MALICE DU PECHE
Ain ; Jupiter prête moi ta foudre. N° 16.
si l'on pouvoit bien comprendre Quelle est du péché la laideur ; A ses attraits loin de se rendre.
L'on en seroit rempli d'horreur.
# Tout passe.
# Tout passe»
# Tout passe.
# Tout passe.
# Toiit passe, ^ Tout passe,
# Tout passe.
# Tout passe.
# Tout passe.
Le mortel qui s'en rend coupable.
Méprise le Souverain Roi :
Par une malice exécrable, Il foule aux pieds sa sainte Loi.
Sans être effrayé de l'injure Qu'il fait au Dieu de sainteté.
Dans l'amour de la créature 11 cherche sa félicité.
Un bien passager et frivole.
Un vain plaisir, un faux honneur ; Voilà la détestable idole Mise à la place du Seigneur !
Le pécheur, loin de reconnoître D'un Dieu la libéralité, Se sert, contre ce divin Maître, Des dons mêmes de sa bonté.
Eh ! quoi donc ! l'homme, ver de terre, V^ile poussière et pur néant, Oser à Dieu faire la guerre !
Quel attentat plus étonnant !
Maudit péché, néant rèbelle ; Monstre homble et digne d'effroi, G ! que ta blessure est cruelle !
Malheur à qui se livre à toi.
Tant de désastres lamentables Qui désolent tout l'Univers ; Les maux les plus épouvantables, O péché ! sont tes fruits amers !
Que tu renfermes d'injustice.
Et d'ingratitude à la fois !
C'est pour expier ta malice, Qu'il faut qu'un Dieu soit mis en croix.
Tu portes la Mort dans les ames Qui suivent tes trompeurs attraits ; Tu leur fait mériter des flammes Qui les brûleront à jamais.
Loin de mon cœur, péché funeste^ Ta seule ombre doit m'alarmer.
Je te renonce et te déteste.
Plutôt mourir que de t'airaer,