AMOUR DE LA SOLITUDE ET DU SILENCE
jLiOIN du bruit des armes, A l'abri des charmes De la vanité ; Dans ma so itude Je fais mon étude De l'éternité.
O douce retraite î Compagne discrète
JNul sage n'en doute, Les seuls vrais plaisirs.
Dans ce port tranquille, D'un bonlieur fragile Enfin détrompé.
Seul avec moi-même, Du bonheur suprême Je vis occupé.
Lîi je me rappelle D'un monde infidèle liCs périls nombreux :
Là je me rassure.
Quand je me figure Des jours plus heureux.
Heureuse demeure.
Où confus je pleure Mes ans criminels !
De
loni
Où, las de mes crim^^s, Je crains les abîmes Des feux éternels-.
O que tu m'es chère Quand je considère, Paisible en ton sein.
Le bonheur durable, La gloire inefFable, Du séjour divin !
Charité suprême D*un Dieu qui nous aime^ Malgré nos forfaits !
Ma reconnoissance.
Bénit ta clémence, Compte tes bienfaits i ïa sainte parole Ravit et console Mon cœur abattu.
Et dans ma mémoire J'ai toujours ta gloire, ïes traits, ta vertu.
Long pèlerinage, - Lugubre assemblage De niiiis et de jours I Quand de ma foiblesse, Quand de ma tristesse.
Finira le cours ?
S ion ma patrie !
Mon ame nourrie Du pain des douleurs^ Après toi soupire.
T'attend, et désire La fin de ses pleurs o
Le ciel et la terre Péclarent la guerre Aux mortels ingratSc
Soleil de J ustice l Rends purs de tout vice Mon cœur et mes pas.
Fais enfin éclore, O Christ ! que j'implorCj Ce jour lumineux, Ce jour mon partage.
Sans nuit, sans nuage.
Terme de mes vœux.
4îR dulSi^ 1. en ne prenant que quatre vers^ ou Air de GuilloL N° 66.
Eloign EZ-vous, vain spectacle du monde,
A votre éclat je préfère ce lieu.
Asyle heureux ! dans une paix profonde,
Mon ame ici se remplit de son Dieu. (his,y
Quand le matin, sous rabvi des feuillages,
De mille oiseaux j'entends les doux concerts,
Mon cœur me dit qu'ils chantent les ^ouvrages,
Et la bonté du maître que je sers. "
Près d'un troupeau, ce pasteur qui s'empresse, Des loups cruel'i sait braver les fureurs : A son exemple, il faut veiller sans cesse. Pour me sauver du poison des erreurs. {his.) Ce clair ruisseau, qui toujours suit sa pente, Me plaît, me charme, et m'instruit vlans - jn cours ; Oui, c'est airsi que d'une ardeu ' constante, Vers vous, mon Dieu, je dois marcher toujours. {hi^.
Comme aux rega ds d'une aurore nouvelle. Ces prés plus beaux, de fleurs sont levétus : Ainsi mon ame à la voix qui l'app die. Doit s'enrichir de nouvelles vertus. {his.} Suivons d'un Dieu les lois, Tordre s :preme, Sa main puissante est notre uniquo a|>pui Ouvrons les yeux ; et lisons dan^ nous-mêmes, To»t nous l'annonce et nous ramené à lui , dm,}
Il fait briller ce soleil, dont les flammes, Parent les cieux, nos donnent des beaux jours ; Bonté plus grande ! il a formé nos arnes Pour le Gonnoître et pour l'aimer toujours. (bis.) Eloignez-vous, &c.