‹ Nouveau recueil de cantiques, à l'usage du diocèse de QuébecChapitre 51 sur 191 · AMERTUME DU PECHE · texte numérisé non relu

AMERTUME DU PECHE

Air: Comment goûter quelque repos, N''

Comment goûter quelque repos Dans les tourmens d'un cœur coupable !

Loin de vous, ô Dieu tout aimable^ Tous les biens ne sont que des maux.

J'ai fui la maison démon père, A la voix d'un monde enchanté ; Il promet la félicité,

Mais il n'enfante que misère {bis,y

Vois, me disoit-il, vois le tems f^mporter ta belle jeunesse.

Tu cueilles l'épine qui blesse, Au lieu des roses du printemps.

Le perfide, pour ma ruine, Cachoit l'épine sous les fîeirs ; Mais vous, ô Dieu plein dé douceur?, Vous cachez les fleurs sous l'épine. (bis,)

Créateur j ustement jaloux Ah! voyez ma douleur profonde :

Ce que j'ai souffert pour le monde, Si je l'avois gouffert pour vous !, . . J 'ai poursuivi dans les alarmes Le fantôme des vains plaisirs :

Ah ! j'ai semé dans les soupirs, Et je moissonne dans les larmes.

Qui me rendra de la vertu Les douces, les heureuses chaînes !

Mon cœur, sous le poids de ses peines, Succombe et languit abattu, J'espérois, ô triste folie ! Vivre tranquille et criminel :

J'oubhois l'oracle éternel:

Il n'est point de paix pour l'impie.

Çoîs,)

(bis,)

Bë mon abîme, ô Dieu clément^ J'ose t'adresser ma prière.

Cessas -tu donc d'être mon père, Si je fus un indigne enfant ?

Hélas ! le lever de l'aurore Aux pleurs trouve mes yeux ouverts^ ÎEt la nuit couvre l'univers, Que mon âme gémit encore. Ç^is.)

A peine a brillé ma raison, Qu'à ton amour j'ai fait outrage :

«T^ai dissipé ton héritage.

J'ai déshonoré ta maison ; Je n'ose demander ma place.

Ni prendre le nom de ton fils :

Parmi tes serviteurs admis, A ta bonté je rendrai grâce. (bis»)

Mais, quelle voix !.. .qti*ai-je entendu ? D'instrumens que l'air retentisse, Que le Ciel lui-même applaudisse ;

^' Mon cher fds enfin m'est rendu. '*

Dieu ! je vois mon père, il s'empresse ;

L'amour précipite ses pas :

Il veut me serrer dans ses bras,

Baigné des pleurs de s^, tendresse.

Ce père tendre et plein d'amour, Mon âme, c'est ton Dieu lui-même.

En fait-il assez pour qu'on l'aime ?

Sois fidèle enfin sans retour.

Que ta bonté, Seigneur, efface Les jours, où j'oubliai ta loi ! . «.

Un pécheur qui revient à toi Est le chef-dœuvre de ta grâce.

(bis.)

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