Un maître si charmant.
Que la terre et les airs,
Que les fleuves, les mers, De son nom tout-pviissant retentissent !
Que la terre et les airs.
Que les fleuves, les mers.
Le célèbrent par tout l'univers ;
Que les tendres oiseaux.
Par les chants les plus beaux,
A l'envi le bénissent
Que les tendres oiseaux,
Par les chants les plus bea/nx
L'apprennent aux échos.
Soleil, brillant flambeau,
Des astres le plus beau.
Tu lui dois ta vertu si féconde ;
Soleil, brillant flambeau,
Des astres le plus beau, Fais entendre un cantique nouveau.
Quand tu finis le jour,
Que la lune à son tour,
T'imitô et te seconde :
Quand tu finis le jour.
Que la lune à son tour.
Lai fasse aussi la cour.
Le Printems par ses fleurs.
L'Eté par ses ardeurs, Yont aussi lui rendre un juste hommage 5
Le Printems par ses fleurs,
L'Eté par ses ardeurs, Vont aussi publier ses grandear«.
L'Automne avec son fruit.
Et l'Hiver qui le suit, Tiendront même langage 3 L'Automne avec son fruit.
Et l'Hiver qui ie suit, Lejour avec la nuit.
. Venez tous, ô mortels, Aux pieds des saints autels.
Adorer ce monarque suprême :
Venez tous, ô mortels, Aux pieds des saints autels.
L'honorer par des vœux solennels.
Il vous fait chaque jour.
Eprouver son amour.
Aimez autant qu'il aime Il vous fait chaque jour.
Eprouver son amour, Aimez à votre tour.
Anges, répétez-noua
Ces cantiques si doux, Que vos voix font entendre sans cesse 5
Anges, répétez-nous
Ces cantiques si doux, Nous voulons louer Dieu comme vous
Qu'à jamais notre cceur,
Seconde la douceur,
Du zèle qui vous presse :
Qu'à jamais notre cœur,
Seconde la douceur,
D'une si sainte ardeur,